En guise de préambule, je crois pouvoir affirmer que la question soulevée dans ces lignes n'a pas été traitée précédemment sur ce forum. Ainsi, l'intervention d'un invité (topic7490) renvoyant, inter alia, au Bon Usage de M. Grevisse n'a aucun caractère d'universalité (en outre, pour l'ouvrage indiqué, le titre du chapitre II est erroné).
Doit-on, dans l'optique d'une typographie français soignée, retenir l'usage de signes diacritiques dans une langue non translitérée qui utilise l'alphabet latin? Ou bien encore: doit-on ou peut-on s'en tenir à une pratique variable selon la proximité philologique ou la proximité spatiale du domaine d'expression d'une langue?
Premier exemple simple: Sándar Radó. Sauf à parler le hongrois, ces deux accents n'ont aucune signification phonétique pour nous, même si l'accent aigu existe en français — quoique ni sur le o ni sur le a.
Deuxième exemple, moins simple: Cộng hoà Xã hội Chủ nghĩa, soit la République socialiste du Vietnam, telle qu'écrite en vietnamien. Cette écriture n'a pas plus de signification phonétique que la précédente pour un francophone, si ce n'est que, de surcroît, nous observons des lettres portant des signes diacritiques soit inconnus, soit doubles, soit associés à des voyelles de manière insolite.
Troisième exemple, de proximité: Manuel Azaña. L'Espagne est proche, l'espagnol mieux connu d'un Français que le vietnamien. En outre, le signe ~ (improprement appelé tilde), mouillant le n, a un équivalent phonétique en français.
Quatrième exemple, de proximité: Totó (acteur italien). Dans la langue d'origine, l'accent aigu stipule un déplacement de l'accent tonique par rapport à ce qu'un locuteur italophone non informé pourrait être enclin de faire, à savoir accentuer la première syllable. Paradoxalement, en l'espèce, l'accent n'a aucun sens en français parce que: les accents n'ont aucune valeur métrique dans notre langue; spontanément le francophone fait porter l'accent tonique sur la dernière syllabe, ce qui rend, ici, la prononciation conforme.
En résumé, la question de la reproduction de ces accents en français me préoccupe: dans le cas le plus compliqué (le vietnamien), l'imposer perturbe la lecture cursive et a un relent de cuistrerie; pour ce qui est de «Totó», je n'aurais pas de scrupule à l'omettre; enfin, avec «Azaña», j'éprouverais de la gêne (très subjective) à en faire de même.
Bref, quelles à quelles règles convient-il de s'en tenir, et dans quelle mesure y déroger éventuellement?
Les avis, savants ou non, des lecteurs de ce forum m'intéressent au plus haut point.
Si cette question suscite de l'intérêt, je l'étendrai prochainement aux problèmes désarmants que posent la translitération générale et la «translitération synthétique».
Doit-on, dans l'optique d'une typographie français soignée, retenir l'usage de signes diacritiques dans une langue non translitérée qui utilise l'alphabet latin? Ou bien encore: doit-on ou peut-on s'en tenir à une pratique variable selon la proximité philologique ou la proximité spatiale du domaine d'expression d'une langue?
Premier exemple simple: Sándar Radó. Sauf à parler le hongrois, ces deux accents n'ont aucune signification phonétique pour nous, même si l'accent aigu existe en français — quoique ni sur le o ni sur le a.
Deuxième exemple, moins simple: Cộng hoà Xã hội Chủ nghĩa, soit la République socialiste du Vietnam, telle qu'écrite en vietnamien. Cette écriture n'a pas plus de signification phonétique que la précédente pour un francophone, si ce n'est que, de surcroît, nous observons des lettres portant des signes diacritiques soit inconnus, soit doubles, soit associés à des voyelles de manière insolite.
Troisième exemple, de proximité: Manuel Azaña. L'Espagne est proche, l'espagnol mieux connu d'un Français que le vietnamien. En outre, le signe ~ (improprement appelé tilde), mouillant le n, a un équivalent phonétique en français.
Quatrième exemple, de proximité: Totó (acteur italien). Dans la langue d'origine, l'accent aigu stipule un déplacement de l'accent tonique par rapport à ce qu'un locuteur italophone non informé pourrait être enclin de faire, à savoir accentuer la première syllable. Paradoxalement, en l'espèce, l'accent n'a aucun sens en français parce que: les accents n'ont aucune valeur métrique dans notre langue; spontanément le francophone fait porter l'accent tonique sur la dernière syllabe, ce qui rend, ici, la prononciation conforme.
En résumé, la question de la reproduction de ces accents en français me préoccupe: dans le cas le plus compliqué (le vietnamien), l'imposer perturbe la lecture cursive et a un relent de cuistrerie; pour ce qui est de «Totó», je n'aurais pas de scrupule à l'omettre; enfin, avec «Azaña», j'éprouverais de la gêne (très subjective) à en faire de même.
Bref, quelles à quelles règles convient-il de s'en tenir, et dans quelle mesure y déroger éventuellement?
Les avis, savants ou non, des lecteurs de ce forum m'intéressent au plus haut point.
Si cette question suscite de l'intérêt, je l'étendrai prochainement aux problèmes désarmants que posent la translitération générale et la «translitération synthétique».



