Bonjour,
Une petite question pour laquelle je ne parviens pas à trouver de réponse.
Doit-on écrire : "Ce contrat lui semble-t-il possible" Ou "Ce contrat lui semble-t-elle possible ?"
Lui = une femme.
Merci de l'aide que vous m'apporterez.
Disons que "lui" soit Marie, et faisons d'abord en sorte que cette phrase soit affirmative. Cela donne "Ce contrat semble possible à Marie".
Sur le mode interrogatif, nous obtenons "Ce contrat semble-t-il possible à Marie ?" Le pronom "il" est ici le sujet de la phrase, son référent "Ce contrat" n'étant pas indispensable d'un point de vue grammatical. Remarquez par ailleurs la lettre "t" entre "semble" et "il", d'un intérêt strictement phonétique.
"Ce contrat semble-t-il possible à Marie ?" peut ensuite être commuté en "Ce contrat lui semble-t-il possible ?" 😉
Bonjour,
"Ce contrat lui semble-t-il possible" Ou "Ce contrat lui semble-t-elle possible ?" : on dirait "il lui semble possible".
"Il" me paraît donc la meilleure option.
Bonjour Spalding,
Il manque, me semble-t-il, une étape à votre conclusion.
"Ce contrat semble-t-il possible à Marie ?" -> "Ce contrat semble-t-il possible à
elle ?"
elle mis pour Marie.
De ce
elle mis pour Marie vient dans doute le trouble de MI.
Cela dit, je serai bien en peine de donner une explication plus convaincante.
Je ne peux que rapporter ici l'extrait de "Français facile" qui ne fourni aucune explication à ce qui semble être une convention (règle) qui ne se discute pas.
lui, elle, eux, elles, leur….Compliquons davantage !
Les pronoms personnels compléments à la 3ème personne diffèrent selon leur place dans la phrase :
[…]
Source : https://www.francaisfacile.com/exercices/exercice-francais-2/exercice-francais-11609.php
Cette convention (règle) non démontrée laisse sur sa faim.
cordialement,
Paul
Daktylo a écrit :"Ce contrat lui semble-t-il possible ?" Ou "Ce contrat lui semble-t-elle possible ?" On dirait "Il lui semble possible". "Il" me paraît donc la meilleure option.
Effectivement, le pronom "il" renvoie à "Ce contrat" ; "lui" désigne par contre Marie ou une autre femme, dans l'exemple de MI. Nous aurons donc "Ce contrat lui semble-t-il possible ?"
Prenons un autre exemple, très semblable au précédent. On ne dira pas "Jacques parle-t-elle à Marie ?", mais "parle-t-il" ! Par conséquent, nous aboutissons à "Jacques lui parle-t-il ?", avec "il" se référant à Jacques et "lui" à Marie. Ou encore, en simplifiant : "Lui parle-t-il ?"
paulang a écrit :"Ce contrat semble-t-il possible à Marie ?" -> "Ce contrat semble-t-il possible à elle ?" : elle mis pour Marie. De ce elle mis pour Marie vient sans doute le trouble de MI.
Après la préposition "à", le pronom "elle" est de toute façon incorrect. On ne dira pas ainsi "Je parle à elle(s), à lui, à eux" ! Pour reprendre le cas de Marie, il faut plutôt dire "Je parle à Marie" ou "Je lui parle".
Le trouble de MI s'explique sinon, mais il faut bien voir que "il" se rapporte à "Ce contrat", "lui" à "Marie". Si on écrivait "Ce contrat lui semble-t-elle possible ?", nous aurions alors deux pronoms - "lui" et "elle" - pour désigner Marie, ce qui fait beaucoup ! Un seul suffit (lui), le pronom "il" désignant par contre "Ce contrat". On pourrait par ailleurs ne pas indiquer "Ce contrat", ce qui donnerait "Lui semble-t-il possible ?" 😉
Spalding a écrit :Après la préposition "à", le pronom "elle" est de toute façon incorrect
Non, on ne dira pas "
Je parle à elle"…
ou
Ce contrat semble possible à elle.
Mais on dira pourtant "
C'est à elle que je parle".
Ou encore :
"À elle, ce contrat semble possible."
Une tournure emphatique permet donc l'emploi de
elle après
à.
Paulang a écrit :Cette convention (règle) non démontrée laisse sur sa faim.
Tout cela, ce sont des faits de langue, qui ne se démontrent pas, mais se constatent.