Bonjour,
Mon nouveau Lycée (STI2D) me demande de constituer un court dossier de 2 à 3 pages, un de chaque genre littéraire dans une sélection de 5 œuvres. Je ne suis pas très bon en Français (8 de moyenne) et j'aimerais bien votre avis l'analyse littéraire du premier dossier : Don Juan de Molière. (I petite biographie II origine de la pièce III résumé)
IV.Analyse Littéraire :
En réponse à la censure de sa dernière pièce Tartuffe, jugée politiquement incorrecte à cause de son penchant à se moquer des fausses dévotions, Molière écrit en 2 mois une autre pièce : Dom Juan. Elle reprend les mêmes satires, des discours écrits ou oraux qui se moquent de quelque chose, souvent ironique, tout en évitant la censure. Comment Molière fait-il ses critiques dans Dom Juan tout en évitant la condamnation ? Nous verrons comment Dom Juan et ses rencontres avec les autres personnages peuvent dévoiler les idées de Molière.
Tout d'abord Don Juan est libertin, sa passion pour les femmes le pousse à mentir. Il tente de séduire avec duplicité des jeunes paysannes en leur promettant le mariage à toutes les deux, si bien que dans l'acte II scène quatre, les deux femme sont réunies avec lui. Les didascalies nous informent qu'il leur chuchote tour à tour. et par des périphrases la même chose : « croire ce qu’elle voudra» ; «se flatter dans son imagination » et utilise des synonymes « folle » - « extravagante » ; « inutile » - « en vain » .En d'autre termes il murmure à chacune que l'autre ment par jalousie et qu'il va l' épouser. Les femmes se chamaillent ; elles sont naïves et ne remettent pas en cause la parole de Don Juan mais elles le questionnent et il est piégé : il fuit, en mentant peu courageusement : « J’ai un petit ordre à donner ; je reviens dans un quart d’heure ».
Molière dans cette scène utilise différents comiques , d'abord le comique de situation avec le double jeu de Don Juan car il ment aux femmes, puis les deux femmes qui se disputent alors que Don Juan est le responsable : ce sont elles les plus ridicules et les plus naïves.
De plus, il y a le comique de geste, les va-et-vient de Don Juan pour chuchoter aux oreilles des deux jeunes femmes tour à tour.
Enfin il y a le comique de mot avec le langage populaire « le v’la » ; « Quement donc ». D'ailleurs ceci fait ressortir un contraste social entre noble et
paysan ; il y a dans un premier temps un niveau de langues différent entre le soutenu et familier : « que je l’épousasse » ; « Le v’la qui est pour le dire »
De même, il y a une manipulation de la naïveté des paysannes et une différence de culture et d’éducation à travers le vocabulaire. Molière voulait faire sans doute la critique de l'abus des privilèges éducatifs lié à la richesse, ce qui permettait, grâce au pouvoir du verbe, la manipulation.
Don Juan est aussi un escroc. Acte IV, scène 3 du début à « … que je ne fisse pour votre service», Monsieur dimanche, créancier, viens réclamer son dû à Don Juan. Grâce à ses aisance de manipulateur, Don Juan réussit à intervertir les rôles. Ceci provoque un comique de situation ; le débiteur (DJ) est à l’aise tandis que le créancier est gêné et se trouve dans l’incapacité de réclamer son argent. En effet, Don Juan fait beaucoup d 'amabilités, d'abord il réprimande ses valets « que je veux du mal à mes gens de ne vous pas faire entrer d’abord »(l.3) puis il ordonne un siège pour M. Dimanche : « je veux que vous soyez assis contre moi » (l.17), demande de ses nouvelles et de celles de sa famille, l’invite à dîner : « voulez-vous souper avec moi ? »(l.72) et veut le faire reconduire comme un personnage d’importance ou propose de le reconduire lui-même et l’embrasse. Ainsi M.Dimanche se sent obligé de le remercier : « C’est trop d’honneur » (l.48) – « vous avez trop de bonté pour moi »(l.68) – « nous vous sommes, Monsieur, infiniment obligés ». Pour renforcer ce comique de situation, Molière rajoute également un comique de geste avec les installations et désinstallations du siège par les valets et par les geste exagérés de civilité. Il y a aussi un comique de langage : d'abord, on compte 19 répétitions des interruptions qui empêchent M. Dimanche de dire ce qu’il a à dire. De plus, Dom Juan a le toupet de parler de sa dette lui-même ; on dirait qu’il s’en vante : « Je suis votre débiteur…je le dis à tout le monde »(l.82) Enfin, il y a un emploi des hyperboles : « meilleur de mes amis » (l.13) – « santé admirable…lèvres fraîches… teint vermeil »(l.36) – « je l’aime de tout mon cœur »(l.46) – « je suis à vous de tout mon cœur »(l.65). Tout ceci est pour Molière dans le but de critiquer la société : M. Dimanche est un bourgeois riche qui prête naïvement de l’argent à un noble. Malgré qu’il soit le créancier, il se trouve dans une situation d’infériorité ; il rappelle Le Bourgeois Gentilhomme. Il est obligé d’obéir à Dom Juan pour pouvoir poursuivre son but (l.29)
Dom Juan est un noble dominateur car très imbu de sa classe sociale. Il sait que M. Dimanche n’osera pas l’interrompre. Il est beau parleur et n’hésite pas à flatter exagérément : « vite un flambeau… que quatre à cinq de mes gens prennent des mousquetons pour l’escorter ». De plus il y a une critique du contraste entre deux classes sociales (noblesse/bourgeoisie) où le plus fort se moque du plus faible. Critique de la noblesse qui méprise ce qui a rapport à l’argent même lorsqu’elle profite de celui des autres.
Dans l'Acte V, tout particulièrement dans la scène deux,Don Juan révèle ses véritables sentiments envers la religion et l'hypocrisie. Don Juan dit s'être reconverti dans le christianisme et Sganarelle se réjouit que son maître suit et croit enfin à la religion. Mais le valet comprend vite que Don Juan n'a pas d'autre idées en tête que de « s'erig[er] en homme bien »(l64).En effet Don Juan affirme que « l’hypocrisie est un vice à la mode » (l.34) et que les hypocrites sont habiles car ce vice leur est utile : ils« …ont rhabillé adroitement les désordres de leur jeunesse ». Ainsi, le geste religieux de Don Juan n’était d'autre qu'une manœuvre hypocrite pour faire valoir son image. De plus il en fait l’éloge par l'usage de tournures impersonnelles qui simulent un discours moral" c'est ainsi qu'il faut profiter… »
ainsi que par un ton appréciatif accentué d'hyperboles " meilleurs " " merveilleux " l'emploi du subjonctif " qu'on puisse " Ce choix dramaturgique exprime la volonté de Molière de condamner la fausse dévotion ; le fait d’être attaché à la religion sans but spirituel mais pour en tirer les avantages.
Don Juan représente le personnage type du libertin escroc et hypocrite. Ces défauts permettent à Molière d'en faire une satire de la société corrompue et inégalitaire entre les différentes classe sociales.Don Juan est une des pièce les plus représentées au monde. Adapté au cinéma ,Don Jon, film américain (2013) avec Joseph Gordon-Levitt et Scarlett Johansson, bouleversé par différentes mises en scène comme celle de Louis Jouvet,Don Juan a-t-il toujours la même portée depuis sa première représentation ?
Mon nouveau Lycée (STI2D) me demande de constituer un court dossier de 2 à 3 pages, un de chaque genre littéraire dans une sélection de 5 œuvres. Je ne suis pas très bon en Français (8 de moyenne) et j'aimerais bien votre avis l'analyse littéraire du premier dossier : Don Juan de Molière. (I petite biographie II origine de la pièce III résumé)
IV.Analyse Littéraire :
En réponse à la censure de sa dernière pièce Tartuffe, jugée politiquement incorrecte à cause de son penchant à se moquer des fausses dévotions, Molière écrit en 2 mois une autre pièce : Dom Juan. Elle reprend les mêmes satires, des discours écrits ou oraux qui se moquent de quelque chose, souvent ironique, tout en évitant la censure. Comment Molière fait-il ses critiques dans Dom Juan tout en évitant la condamnation ? Nous verrons comment Dom Juan et ses rencontres avec les autres personnages peuvent dévoiler les idées de Molière.
Tout d'abord Don Juan est libertin, sa passion pour les femmes le pousse à mentir. Il tente de séduire avec duplicité des jeunes paysannes en leur promettant le mariage à toutes les deux, si bien que dans l'acte II scène quatre, les deux femme sont réunies avec lui. Les didascalies nous informent qu'il leur chuchote tour à tour. et par des périphrases la même chose : « croire ce qu’elle voudra» ; «se flatter dans son imagination » et utilise des synonymes « folle » - « extravagante » ; « inutile » - « en vain » .En d'autre termes il murmure à chacune que l'autre ment par jalousie et qu'il va l' épouser. Les femmes se chamaillent ; elles sont naïves et ne remettent pas en cause la parole de Don Juan mais elles le questionnent et il est piégé : il fuit, en mentant peu courageusement : « J’ai un petit ordre à donner ; je reviens dans un quart d’heure ».
Molière dans cette scène utilise différents comiques , d'abord le comique de situation avec le double jeu de Don Juan car il ment aux femmes, puis les deux femmes qui se disputent alors que Don Juan est le responsable : ce sont elles les plus ridicules et les plus naïves.
De plus, il y a le comique de geste, les va-et-vient de Don Juan pour chuchoter aux oreilles des deux jeunes femmes tour à tour.
Enfin il y a le comique de mot avec le langage populaire « le v’la » ; « Quement donc ». D'ailleurs ceci fait ressortir un contraste social entre noble et
paysan ; il y a dans un premier temps un niveau de langues différent entre le soutenu et familier : « que je l’épousasse » ; « Le v’la qui est pour le dire »
De même, il y a une manipulation de la naïveté des paysannes et une différence de culture et d’éducation à travers le vocabulaire. Molière voulait faire sans doute la critique de l'abus des privilèges éducatifs lié à la richesse, ce qui permettait, grâce au pouvoir du verbe, la manipulation.
Don Juan est aussi un escroc. Acte IV, scène 3 du début à « … que je ne fisse pour votre service», Monsieur dimanche, créancier, viens réclamer son dû à Don Juan. Grâce à ses aisance de manipulateur, Don Juan réussit à intervertir les rôles. Ceci provoque un comique de situation ; le débiteur (DJ) est à l’aise tandis que le créancier est gêné et se trouve dans l’incapacité de réclamer son argent. En effet, Don Juan fait beaucoup d 'amabilités, d'abord il réprimande ses valets « que je veux du mal à mes gens de ne vous pas faire entrer d’abord »(l.3) puis il ordonne un siège pour M. Dimanche : « je veux que vous soyez assis contre moi » (l.17), demande de ses nouvelles et de celles de sa famille, l’invite à dîner : « voulez-vous souper avec moi ? »(l.72) et veut le faire reconduire comme un personnage d’importance ou propose de le reconduire lui-même et l’embrasse. Ainsi M.Dimanche se sent obligé de le remercier : « C’est trop d’honneur » (l.48) – « vous avez trop de bonté pour moi »(l.68) – « nous vous sommes, Monsieur, infiniment obligés ». Pour renforcer ce comique de situation, Molière rajoute également un comique de geste avec les installations et désinstallations du siège par les valets et par les geste exagérés de civilité. Il y a aussi un comique de langage : d'abord, on compte 19 répétitions des interruptions qui empêchent M. Dimanche de dire ce qu’il a à dire. De plus, Dom Juan a le toupet de parler de sa dette lui-même ; on dirait qu’il s’en vante : « Je suis votre débiteur…je le dis à tout le monde »(l.82) Enfin, il y a un emploi des hyperboles : « meilleur de mes amis » (l.13) – « santé admirable…lèvres fraîches… teint vermeil »(l.36) – « je l’aime de tout mon cœur »(l.46) – « je suis à vous de tout mon cœur »(l.65). Tout ceci est pour Molière dans le but de critiquer la société : M. Dimanche est un bourgeois riche qui prête naïvement de l’argent à un noble. Malgré qu’il soit le créancier, il se trouve dans une situation d’infériorité ; il rappelle Le Bourgeois Gentilhomme. Il est obligé d’obéir à Dom Juan pour pouvoir poursuivre son but (l.29)
Dom Juan est un noble dominateur car très imbu de sa classe sociale. Il sait que M. Dimanche n’osera pas l’interrompre. Il est beau parleur et n’hésite pas à flatter exagérément : « vite un flambeau… que quatre à cinq de mes gens prennent des mousquetons pour l’escorter ». De plus il y a une critique du contraste entre deux classes sociales (noblesse/bourgeoisie) où le plus fort se moque du plus faible. Critique de la noblesse qui méprise ce qui a rapport à l’argent même lorsqu’elle profite de celui des autres.
Dans l'Acte V, tout particulièrement dans la scène deux,Don Juan révèle ses véritables sentiments envers la religion et l'hypocrisie. Don Juan dit s'être reconverti dans le christianisme et Sganarelle se réjouit que son maître suit et croit enfin à la religion. Mais le valet comprend vite que Don Juan n'a pas d'autre idées en tête que de « s'erig[er] en homme bien »(l64).En effet Don Juan affirme que « l’hypocrisie est un vice à la mode » (l.34) et que les hypocrites sont habiles car ce vice leur est utile : ils« …ont rhabillé adroitement les désordres de leur jeunesse ». Ainsi, le geste religieux de Don Juan n’était d'autre qu'une manœuvre hypocrite pour faire valoir son image. De plus il en fait l’éloge par l'usage de tournures impersonnelles qui simulent un discours moral" c'est ainsi qu'il faut profiter… »
ainsi que par un ton appréciatif accentué d'hyperboles " meilleurs " " merveilleux " l'emploi du subjonctif " qu'on puisse " Ce choix dramaturgique exprime la volonté de Molière de condamner la fausse dévotion ; le fait d’être attaché à la religion sans but spirituel mais pour en tirer les avantages.
Don Juan représente le personnage type du libertin escroc et hypocrite. Ces défauts permettent à Molière d'en faire une satire de la société corrompue et inégalitaire entre les différentes classe sociales.Don Juan est une des pièce les plus représentées au monde. Adapté au cinéma ,Don Jon, film américain (2013) avec Joseph Gordon-Levitt et Scarlett Johansson, bouleversé par différentes mises en scène comme celle de Louis Jouvet,Don Juan a-t-il toujours la même portée depuis sa première représentation ?



