Féminisation des noms de métiers

Langue française

56 réponses · Page 1 / 3

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Le mot professeur a-t-il un féminin ?
Tout à fait ! On écrit maintenant "professeure" au féminin.

Mon dictionnaire Larousse (édition 2008) l'indique en tout cas ! 😉
Il n'y a rien à faire, je ne peux pas.
Je suis hors-la-loi, et auteure me déplaît tout autant. 😞
Pourquoi pas professeuse ou autrice ? coiffeur/coiffeuse ; instituteur/ institutrice…
Le féminin "autrice" est attesté à une certaine époque, et je le préfère de loin à "auteure". Ce féminin s'entend en tout cas.
Ce serait aussi l'avantage de "professeuse" sur "professeure".

Dans le même sens et pour éviter toute confusion avec "mère", je préfère "la mairesse du village" à "la maire du village" ! 😉
Et comment fait-on avec le médecin ?
La médecine ?
Je dirais pour ma part "la doctoresse". À débattre ! 😉
Bonjour,
En réponse à l'incident politique qui a lieu à l'Assemblée nationale il y a peu - il y aurait beaucoup à dire, notamment sur la personnalité des deux protagonistes -, l'Académie française a publié une mise au point qui, si elle est probablement très intéressante et inhabituelle pour une institution dont la rapidité des réactions n'est pas la principale caractéristique, ne m'apparaît pas totalement claire. Je vous laisse juge.
https://www.academie-francaise.fr/actualites/la-feminisation-des-noms-de-metiers-fonctions-grades-ou-titres-mise-au-point-de-lacademie
Pour ma part, il me parait plus naturel de dire "Madame la Présidente" que "Madame le Président" ! Cela dit, l'amende infligée au député fautif est totalement incongrue. On a l'impression d'être sous un régime totalitaire, de type communiste par exemple ! 🙄
Belle réponse, bien digne de l'auteur de cette facétie :
Cela va généralement ensemble. Toute bonne épouse doit aider son mari dans l'exercice de son métier, ne serait-ce qu'en le soutenant moralement !
Cette amende n' a rien d'incongru, elle est méritée car le fautif a commis le délit de harcèlement sexuel, ni plus ni moins. Il n'est pas le premier : nous avons vu des députés s'abaisser à siffler une femme ministre parce qu'elle portait une robe, et un autre imiter les gloussements de la poule pendant le discours d'une collège.
De la part de représentants du peuple, ces facéties sont encore plus indignes et déshonorantes que de la part du citoyen lambda, et tous méritent une sanction.
Je ne vais pas plaindre celui qui paye, même s'il paye en partie pour les autres. Il s'est cru autorisé à manquer de respect à une femme car femme, il devrait être frappé d'inéligibilité, cela le ferait réfléchir.
Bonjour. J'ai besoin de votre aide. J'ai la thèse de licence nommée "Le problème de la féminisation des noms de métiers en français et en roumain" et dans la partie pratique je dois trouver des exemples des noms de métiers dans les œuvres littéraires avec des écrivains français comme Voltaire, Jean-Jacques Rousseau, Zola… etc.

Aidez-moi, s'il vous plaît!!! 😞
Gervaise dans L' Assommoir est blanchisseuse

Gillette dans le Chef d'œuvre inconnu est modèle

Félicité est bonne ou servante chez Madame Aubain dans Un cœur simple de Flaubert

Denise est vendeuse dans Au bonheur des dames

Avant de parler d'écrivaine, on parlait de femme de lettres

… /…
Merci beaucoup pour ton aide floreale.
Lu dans Libération de ce jour :
"Pourquoi le mot queue est-il féminin et le mot vagin masculin ? C’est l’arbitraire de la langue. Au XVIIe siècle, des puristes décident de faire rentrer les mots de force dans des cases sexuées. Ils veulent faire régner l’ordre. Mieux : puisque la nature, disent-ils, pose la supériorité du mâle sur la femelle, ils décident que certains mots –qui jusqu’ici se conjuguaient au féminin– resteront l’apanage exclusif du sexe fort. C’est le cas par exemple du mot autrice, littéralement éliminé des dictionnaires et des mémoires." […]
https://sexes.blogs.liberation.fr/2015/05/31/le-mot-autrice-vous-choque-t-il/
Personnellement je jugerais avantageux d'utiliser autrice à la place de auteure, dont le féminin n'est pas audible. Pour la même raison je préférerais professeuse, comme danseuse. Et, comme c'est le cas au Québec, mairesse pour féminin de maire.

D'ailleurs créer des féminins qui ressemblent aux masculins correspondants, tout au moins à l'oreille, c'est encore une forme de machisme, volontaire ou non…
D'un point de vue grammatical, je ne sais pas si "se conjuguer au féminin" est bien l'expression adéquate… 😉
Cela dit, d'accord pour ta remarque sur "autrice", qui a tout de même droit de cité dans le Petit Robert.

Autre remarque : user de féminins identiques aux masculins semble parfois inévitable, sans qu'on puisse y voir du machisme. Penser par exemple aux noms de métier en -iste…
ponthieu a écrit : D'ailleurs créer des féminins qui ressemblent aux masculins correspondants, tout au moins à l'oreille, c'est encore une forme de machisme, volontaire ou non…
Non, c'est simple : non. Sinon c'est comme l'antiracisme, c'est aussi con, ça ressemble à de l'antiracisme et c'est du racisme. Une sorte de racisme qui sied aux racistes qui se sentent mal à l'aise avec leur racisme.
Que dire d'infirmier pour infirmière ? C'est du quoi ?

Ni autrice, ni auteure, ce qui serait pertinent ce serait auteuse ou professeuse comme il y a nageuse ou masseuse.
D'ailleurs j'entendais récemment un personnage éminent, un mâle, parler avec respect de sa successeuse.

Ce qui est nuisible dans ce débat, c'est la mauvaise conscience des gens qui croient voir chez les autres de mauvaises pensées parce que ces gens les ont en eux, les mauvaises pensées. Comme les gens qui disent black parce que noir serait un gros mos, reubeu parce qu'arabe serait un gros mot, feuj parce que juif serait un gros mot, non-voyant parce qu'aveugle serait un gros mot.

Jusqu'au se niche la bêtise des machistes, comme celle des antimachistes ?
Dans les années 60 ou 70, les américains construisaient des vaisseaux spatiaux qui devaient se réunir dans l'espace. Le système de jointure se composait d'un bidule de l'un qui devait se planter dans un bidule de l'autre. Le mâle et la femelle. L'analogie coule de source, comme en électricité. Les Russes faisaient de même.

Un jour les Américains et les Russes décidèrent de construire chacun un vaisseau devant se joindre au vaisseau du pays d'en face. Oui mais comment… Aucun pays ne voulait que son véhicule ait le rôle femelle. Il fallut construire un système plus compliqué et symétrique.


Par ailleurs, pour peu que l'on ait quelques lettres, latines, grecques, allemandes, russes ou autres, ce qui est certainement le cas de Messire Jehan, je suppose qu'il faut dire "décliner au féminin".
Ni autrice, ni auteure, ce qui serait pertinent ce serait auteuse.
Et "acteuse" ou "directeuse" pour le féminin d' "acteur" ou de "directeur", ce serait plus pertinent aussi ?
J'ai simplifié car l'étude complète serait vaste et en particulier trop pour moi.

Il n'en reste pas moins qu'on se refuse des mots pour des raisons fumeuses.

PS
Quand j'ai dit dans un autre fil "je crains les hommes d'un seul forum", c'était évidemment un compliment dont l'intervenant suivant n'a rien compris. Ce qui a entraîné une censure de maître W.
Il n'en reste pas moins qu'on se refuse des mots pour des raisons fumeuses.
Effectivement… Pourquoi se refuser "autrice" ?

Pour la remarque suivante, compliment ou pas n'est pas la question…
Et c'est Messire J. qui a supprimé les échanges oiseux de cet autre post.
Personnellement je suis contre auteure et professeure, qui heurtent fâcheusement mes yeux sinon mes oreilles. Mais qui s'en soucie ? 😞
Non, gabiana, tu n'es pas seule : certains s'en soucient ! 😂