^^Joliment dit… Quels abraxas !
Éluard, Les Moutons
32 réponses · Page 2 / 2
🙂 … cadabra ! et patatras ! ça va pas !… évidemment comme ça… ça marche moins bien !…
Tu méditas en vain !?… je médis !?… tu me laisses bien pensif.
Non, il voulait le néant autour de lui, aujourd'hui il a épousé son abîme et je ne crois pas que sa tombe soit fleurie. Tout ce qu'il prétendit anéantir lui survit… sur le long fleuve chatoyant et tranquille jamais les odes n'ont cessé sur les ondes enchantées des barges fleuries des muses. A peine leurs sillages furent troublés d'une vaguelette qui vint y mourir. N'ayant d'aube son moulin étant de vent, jamais il ne les troubla… Il n'a rien bâti, excluant, dénonçant, refusant et ne théorisant bien souvent que pour justifier cela… quelques lubies et agitations un peu de troubles dans les cerveaux, un peu de vent… qui passe. Que dada revienne tagada ! tagada ! sans nul doute, comme le cri de l'enfant qui nait c'est la jeunesse qui se manifeste… Dada est sain, Breton serait mal ceint ?… Il mit bien finalement un peu d'esthétisme dans sa poésie… sans s'exclure et tirer un bilan de l'aventure, non ?… j'hésite entre charlatanisme ou folie… un peu des deux certainement mais en tous cas pas démiurge. L'apparition de tels phénomènes ne peut se faire que dans le chaos du monde et la confusion de nos idées… en temps apaisés, ils font profil bas et se débattent avec leurs démons intérieur. Faut-il placer la raison si haut pour qu'en en admirant la forme chez les autres on en adopte les idées ? Non il faut en chercher les causes, qui sont bien humaines et souvent le brouillon d'une expérience qui nous sera étrangère.
Malheureusement, il survit en toi… tu as assimilé sa quête et ce n'est pas la tienne… les mots intérieurs ne trompent pas en principe, la pensée en nous chemine et nous guide… mais ces mots ne sont pas les tiens et ils gênent l'émergence de ta pensée (vérité/nudité). Tu as là la démarche inversée du grand mégalomane qui se tourne vers l'intérieur confondant les forces agissantes des troubles qui l'agitent avec un centre d'énergie vital… d'où son goût mais aussi de sa méfiance pour la psychologie… Jamais il n'aurait dissous son ego dans son gouffre d'épouvante vertigineux… Effrayé, il arrêtera bien vite les séances d'hypnose, craignant d'ouvrir les vannes de l'inconscient… Freud l'écartera gentiment, le considérant comme un grand fou. L'exploration de ses profondeurs était justifiée au départ pour réformer la pensée et changer les mots, non ?… y aurait-il vu là un acte divin dans sa folie ?… non c'était un acte vain et une folie certaine.
Est-ce ainsi que l'on prie ?… recherchant le chemin de ses intérieurs… de ses voies intestines… au bout il n'y a rien ou pas grand chose… rien de divin en tout cas… Je crois que le monde du poète (et de tout homme) s'étend vers l'infini de l'univers et toute chose ici-bas… c'est ainsi qu'on s'ouvre et se relie et c'est là qu'on peut espérer trouver la foi. Pour l'instant tu n'es relié qu'à sa quête, cette démarche à laquelle tu crois n'est pas universelle, c'est la sienne… Certes par certains aspects il épouse nos interrogations mais l'érection de ses certitudes sont de son délire. Un bon exorcisme à la Michaux serait salutaire, lui au moins il nous amuse… sans nous endoctriner et provoque nos propres réflexions.
Mon Dieu où errent nos moutons… ?
Ben c'est comme moi, j'avais une belle chevrette et…. "Oui, on sait Mr Seguin"… 😀
Tu méditas en vain !?… je médis !?… tu me laisses bien pensif.
Non, il voulait le néant autour de lui, aujourd'hui il a épousé son abîme et je ne crois pas que sa tombe soit fleurie. Tout ce qu'il prétendit anéantir lui survit… sur le long fleuve chatoyant et tranquille jamais les odes n'ont cessé sur les ondes enchantées des barges fleuries des muses. A peine leurs sillages furent troublés d'une vaguelette qui vint y mourir. N'ayant d'aube son moulin étant de vent, jamais il ne les troubla… Il n'a rien bâti, excluant, dénonçant, refusant et ne théorisant bien souvent que pour justifier cela… quelques lubies et agitations un peu de troubles dans les cerveaux, un peu de vent… qui passe. Que dada revienne tagada ! tagada ! sans nul doute, comme le cri de l'enfant qui nait c'est la jeunesse qui se manifeste… Dada est sain, Breton serait mal ceint ?… Il mit bien finalement un peu d'esthétisme dans sa poésie… sans s'exclure et tirer un bilan de l'aventure, non ?… j'hésite entre charlatanisme ou folie… un peu des deux certainement mais en tous cas pas démiurge. L'apparition de tels phénomènes ne peut se faire que dans le chaos du monde et la confusion de nos idées… en temps apaisés, ils font profil bas et se débattent avec leurs démons intérieur. Faut-il placer la raison si haut pour qu'en en admirant la forme chez les autres on en adopte les idées ? Non il faut en chercher les causes, qui sont bien humaines et souvent le brouillon d'une expérience qui nous sera étrangère.
Malheureusement, il survit en toi… tu as assimilé sa quête et ce n'est pas la tienne… les mots intérieurs ne trompent pas en principe, la pensée en nous chemine et nous guide… mais ces mots ne sont pas les tiens et ils gênent l'émergence de ta pensée (vérité/nudité). Tu as là la démarche inversée du grand mégalomane qui se tourne vers l'intérieur confondant les forces agissantes des troubles qui l'agitent avec un centre d'énergie vital… d'où son goût mais aussi de sa méfiance pour la psychologie… Jamais il n'aurait dissous son ego dans son gouffre d'épouvante vertigineux… Effrayé, il arrêtera bien vite les séances d'hypnose, craignant d'ouvrir les vannes de l'inconscient… Freud l'écartera gentiment, le considérant comme un grand fou. L'exploration de ses profondeurs était justifiée au départ pour réformer la pensée et changer les mots, non ?… y aurait-il vu là un acte divin dans sa folie ?… non c'était un acte vain et une folie certaine.
Est-ce ainsi que l'on prie ?… recherchant le chemin de ses intérieurs… de ses voies intestines… au bout il n'y a rien ou pas grand chose… rien de divin en tout cas… Je crois que le monde du poète (et de tout homme) s'étend vers l'infini de l'univers et toute chose ici-bas… c'est ainsi qu'on s'ouvre et se relie et c'est là qu'on peut espérer trouver la foi. Pour l'instant tu n'es relié qu'à sa quête, cette démarche à laquelle tu crois n'est pas universelle, c'est la sienne… Certes par certains aspects il épouse nos interrogations mais l'érection de ses certitudes sont de son délire. Un bon exorcisme à la Michaux serait salutaire, lui au moins il nous amuse… sans nous endoctriner et provoque nos propres réflexions.
Mon Dieu où errent nos moutons… ?
Ben c'est comme moi, j'avais une belle chevrette et…. "Oui, on sait Mr Seguin"… 😀
Bonsoir,
Merci de revenir au sujet de cette discussion, qui est :
Merci de revenir au sujet de cette discussion, qui est :
je m'adresse à vous à propos du poème Moutons d'Éluard. J'aimerais simplement savoir si quelqu'un connait la signification de ce dernier ainsi que le lien entre le texte et le titre.
Certes, on est un peu sortis du sujet initial, mais pas tant que cela si on réfléchit, et surtout on ne s'était pas encore insultés ( 😀 ). Mais soit. Revenons à nos… moutons 😉 .
Mais, vrai, j'ai trop pleuré ! Les Aubes sont navrantes.
Toute lune est atroce et tout soleil amer :
L'âcre amour m'a gonflé de torpeurs enivrantes.
O que ma quille éclate ! O que j'aille à la mer !
Mais, vrai, j'ai trop pleuré ! Les Aubes sont navrantes.
Toute lune est atroce et tout soleil amer :
L'âcre amour m'a gonflé de torpeurs enivrantes.
O que ma quille éclate ! O que j'aille à la mer !
Oui, je préfère aussi, une petite divagation certes, une divergence ?… en tout cas pour ma part pas de perte d'estime… Revenons-y… "j'aime ben mes moutons"… sans aller jusque là quand même, mais une petite illustration qui montre que c'est possible :
https://www.youtube.com/watch?v=YbhInwVCUCA 😀
https://www.youtube.com/watch?v=YbhInwVCUCA 😀
Et remettons le texte, pour ceux qui auraient d'autres idées…
Ferme les yeux visage noir
Ferme les jardins de la rue
L’intelligence et la hardiesse
L’ennui et la tranquilité
Ces tristes soirs à tout moment
Le verre et la porte vitrée
Confortable et sensible
Légère et l’arbre à fruits
L’arbre à fleurs l’arbre à fruits
Fuient.
https://www.maremurex.net/repetitions.html
A noter dans cet article, l'idée d'un poème, élément d'une mosaïque, donc à replacer dans un ensemble de poèmes et aussi la polysémie du titre du recueil.
A noter dans cet article, l'idée d'un poème, élément d'une mosaïque, donc à replacer dans un ensemble de poèmes et aussi la polysémie du titre du recueil.
Mais… Les moutons ?
Humanité moutonnante qui voudrait bien oser mais n'ose pas et suit le mouvement général, un peu anesthésiée… ou bien qui a osé un instant sortir du troupeau puis y est revenue, préférant finalement le confort de son fauteuil et de ses habitudes, sortes de momies vivantes qui regardent passer le temps, les saisons, la vie… écoutent s'égrener les heures et les jours… et s'éteignent de n'avoir pas assez osé.
Mais aussi, voir à l'extérieur et à l'intérieur de soi, conscient et inconscient qui se superposent. On est surréaliste ou on ne l'est pas.
Une sorte d'abandon dans ce poème. Regrets. Mélancolie. On se laisse bercer, au gré du flot, du flux… actif et immobile à la fois.
Mais aussi, voir à l'extérieur et à l'intérieur de soi, conscient et inconscient qui se superposent. On est surréaliste ou on ne l'est pas.
Une sorte d'abandon dans ce poème. Regrets. Mélancolie. On se laisse bercer, au gré du flot, du flux… actif et immobile à la fois.
🙂
Bonsoir Jodie, je doute qu'au sortir de la guerre, où le troupeau fut mener à l'abattoir, le poète ait le cynisme de voir l'humanité ainsi alors qu'il avait un sentiment de mal-être d'en être resté à l'écart… ceci va certainement le marquer profondément.
Le fauteuil (2 à O… yesss !)… confortable nous y invite mais je pense qu'il faut plutôt envisager "confortable, sensible, légère" comme désignant sa vue de la femme dans sa rêverie : - comblée ou callipyge - attentive à lui, en harmonie avec ses pensées - gaie et heureuse.
A ce sujet, je voudrais faire une remarque à propos de la mise en garde de "Marmurex" de ne pas laisser l'étrange trio, qu'ils formeront plus tard à Paris, influencer notre interprétation. Étrangement, comme si ça relevait de l'anecdotique, il n'est pas dit qu'en fait l'adultère fut commis lors de cette première visite à Cologne, lors de la première rencontre, ils étaient donc encore dans l'élaboration du projet… comment ne pas penser que le poète en ressentit alors une profonde blessure et un trouble envahissant ?
Quand tu passeras à la 3D, je serais étonné et amusé que tu en aies la même vision que moi… fais-nous la connaître, ça serait sympa de ta part. 😀
Bonsoir Jodie, je doute qu'au sortir de la guerre, où le troupeau fut mener à l'abattoir, le poète ait le cynisme de voir l'humanité ainsi alors qu'il avait un sentiment de mal-être d'en être resté à l'écart… ceci va certainement le marquer profondément.
Le fauteuil (2 à O… yesss !)… confortable nous y invite mais je pense qu'il faut plutôt envisager "confortable, sensible, légère" comme désignant sa vue de la femme dans sa rêverie : - comblée ou callipyge - attentive à lui, en harmonie avec ses pensées - gaie et heureuse.
A ce sujet, je voudrais faire une remarque à propos de la mise en garde de "Marmurex" de ne pas laisser l'étrange trio, qu'ils formeront plus tard à Paris, influencer notre interprétation. Étrangement, comme si ça relevait de l'anecdotique, il n'est pas dit qu'en fait l'adultère fut commis lors de cette première visite à Cologne, lors de la première rencontre, ils étaient donc encore dans l'élaboration du projet… comment ne pas penser que le poète en ressentit alors une profonde blessure et un trouble envahissant ?
Quand tu passeras à la 3D, je serais étonné et amusé que tu en aies la même vision que moi… fais-nous la connaître, ça serait sympa de ta part. 😀
Jano, je ne sais pas quoi te répondre. J'ai un peu de difficulté à te suivre.
J'ai donné mon explication sur les moutons (qui rejoint celle de Jean-Luc).
Pas vu de femme comblée ni callipyge en 3D. Désolée. 😉
J'ai donné mon explication sur les moutons (qui rejoint celle de Jean-Luc).
Pas vu de femme comblée ni callipyge en 3D. Désolée. 😉
🙂
Jodie, Jean-Luc a donné des impressions sur ce poème sans l'analyser, il est clair là-dessus… Tu donnes ici aussi une impression à laquelle personnellement je ne vois pas d'éléments dans ce poème qui pourraient l'étayer.
Le test projectif c'est ce que propose Floréale dans un deuxième temps en reliant les impressions que donnerait une lecture globale du poème avec les collages d'Ernst, l'indice du titre et les renforcements des autres textes pour donner un sens, une projection nouvelle… d'où mon idée de la 3D.
Personnellement j'y renonce ayant peu de goût pour une expression cryptée à outrance en poésie et où je ne suis pas touché bien souvent par l'esthétique et l'intérêt… je ne dispose pas des illustrations non plus.
Je crois que l'idée de base n'était pas mauvaise, dans ses précédentes publications c'était André Lhote qui illustrait ses poèmes. Un cubiste léger qui restait assez figuratif, dont les dessins étaient plus évidents pour qui cherchait du sens… ce qui devait bien sûr ne pas encourager le lecteur à s'attarder sur les textes pour y découvrir d'éventuelles richesses. Avec Ernst il arrivait à un certain équilibre et la possibilité que le lecteur enrichisse sa compréhension : L'idée qu'un poème nouveau soit lu chez le peintre ou qu'un tableau se dessine sur le poème… Je pense aussi que Gala a dû poser pour plusieurs nus de Lhote, ce qui devait déjà gêner le poète et expliquer qu'elle se propose si facilement, dès la première rencontre, à se déshabiller pour Ernst… Je ne sais pas grand-chose des possibles infidélités d'Éluard, on en parle assez peu, je n'ai trouvé qu'une allusion à cela, ce n'est juste qu'une possibilité.
Voilà, c'est tout, je vais m'intéresser à autre chose… J'arrive Jacques ! 😀
Jodie, Jean-Luc a donné des impressions sur ce poème sans l'analyser, il est clair là-dessus… Tu donnes ici aussi une impression à laquelle personnellement je ne vois pas d'éléments dans ce poème qui pourraient l'étayer.
Le test projectif c'est ce que propose Floréale dans un deuxième temps en reliant les impressions que donnerait une lecture globale du poème avec les collages d'Ernst, l'indice du titre et les renforcements des autres textes pour donner un sens, une projection nouvelle… d'où mon idée de la 3D.
Personnellement j'y renonce ayant peu de goût pour une expression cryptée à outrance en poésie et où je ne suis pas touché bien souvent par l'esthétique et l'intérêt… je ne dispose pas des illustrations non plus.
Je crois que l'idée de base n'était pas mauvaise, dans ses précédentes publications c'était André Lhote qui illustrait ses poèmes. Un cubiste léger qui restait assez figuratif, dont les dessins étaient plus évidents pour qui cherchait du sens… ce qui devait bien sûr ne pas encourager le lecteur à s'attarder sur les textes pour y découvrir d'éventuelles richesses. Avec Ernst il arrivait à un certain équilibre et la possibilité que le lecteur enrichisse sa compréhension : L'idée qu'un poème nouveau soit lu chez le peintre ou qu'un tableau se dessine sur le poème… Je pense aussi que Gala a dû poser pour plusieurs nus de Lhote, ce qui devait déjà gêner le poète et expliquer qu'elle se propose si facilement, dès la première rencontre, à se déshabiller pour Ernst… Je ne sais pas grand-chose des possibles infidélités d'Éluard, on en parle assez peu, je n'ai trouvé qu'une allusion à cela, ce n'est juste qu'une possibilité.
Voilà, c'est tout, je vais m'intéresser à autre chose… J'arrive Jacques ! 😀