Classement des propositions subordonnées
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Bonsoir !
Pour mettre les idées bien en place et pour vous divertir, voici un classement des propositions SUBORDONNÉES :
(1) les CONJONCTIVES (avec conjonction de subordination) :
a) les conjonctives pures ou COMPLÉTIVES (que et ses variantes : à ce que, etc.),
* J’ai rêvé QUE j’étais le collant d’Ursula Andress. (Woody Allen)
b) les CIRCONSTANCIELLES ou adverbiales :
1- de temps,
* DEPUIS QU’elle est à moi, elle est moins à moi que LORSQU’elle n’était pas à moi. (V. Sardou)
2- de cause,
* Il y a une justice PUISQUE le con a l’air con. (San-Antonio)
3- de conséquence,
* Je l’ai épousée, elle m’a épousé, DE SORTE QUE nous voilà punis pour le meilleur et désunis pour le pire.
4- de manière,
* Le péché est né avant la vertu, COMME le moteur est né avant le frein. (Sartre)
5- de but,
* Dieu a inventé le chat POUR QUE l’homme ait un tigre à caresser. (Hugo)
6- d’opposition / concession
* QUOI QU’on dise, un mariage raté est quand même plus joyeux qu’un enterrement réussi. (Audiard)
7- de condition ;
* Au théâtre, S’ils baisent, c’est une comédie, S’ils ne baisent pas, c’est un drame. (Pagnol)
c) les INTERROGATIONS INDIRECTES TOTALES (si) ;
* Les amours sont comme les champignons. On ne sait S’ils appartiennent à la bonne ou à la mauvaise espèce que lorsqu’il est trop tard. (Allais)
(2) les INTERROGATIONS INDIRECTES PARTIELLES (mot ou groupe interrogatif) ;
* On n’est vraiment guéri d’une femme que lorsqu’on n’est même plus curieux de savoir AVEC QUI elle vous oublie. (Bourget)
(3) les RELATIVES (le pronom introducteur a une fonction) ;
* Un psychanalyste, c’est quelqu’un QUI vous pose pour beaucoup d’argent des questions QUE votre femme vous pose pour rien. (Adams)
(4) les PARTICIPIALES (à valeur circonstancielle ; avec agent / sujet propre) ;
* LA PLACE PRISE, on peut se permettre toutes les « langueurs ».
(5) les INFINITIVES (avec agent / sujet propre).
* On entendrait (quelqu’un) voler une montre. (Capus)
Grevisse ajoute les CORRÉLATIVES, dont certaines ont une valeur circonstancielle.
* L’adultère demande une TELLE liberté d’esprit, un égoïsme SI candide et un manque de scrupules SI total QU’il ne peut raisonnablement être conseillé qu’aux célibataires. (Faizant) (Valeur de conséquence)
Cher Edy
Peut-on dire (comme j'ai appris) que la complètive est COD ?
J'ai appris QUE cette subordonnée est complètive
J'analysais ainsi ; j'ai appris QUOI ? que cette subordonnée etc ; COD du verbe apprendre
Bonjour, chère Léah !
Ce que j’ai donné, c’est un classement FORMEL des subordonnées. Le problème des FONCTIONS n’a pas été abordé, si ce n’est implicitement, par exemple quand vous lisez que certaines subordonnées sont circonstancielles.
Pour qu’il n’y ait pas de méprise, je signale que, dans ce classement, les exemples ne viennent pas de Grevisse mais de qui vous savez.
La complétive peut être sujet, sujet réel, COD, COI, complément de nom ou d’adjectif et expansion (séquence) d’introducteurs tels que voici. Dans votre exemple, elle est COD.
Voici, en résumé, ce que Grevisse écrit à propos des subordonnées qui sont COD.
1) Une proposition avec un verbe CONJUGUÉ :
a) soit une proposition complétive,
* Je vois QUE vous êtes au courant.
* Qu’est-ce que tu as ? Tu as QUE c’est dimanche et QU’il pleut. (Colette)
b) soit une proposition d’interrogation ou d’exclamation indirectes,
* Je ne sais SI vous êtes au courant.
* Savez-vous QUAND il viendra ?
c) soit une proposition relative.
* J’aime QUI M’AIME.
2) Une proposition INFINITIVE.
* Je vois RÊVER PLATON et PENSER ARISTOTE. (Musset)
Cordialement vôtre,
Edy
Merci Edy !
Je ne connaissais pas ce vers de Musset, bel exemple d'infinitive !
Léah, puisque vous l'aimez, voici la référence que Grevisse donne :
Musset. Poésies nouvelles. Espoir en Dieu.
Bonjour,
J’aurais besoin d’un petit point de grammaire pour dissiper tous mes doutes. Ce sont des lacunes de bases mais avec lesquelles aujourd’hui je ne peux plus travailler. Au-delà d’avoir un gros problème de grammaire en général, aujourd’hui ce qui me tracasse ce sont les propositions. Sur le plan des propositions indépendantes et subordonnées ça va.
Sur votre site la partie proposition, divise les propositions subordonnées en complétives, circonstancielles et relatives. Sur un autre site on trouve la division suivante : la proposition relative, conjonctive et interrogative indirecte. Je me suis alors penché sur le bon vieux Grévisse. Et là le classement se fait par fonction : subordonnées sujets, attributs, en apposition , compléments d’agent ….
Enfin bref malgré les quelques topics qu’il y a sur votre forum, c’est le bazar dans ma tête je suis perdu.
Comme par exemple je n’arrive pas à distinguer ces deux propositions qui suivent ( si elles sont justes ) :
Conjonctive : La sourie à peur que le chat ne la mange
Relative : Le dossier que vous avez reçu.
Est-ce que quelqu’un pourrait me simplifier la chose. On a donc deux type de propositions, indépendante et subordonnées, et combien de subordonnées différentes ? ( en dehors de leur fonction dans la phrase ).
Bonjour.
Trois types de propositions : indépendantes, principales, subordonnées.
Indépendamment de leurs fonctions, on distingue :
Les subordonnées conjonctives, introduites par une conjonction ou une locution conjonctive. (Elles complètent un verbe ou toute une proposition.)
La souris a peur que le chat ne la mange.
Quand le chat n'est pas là, les souris dansent.
Les subordonnées relatives , introduites par un pronom relatif.
(Elles complètent un nom, qui est l'antécédent du pronom relatif.)
Le dossier que vous avez reçu est très important
(La relative complète le nom "dossier", ce nom est l'antécédent du pronom relatif "que". )
Le chat est un animal qui aime les souris.
(La relative complète le nom "animal", ce nom est l'antécédent du pronom relatif "qui". )
Les subordonnées interrogatives indirectes, introduites par un adverbe ou un pronom interrogatif.
Je me demande où il va.
Les subordonnées infinitives., dont le noyau est un verbe à l'infinitif.
J'entends le chat miauler.
Les subordonnées participiales dont le noyau est un participe.
Le chat parti, les souris dansent.
Merci pour ces premiers éclairages.
La conjonctive est donc aussi une complétive ? Il s'agit de la même appellation ?
Je vais chercher loin mais est ce qu'une subordonnée peut être conjonctive et relative ?
"Je me demande qu'est ce qu'il peut bien faire ?" On peut dire qu'il sagit ici d'une conjonctive et interrogative indirecte ?
"Je me demande qu'est ce qu'il peut bien faire ."
On peut dire qu'il s'agit ici d'une conjonctive et interrogative indirecte ?
Ce n'est pas une conjonctive : il n'y a pas de conjonction de subordination, mais un pronom interrogatif.
C'est une interrogative indirecte, équivalant en discours direct à :
"
Qu'est-ce qu'il peut bien faire ?"
ou
"Que peut-il bien faire ?"
Toutes les conjonctives ne sont pas des complétives.
Dans les conjonctives, il y a aussi des circonstancielles.
Et les complétives ne sont pas forcément conjonctives.
Les interrogatives indirectes et les infinitives sont aussi des complétives, à fonction de COD.
Au sein des conjonctives, les complétives et les circonstancielles se différencient par leur fonction.
Voir dans le message n°12 de
cette discussion les fonctions possibles des complétives. Elles sont surtout COD, mais pas seulement.
D'accord, merci de ces réponses 😉
Bonjour,
Je ne comprends pas les propositions ! J'ai essayé tous les moyens : fiches méthodes, enregistrement qui tournait en boucle sur mon baladeur etc. Mais rien n'y fait ! Depuis toute petite j'ai une faible mémoire et si j'arrive à l'apprendre, je l'oublie 2 jours après.
Pourriez-vous m'expliquer et auriez-vous des "techniques" ou des "astuces" pour réussir à apprendre enfin mes propositions et mes règles de grammaire en français ?
Merci d'avance 🙂
Bonjour.
Ta demande est bien vaste !
Concerne-t-elle plus particulièrement les subordonnées, ou s'agit-il de toutes les propositions ?
Qu'as-tu le plus de mal à mémoriser, en particulier ?
Je ne pense pas qu'en la matière on puisse te fournir des "astuces"…
Quant à la technique : tu trouveras des procédés intéressants d'analyse logique dans la petite grammaire Robert & Nathan.
Au fait, quel est ton niveau scolaire ?
Salut à tous,
Quelqu'un a t-il un moyen de différencier les différentes propositions subordonnées?
Merci 😀
De la lecture de ce lien je conclus que la conjonctive relationnelle réputée effaçable a bien mauvaise réputation et ce dès le premier exemple. Quand il eut acheté le livre, il le parcourut rapidement.
Que signifierait il le parcourut rapidement ? Rien de précis assurément.
Par contre, on peut admettre :
Quand il l'eut acheté, il parcourut le livre rapidement.
ou à la rigueur :
Quand il eut acheté le livre, il le lut rapidement. On ne sait si c'est précisément un livre mais c'est assurément un document écrit qui est lu.
'Bien mauvaise réputation"… Qu'entendez-vous par là ?
Tout simplement, que il le parcourut rapidement n'a plus de sens si l'on efface la conjonctive relationnelle. Par conséquent l'effaçabilitè n'est, dans ce cas, pas un critère recevable .
Je sais, "effaçabilité" n'est pas dans le Larousse en ligne. Mais il ne peut avoir raison puisque je ne peux avoir tort ! 😉
Il parcourut le livre rapidement n'a pas de sens ?
Il parcourut le livre rapidement n'a pas de sens ? Si, mais Il le parcourut rapidement n'en a pas (j'ai aussi parcouru la campagne rapidement) alors que, comme je l'ai écrit, Il lelut rapidement peut se comprendre même si l'on ne peut affirmer de quel type de document on parle.
Non, je crois que Paulang veut dire que il le parcourut rapidement n'a pas de sens si on ne sait pas ce que représente le