Flaubert, L’Éducation sentimentale - Frédéric entra dans le boudoir…

Entraide scolaire

4 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonsoir, il me reste 2 question sur 6 à trouver mais j'arrive vraiment pas pouvez vous m'aidez svp !!! Voici le texte :
Frédéric entra dans le boudoir. La Maréchale parut, en jupon, les cheveux sur le dos, bouleversée.
− " Ah ! merci ! tu viens me sauver ! c'est la seconde fois ! tu n'en demandes jamais le prix, toi !
— « Mille pardons ! » dit Frédéric, en lui saisissant la taille dans les deux mains.
— « Comment ? que fais-tu ? » balbutia la Maréchale, à la fois surprise et égayée par ces manières.
Il répondit :
— « Je suis la mode, je me réforme. »
Elle se laissa renverser sur le divan, et continuait à rire sous ses baisers.
Ils passèrent l’après-midi à regarder, de leur fenêtre, le peuple dans la rue. Puis il l’emmena dîner aux Trois Frères Provençaux. Le repas fut long, délicat. ils s’en revinrent à pied, faute de voiture.
A la nouvelle d’un changement de ministère, Paris avait changé. Tout le monde était en joie ; des promeneurs circulaient, et des lampions à chaque étage faisaient une clarté comme en plein jour. Les soldats regagnaient lentement leurs casernes, harassés, l’air triste. On les saluait, en criant : « Vive la ligne ! » Ils continuaient sans répondre. Dans la garde nationale, au contraire, les officiers, rouges d’enthousiasme, brandissaient leur sabre en vociférant : « Vive la réforme ! » et ce mot-là, chaque fois, faisait rire les deux amants. Frédéric blaguait, était très gai.
Par la rue Duphot, ils atteignirent les boulevards. Des lanternes vénitiennes, suspendues aux maisons, formaient des guirlandes de feux. Un fourmillement confus s’agitait en dessous ; au milieu de cette ombre, par endroits, brillaient des blancheurs de baïonnettes. Un grand brouhaha s’élevait. La foule était trop compacte, le retour direct impossible ; et ils entraient dans la rue Caumartin, quand, tout à coup, éclata derrière eux un bruit, pareil au craquement d’une immense pièce de soie que l’on déchire. C’était la fusillade du boulevard des Capucines.
— « Ah ! on casse quelques bourgeois », dit Frédéric tranquillement, car il y a des situations où l’homme le moins cruel est si détaché des autres, qu’il verrait périr le genre humain sans un battement de cœur.
La Maréchale, cramponnée à son bras, claquait des dents. Elle se déclara incapable de faire vingt pas de plus. Alors, par un raffinement de haine, pour mieux outrager en son âme Mme Arnoux, il l’emmena jusqu’à l’hôtel de la rue Tronchet, dons le logement préparé pour l’autre.
Les fleurs n’étaient pas flétries. La guipure s’étalait sur le lit. Il tira de l’armoire les petites pantoufles. Rosanette trouva ces prévenances fort délicates.
Vers une heure, elle fut réveillée par des roulements lointains ; et elle le vit qui sanglotait, la tête enfoncée dans l’oreiller.
— « Qu’as-tu donc, cher amour ? »
— « C’est excès de bonheur », dit Frédéric. « Il y avait trop longtemps que je te désirais ! »
Voici mes 2 questions restante :
- Par qu'elle phrase et quelle métaphore le récit relie-t-il l'histoire de Frédéric et l'histoire de la révolution ? Eclaicissez ce lien tout au long du texte en vous appuyant sur des citations précises. (Je pense que c'est sa:Frédéric "Ah on casse quelques bourgeois, car il y a des situations où l'homme le moins cruel est si détaché .

-Quelle lecture symbolique peut-on faire de la phrase: "les fleurs n'étaient pas flétries" (l.35) ? Reliez cette lecture à la chute du texte.

Merci d'avance
-
Par qu'elle phrase et quelle métaphore le récit relie-t-il l'histoire de Frédéric et l'histoire de la révolution ? Eclaicissez ce lien tout au long du texte en vous appuyant sur des citations précises.

— « Je suis la mode, je me réforme. » Le dernier terme est repris plus loin. Tu devrais pouvoir expliquer le lien entre la grande et la petite histoire.
-Quelle lecture symbolique peut-on faire de la phrase: "les fleurs n'étaient pas flétries" (l.35) ? Reliez cette lecture à la chute du texte.
A qui étaient destinées les fleurs ? Compte tenu de leur état de fraîcheur que peux-tu en déduire de la sincérité de Frédéric ?

Bonjour, ma prof de Français me demande de faire un plan détaillé a partir de ces axes:

1)Le récit d’amours joyeuses mais factices

2) Sur fond d’un événement politique dramatique

Pouvez vous m’aider à trouver la a, b, c du 1 et du 2.

Merci

Frédéric entra dans le boudoir. La Maréchale parut, en jupon, les cheveux sur le dos, bouleversée.

— Ah ! merci ! tu viens me sauver ! c’est la seconde fois ! tu n’en demandes jamais le prix, toi !

— Mille pardons ! dit Frédéric, en lui saisissant la taille dans les deux mains.

— Comment ? que fais-tu ? balbutia la Maréchale, à la fois surprise et égayée par ces manières.

Il répondit :

— Je suis la mode, je me réforme.

Elle se laissa renverser sur le divan, et continuait à rire sous ses baisers.

Ils passèrent l’après-midi à regarder, de leur fenêtre, le peuple dans la rue. Puis il l’emmena dîner aux Trois-Frères-Provençaux. Le repas fut long, délicat. Ils s’en revinrent à pied, faute de voiture.

À la nouvelle d’un changement de ministère, Paris avait changé. Tout le monde était en joie ; des promeneurs circulaient, et des lampions à chaque étage faisaient une clarté comme en plein jour. Les soldats regagnaient lentement leurs casernes, harassés, l’air triste. On les saluait, en criant : « Vive la ligne ! » Ils continuaient sans répondre. Dans la garde nationale, au contraire, les officiers, rouges d’enthousiasme, brandissaient leur sabre en vociférant : « Vive la réforme ! » et ce mot-là, chaque fois, faisait rire les deux amants. Frédéric blaguait, était très gai.

Par la rue Duphot, ils atteignirent les boulevards. Des lanternes vénitiennes, suspendues aux maisons, formaient des guirlandes de feux. Un fourmillement confus s’agitait en dessous ; au milieu de cette ombre, par endroits, brillaient des blancheurs de baïonnettes. Un grand brouhaha s’élevait. La foule était trop compacte, le retour direct impossible ; et ils entraient dans la rue Caumartin, quand, tout à coup, éclata derrière eux un bruit, pareil au craquement d’une immense pièce de soie que l’on déchire. C’était la fusillade du boulevard des Capucines.

— Ah ! on casse quelques bourgeois, dit Frédéric tranquillement.

Car il y a des situations où l’homme le moins cruel est si détaché des autres, qu’il verrait périr le genre humain sans un battement de cœur.

La Maréchale, cramponnée à son bras, claquait des dents. Elle se déclara incapable de faire vingt pas de plus. Alors, par un raffinement de haine, pour mieux outrager en son âme Mme Arnoux, il l’emmena jusqu’à l’hôtel de la rue Tronchet, dans le logement préparé pour l’autre.

Les fleurs n’étaient pas flétries. La guipure s’étalait sur le lit. Il tira de l’armoire les petites pantoufles. Rosanette trouva ces prévenances fort délicates.

Vers une heure, elle fut réveillée par des roulements lointains ; et elle le vit qui sanglotait, la tête enfoncée dans l’oreiller.

— Qu’as-tu donc, cher amour ?

— C’est excès de bonheur, dit Frédéric. Il y avait trop longtemps que je te désirais !

Bonjour,

Il faut restituer le contexte.

L’éducation sentimentale (le titre du roman) de Frédéric, ses désirs amoureux pour Mme Arnoux, plus âgée que lui, contrariés par son indécision perpétuelle. Au dehors Paris vit la révolution de 1848. Frédéric rate tout : Mme Arnoux n’est pas venue à son rendez-vous, il se rabat sur Rosanette, une fille de joie. Il reste étranger aux événements politiques qui agitent la capitale.

a une femme reconnaissante

b un couple qui badine

c la réaction de Frédéric : Rosanette n’est qu’un substitut

a l’effervescence populaire

b la répression

c une femme apeurée, un jeune homme égoïste qui fait le beau