Bonjour,
Je me permets de créer ce sujet pour exposer mon ébauche de commentaire et vous prie de bien vouloir m'aider.
En effet, en ce début d'année de Seconde, nous avons abordé l'argumentation et j'ai pour l'instant encore beaucoup de mal à bien différencier thèse et arguments, formuler proprement une problématique, dégager l'essentiel d'un texte tout en étant conçis… cela se travaille et j'aimerais beaucoup me faire épauler dans cet exercice qui sera l'un des fondamentaux à maîtriser plus tard.
Merci d'avoir pris le temps de vous être arrêté sur ce sujet (et ceux et celles qui liront jusqu'au bout), j'espère que les amoureux de l'argumentation ne m'apporteront rien qu'une petite étoile pour éclairer le ciel noir qu'est ce début de chapitre en français.
Ci-dessous, le texte de Tournier proposé par mon professeure:
La thèse
L'éducation est plurielle, élément essentiel à la construction de la culture.
Tournier regrette que l'éducation soit désormais consacrée en majorité aux sciences et aux mathématiques au détriment d'autres disciplines plus littéraires, telles les langues anciennes (latin, grec), la littérature ou encore l'histoire. Ces disciplines jugées par certains comme inutiles, sont pourtant essentielles dans la construction de la culture et trouveront une place centrale dans la plupart des métiers dans lesquels une approche scientifique, mathématique…ne serviront que rarement voire pas du tout.
L'ouverture d'esprit et de la capacité à réflechir par soi-même, à s'interroger,à se forger des opinions… les disciplines littéraires permettent de développer tout cela. Tournier oppose une vision "quantitative" qu'il dénigre, à une vision "qualitative", qu'il soutient.( je ne sais pas comment développer la dernière phrase, ah! quand mon professeure disait "exprimer au plus juste sa pensée n'est pas toujours chose aisée"…)
Le thème
Michel Tournier aborde le thème de l'éducation. (Lorsqu'on nous demande de donner le thème d'un texte, mérite-il un développement? ceci est mon premier devoir sur un texte argumentatif, si la question est risible, pardonnez-moi…)
La problématique
L'éducation doit-elle être plurielle? (On me reproche souvent de tomber soit dans une "problématique trop générale" ou à l'inverse de "prendre parti" dès la formulation de la problématique et donc de la confondre avec la thèse. Avez-vous éventuellement des méthodes, des conseils? Tout est bon à prendre!)
Je me permets de créer ce sujet pour exposer mon ébauche de commentaire et vous prie de bien vouloir m'aider.
En effet, en ce début d'année de Seconde, nous avons abordé l'argumentation et j'ai pour l'instant encore beaucoup de mal à bien différencier thèse et arguments, formuler proprement une problématique, dégager l'essentiel d'un texte tout en étant conçis… cela se travaille et j'aimerais beaucoup me faire épauler dans cet exercice qui sera l'un des fondamentaux à maîtriser plus tard.
Merci d'avoir pris le temps de vous être arrêté sur ce sujet (et ceux et celles qui liront jusqu'au bout), j'espère que les amoureux de l'argumentation ne m'apporteront rien qu'une petite étoile pour éclairer le ciel noir qu'est ce début de chapitre en français.
Ci-dessous, le texte de Tournier proposé par mon professeure:
Il y a deux éléments dans l’éducation : l’information et l’initiation. Jusqu’au XVIIIe siècle, l’éducation –essentiellement morale, humaniste et religieuse – donnait le pas à l’initiation sur l’information. Voltaire et Diderot ont dénoncé cette éducation par trop intéressée et aristocratique. Depuis, la part initiatique de l’éducation ne cesse de reculer. On a abandonné le grec et le latin . La littérature est considérée comme un ornement inutile. L’histoire et la géographie menacent d’être reléguées à leur tour. Il ne s’agit plus que de fournir à l’enfant des connaissances qui lui serviront dans la vie, c’est-à-dire qui l’asserviront à la fonction qu’on lui assignera. On veut fabriquer un instrument utile au corps social. C’est doublement aberrant. D’abord parce qu’il n’y a pas de véritable éducation sans une part totalement inutile, invendable, irrécupérable. Cet absolu doit être particulièrement préservé chez l’enfant qui est destiné à des tâches répétitives. Je pense que l’enseignement du grec, du latin et de la poésie française sont plus urgents chez les enfants destinés à devenir grutiers ou garçons bouchers que chez ceux à qui on prépare une carrière d’avocat ou de médecin.Et suit mon "ébauche" de commentaire:
Ensuite, il y a bon nombre de professions – les plus brillantes peut-être – pour lesquelles les exercices de mathématiques sont non seulement inutiles mais sans doute néfastes. Toutes celles qui reposent sur la recherche d’une certaine qualité et non sur la manipulation de symboles quantitatifs abstraits. La radio, la télévision, la presse, la publicité, l’édition, les industries textiles, le droit, la diplomatie, les échanges commerciaux, toutes les carrières politiques, je cite pêle-mêle, eh bien ! ces professions sont résolument anti-mathématiques. Il y a cependant des professions où une base scientifique est indispensable, mais elle doit être dominée par autre chose qui n’est pas scientifique, et l’équilibre est très difficile à obtenir, comme par exemple, la médecine et l’architecture.
On tremble en pensant aux ravages que provoquerait un juge qui n’aurait de culture que mathématique ou un médecin qui ne connaîtrait que la biologie. Non, le fétichisme des mathématiques et des sciences physiques tel qu’il est pratiqué actuellement dans notre enseignement est une aberration. Si les enfants ne lui opposaient pas une résistance instinctive et massive, on verrait sortir des écoles et des universités des masses uniformisées de petits Diafoirus polytechniciens aussi inutilisables que les Diafoirus jargonnant le latin de cuisine de Molière.
Michel Tournier.
La thèse
L'éducation est plurielle, élément essentiel à la construction de la culture.
Tournier regrette que l'éducation soit désormais consacrée en majorité aux sciences et aux mathématiques au détriment d'autres disciplines plus littéraires, telles les langues anciennes (latin, grec), la littérature ou encore l'histoire. Ces disciplines jugées par certains comme inutiles, sont pourtant essentielles dans la construction de la culture et trouveront une place centrale dans la plupart des métiers dans lesquels une approche scientifique, mathématique…ne serviront que rarement voire pas du tout.
L'ouverture d'esprit et de la capacité à réflechir par soi-même, à s'interroger,à se forger des opinions… les disciplines littéraires permettent de développer tout cela. Tournier oppose une vision "quantitative" qu'il dénigre, à une vision "qualitative", qu'il soutient.( je ne sais pas comment développer la dernière phrase, ah! quand mon professeure disait "exprimer au plus juste sa pensée n'est pas toujours chose aisée"…)
Le thème
Michel Tournier aborde le thème de l'éducation. (Lorsqu'on nous demande de donner le thème d'un texte, mérite-il un développement? ceci est mon premier devoir sur un texte argumentatif, si la question est risible, pardonnez-moi…)
La problématique
L'éducation doit-elle être plurielle? (On me reproche souvent de tomber soit dans une "problématique trop générale" ou à l'inverse de "prendre parti" dès la formulation de la problématique et donc de la confondre avec la thèse. Avez-vous éventuellement des méthodes, des conseils? Tout est bon à prendre!)



