Quelle rentrée pour une fin de M1 catastrophique ?

La filière littéraire

14 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour à tous,

Je viens de faire une année de Master 1 en Lettres Modernes, plutôt bien réussie, mais j'ai totalement raté mon mémoire (une cinquantaine de pages). J'ai essayé de le composer jusqu'au bout, et même ainsi, rien à faire : le sujet, l'auteur à étudier, c'était si ennuyant et je détestais tant l'auteur que j'ai fini par échouer il y a de cela quelques jours.

La rentrée universitaire est très proche et je ne sais pas quoi faire. Est-ce qu'il y a des équivalences dans ce genre de cas (sachant qu'hormis ce mémoire et le cours obligatoire de linguistique que je n'ai jamais comprise, j'ai tout validé et de loin qui plus est) ? Est-il possible de refaire son M1 en changeant de sujet ? Vais-je perdre toutes les bonnes notes obtenues ?

J'aimerais avoir votre avis 🙂
Bonsoir Tertium,

Je pense que tout dépend de la manière dont ton université compose les crédits pour la validation de l'année de master 1 et de la moyenne exigée - ou non - pour passer en master 2. Dans ma fac, un mémoire de master 1 comptait pour moins de la moitié de la moyenne, à la différence du mémoire de master 2, beaucoup plus important dans la notation finale.
De plus qu'entends-tu par "échouer"? As-tu rendu et soutenu ton mémoire? Seule ton université pourra te renseigner précisément sur la manière de valider ton année: j'ai connu différents cas un peu comme le tiens mais qui se sont résolus de manière différente suivant les ufr et les universités.
En tous cas bon courage!
Par échouer, j'entends ne pas avoir réussi à le faire du tout.
Dans ce cas, ne rends rien et tu pourras le refaire l'année prochaine. Si tu le rends, on sera obligé de te mettre une note (même zéro), ce qui déclenchera le système de compensation qui entraînera une baisse de ta moyenne générale et l'impossibilité de refaire un autre mémoire.
D'accord, donc si je ne le rends pas je n'aurai pas à repasser toutes les autres UE que j'ai eues ?
Il faut absolument que tu te renseignes sur la règle en vigueur dans ton université.
Peux-tu nous dire dans quelle fac tu es inscrit s'il te plaît? En principe, les ECTS attribués à une UE sont acquis définitivement si cette UE est validée (même par compensation). Après, il faut aussi lire le règlement intérieur de ta fac.
Bonjour Tertium,

Je serais curieuse de savoir comment tu as choisi ton corpus et ton sujet de mémoire pour en avoir été dégoûté(e) au point de ne rien rendre du tout. Peut-être devrais-tu en discuter avec ton directeur de mémoire et, au besoin, en changer au plus vite. Et si tu sens que c'est l'exercice qui ne te convient pas, indépendamment du corpus, du sujet ou du professeur, peut-être devrais-tu te rabattre sur un master enseignement pour préparer un concours. On peut être un très bon étudiant sans être fait pour la recherche.
Merci à toutes et à tous pour vos réponses,

Je suis allé me renseigner à mon université, Paris 3. Il y a effectivement des équivalences assurées de M1 Lettres Modernes à M1 Lettres Modernes, mais uniquement pour les cours magistraux et, si le BET ne rencontre pas de difficultés, les UE de langue.
Pour le reste, les UE reconduites pour l'année en cours sont également considérées comme acquises, cependant ce n'est pas nécessairement le cas des UE validées l'année précédente (2013-2014) si elles n'existent plus (cas typique : le départ d'un enseignant, à la retraite par exemple), car elles ne seraient alors pas adaptées à la nouvelle maquette (celle de 2014-2015).
Dans ce cas, il faut aviser avec le directeur ou son adjoint (que j'estime beaucoup pour l'avoir déjà eu en professeur, c'est quelqu'un d'intelligent et d'humain donc je ne me fais pas trop de souci à ce sujet) afin de déterminer si les UE concernées donneront droit à des équivalences ou non.

@vafleur : En fait, j'ai voulu travailler sur ce que je méconnaissais totalement afin de combler des lacunes : le roman (très) contemporain. On ne l'étudie jamais, ni au lycée, ni en prépa, et très rarement à la fac'. Du coup, je vagabondais à la recherche d'un sujet, puisque je n'avais pas encore suffisamment de savoir en la matière pour en trouver un par moi-même.
Mon directeur m'avait conseillé d'étudier Jean Rouaud (que je ne connaissais pas du tout), à défaut d'Annie Ernaux qui, semble-t-il, faisait l'objet de trop d'études pour dégager un sujet aussi intéressant qu'original.

J'ai donc lu son premier roman (Les Champs d'honneur) et son (à présent, avant-)dernier, Une façon de chanter. Et j'ai apprécié, alors je me suis lancé.
Sauf qu'entre ce prix Goncourt de 1990 et l'ouvrage de la rentrée 2013, il y en avait d'autres. Qui ne me plaisaient pas, mais alors pas du tout.
En dépit de cela et d'une vue en pleine baisse qui me déprimait à chaque lecture d'un ouvrage (déficience visuelle de naissance), j'ai persévéré. Jusqu'en avril, puis mai, juin, reportant le mémoire à septembre, y passant le mois de juillet, d'août, et voilà déjà septembre et sa soutenance imminente sans que le premier tiers du mémoire soit fait.

Voyant que je n'arrivais à rien avec cet auteur qui, en plus de me rappeler en permanence mes propres difficultés père-fils en courant toujours après le sien mort lorsqu'il avait 11 ans, geignait constamment à propos de sa myopie Ô combien handicapante (le pauvre chou refuse de porter des lunettes, c'est trop inesthétique voyez-vous) quand, de mon côté, je donnerais tout ce que j'ai pour qu'il me soit possible de voir correctement un jour, j'ai dû me rendre à l'évidence : on ne fait pas un mémoire en six jours, et ce encore moins lorsqu'on n'a déjà pas été capable de le faire en six mois. A fortiori quand on finit par développer une haine viscérale envers l'auteur en question.

Voilà toute l'histoire, pour les quelques-uns que ça intéresse. Je suis conscient de l'extrême bêtise de la chose, mais les faits sont là et dorénavant il me faut rebondir sur un autre sujet (qui m'intéresse et continuera à m'intéresser de manière certaine, celui-ci) plutôt que de me morfondre face à mon premier échec scolaire.

___

Si vous avez des conseils pour une réinscription en M1, je suis preneur 😀
Bonjour Tertium,

Je suis désolé: je n'ai pas du tout les compétences pour t'aider.

Mais j'ai l'impression que Jean Rouaud tiendrait là (dans ton histoire) de quoi faire un livre bien creusé (bon ou mauvais je ne sais pas) : problèmes 1 de mauvaise vue et 2 entre père et fils mis à la puissance deux en quelque sorte.

Surtout explique franchement les raisons de ton plantage à ta fac.

Bon courage.


Ou c'est peut-être toi qui écriras ce livre, tu l'appelleras Quartium.
Bonjour Tertium,

Comme Hippocampe, je ne peux que te conseiller de bien expliquer les raisons de ton abandon à ton directeur, aussi bien que tu viens de le faire sur ce forum. On sent que tu es motivé et que tu n'as tout simplement pas eu de chance avec l'auteur que tu as choisi (quoique, comme dit Hippocampe, les parallèles que tu tisses entre vos deux expériences de la vie puissent en effet donner matière à un essai…). Il n'y a pas de raison pour que la malchance te poursuive et je suis sûre qu'en discutant avec ton directeur et/ou d'autres prof, tu trouveras un nouveau sujet qui te passionnera jusqu'au bout cette fois-ci 🙂 !
Ah ah, pourquoi pas Hippocampe !

Cela dit, il me semble que Jean Rouaud a assez creusé la voie du manque de (re)père et de vue, je lui laisse volontiers ce monopole 😜
Et puis j'ai suffisamment à faire avec cela au quotidien pour en plus m’appesantir dessus dans le cadre de mes études.

Vafleur, oui j'ai déjà réfléchi à quelques sujets qui me tiennent vraiment à coeur, cependant mon directeur ne veut pas de moi une seconde année (il a trop de demandes pour conserver un étudiant comme moi) et je n'ai rien eu le temps de lui dire concernant tout le souci.
Ce n'est pas si important d'ailleurs, et dans la mesure où le sujet que je souhaite étudier n'a plus grand-chose à voir avec la littérature contemporaine, il n'a, de fait, aucune raison de continuer à me diriger.

Je vous tiendrai au courant pour la suite, et si d'autres ont été / sont dans la même situation que moi, j'échangerai avec plaisir avec eux 🙂
Tertium a écrit :Voilà toute l'histoire, pour les quelques-uns que ça intéresse.
Beaucoup de gens trouveraient ton histoire intéressante.
Tertium a écrit : Je suis conscient de l'extrême bêtise de la chose
Moi, non.
vafleur a écrit :Bonjour Tertium,
Comme Hippocampe, je ne peux que te conseiller de bien expliquer les raisons de ton abandon
Vafleur me paraît avoir un excellent jugement.

Plein de gens ont des raisons vaseuses pour expliquer leurs plantages. Les tiennes sont bien justifiées au contraire et, me semble-t-il, ne te dévalorisent pas. De plus, cet échec a dû être instructif pour toi.
Explique-les par écrit pour ne rien oublier et tout dire dans le bon ordre, et envoie ce texte à qui de droit. Entre autres à ton ex-tuteur. Et à ceux dont ton avenir dépend. Si un jour tu dois t'expliquer oralement et par surprise tu risques de t'y prendre moins bien.
Tertium a écrit :Par échouer, j'entends ne pas avoir réussi à le faire du tout.
Si, comme j'en ai l'impression, tu n'étudies pas pour devenir politicien et que tu sais dire les choses clairement et franchement, profites-en.

MH
Je t'avoue ne pas m'attendre à ce qu'une simple histoire d'échec étudiant puisse intéresser beaucoup de gens, mais soit, je peux toujours essayer 😀

Par l'extrême bêtise de la chose, j'entends surtout qu'avoir potentiellement gâché un an de sa vie en étudiant un auteur qu'on n'aime finalement pas, sans être capable de rebondir sur autre chose au cours de l'année, ce n'était pas un acte très brillant.
Certes, comme me l'a fait remarquer un de mes amis, ce n'est jamais gâché (et je suis d'accord avec ça), on en retire toujours de l'expérience et une leçon de vie. Mais cela reste dommage.

Je ne sais pas si finir par détester son auteur pour ce type de réminiscences est une raison bien justifiée, en tout cas cet échec est effectivement instructif pour moi. Là, il n'y a pas d'erreur possible là-dessus 😜
Pour ce qui est de la raison "problèmes-de-vue-que-même-la-science-ne-peut-pas-résoudre-pour-le-moment", je confesse - peut-être à tort ? - ne pas avoir envie de me servir de ça pour obtenir des avantages ou des facilités, peu importe le domaine. Ce serait comme avouer avoir un handicap, et je ne le souhaite pas : je peux vivre comme tout le monde, fut même un temps où je lisais mieux et plus vite que beaucoup d'autres. Dans la mesure du possible, je préfère ne pas avoir de potentiels traitements de faveur pour cela.

Quoi qu'il en soit, je prends bonne note de vos conseils et serai le plus sincère possible dans mes démarches prochaines à l'université 🙂

Je reviendrai avec des nouvelles !