Recherche d’un poème

Littérature

11 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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bonjour,

je recherche l'intégralité d'un poème et son auteur dont je ne possède qu'une strophe :

"un jour dans un vallon
un serpent piqua Villon
que pensez-vous qu'il arriva
c'est le serpent qui creva"…
de Voltaire, et c'est Piron qui est piqué, pas Villon
C'est ce qu'opn appelle un épigramme, un court texte rimé (ici, ce n'est pas toujours le cas) qui a une portée satirique, avec une pointe et une logique propre. Tu as l'épigramme en entier : soit,
L'autre jour au fond d'un vallon,
Un serpent piqua Jean Fréron ;
Que croyez-vous qu'il arriva ?
Ce fut le serpent qui creva.
🙂

Freron est cla-qué !
Ah c'est Fréron c'est plus Piron 😂 😂 J'ai la mémoire qui flanche, je m'souviens plus très bien
Bonjour messieurs-dames

Voilà quelques semaines que j'ai en tête une image de la fin d'un poème que nous avions étudié en classe lorsque j'étais au lycée en L, je ne me souviens que très peu du poème, j'aimerai le retrouver, je m'en remets à vous 🙂

Mes souvenirs sont assez vagues, ce dont je me souviens c'est qu'à la fin de ce poème l'auteur fait une comparaison entre un homme à genoux, affaibli, luttant contre une tempête, protégeant du vent tant bien que mal une petite bougie prête à s'éteindre ; et le fait que le rôle du poète est justement de maintenir le "flambeau" tant bien que mal, bien que cela soit très difficile et très éprouvant..

L'homme qui protège la bougie est le poète \
La bougie est les valeurs à défendre )> Si mon interprétation est juste
La tempête est le monde ou la société /

[Il y a peut-être la mer, le poète est peut-être à genoux sur la plage lors d'une tempête en bord de mer, je crois me souvenir qu'il est fait allusion à un phare] Pour cette partie entre crochets je ne sais plus s'il s'agit de souvenirs ou si je confonds avec un autre poème.

La texte est en prose, en langue française. Il daterait, si mes souvenirs sont exactes, du XIXème, peut-être du XXème.


Voilà, comme dit c'est assez vague, il ne me reste que quelques flash, mais j'aimerai beaucoup le retrouver.

Je vous remercie d'avance, et vous souhaite à tous et à toutes une bonne soirée


Cordialement
Un poème de Philippe Jaccottet ?
Un extrait de ceci ?
On a bien le droit de se demander pour finir quelle sera la place d’un tel poète dans ce temps où le réel est chaque jour mieux dissimulé par un vacarme dépourvu de sens, sinon d’efficacité. Quelques-uns pensent qu’aux moments de crise extrême, seule l’action pure se justifie : il n’est pas impossible que cela soit vrai et qu’un homme soucieux de justice en soit conduit un jour ou l’autre au maniement du revolver ; il est possible aussi que, par quelques-uns, la poésie doive à juste titre être utilisée comme une arme, et se justifier par son efficacité : j’envie ceux qui peuvent répondre avec assurance à de telles questions, et serais plutôt enclin à penser que la recherche passe par toutes sortes de chemins, et qu’il serait contraire à son esprit de la vouloir forcer dans un seul. Pour moi, il me semble qu’un poète ne peut donner ni commandements, ni solutions, ni réponses ; que son inutilité même est ce qui le rend parfois si cher à quelques-uns. Qu’il laisse donc simplement après lui quelques images. Et c’est par une image du poète, tel qu’une ambition secrète et sans doute excessive peut le figurer à lui-même, qu’il me plairait d’effacer les tortueux propos qui nous ont conduits à ce point.

Il se verrait plutôt, ce poète, dans une cave que sur les tours ; sans ornements royaux, mais vêtu comme n’importe quel homme soucieux ; chaque année plus oublié, plus enseveli par l’obscurité grandissante ; ne parvenant qu’à grand-peine à préserver la flamme d’une bougie de quelque tempête soufflant jusque dans son souterrain avec rage et sans relâche. Certes, ce n’est plus le Soleil qu’il fut peut-être au commencement ; ni un fils du Soleil ni même un Porte-flambeau ou un Phare ; tout juste une espèce de vieux Chinois anonyme, peignant dans une cave à la lumière d’une bougie, appliqué à figurer sur sa page peut-être une montagne, une cascade, ou un visage de femme et il rêve cette montagne, ces eaux, ces yeux si merveilleusement, si parfaitement peints, avec une si fine, si pure et si modeste perfection que, s’il tendait cette page à un voisin en difficulté, sur le point de mourir en se débattant, cet homme, examinant la page terminée, sourirait d’un air d’intelligence et, la page dans la main comme un débris d’un nouveau Livre des Morts, passerait sans peur ni regrets le seuil du très sombre espace qui l’attend pour l’engloutir ou le changer.
Philippe Jaccottet, Remerciement pour le Prix Rambert, Domaine suisse, Lausanne, n° 3, octobre-novembre 1956, reproduit dans "Une transaction secrète" in Transaction secrète" pp 287-296 - Gallimard 1987
Bonjour,

Hélas non ce n'est pas celui-là, bien qu'il réponde bien à ma description.

Le style est un peu différent. Dans celui que vous me proposiez l'auteur donne en quelques sortes une explication, or dans mes souvenirs le poème est plus descriptif, et le ton est un peu plus mélancolique.

Je vous remercie

Lucas
Ne serait-ce pas La Fonction de poète de Hugo dans Les Rayons et les ombres ?
Comme Lucas cherche un poème en prose, ça ne doit pas être ça… 😉
Bien le bonjour à vous 🙂

Je recherche désespérément sur le net un poème que j'avais un jour lu et prit en photo (que du coup j'ai perdu), je crois bien que c'est de Chateaubriant. Je le recherche aujourd'hui car je voudrais le lire à l'Eglise pour mon mariage très prochain 🙂

Ca n'était pas très long, ça se présentait de la manière suivante : l'auteur citait plusieurs catégories d'animaux (et/ou d'élément naturels (montagnes, océans, etc) ?), disant chacun qu'ils célébraient Dieu d'une telle manière, et conclue le poème en disant "il n'y a que l'Homme pour dire "Il n'y a pas de Dieu" "

Je vous remercie d'avance !

Alleluia je viens de le trouver, merci à vous quand même 🙂 C'est dans Génie du Christianisme, et ça n'est pas un poème, mais j'avais lu juste ce passage qui apparaissait en citation dans un grand livre, d'où ma confusion

Voici le texte :
[Il est un Dieu ; les herbes de la vallée et les cèdres de la montagne le bénissent, l'insecte bourdonne ses louanges, l’éléphant le salue au lever du jour, l'oiseau le chante dans le feuillage, la foudre fait éclater sa puissance, et l'Océan déclare son immensité. L'homme seul a dit : Il n'y a point de Dieu.]
(et la suite, que je ne connaissais pas que je viens de découvrir)
Il n'a donc jamais, celui-là, dans ses infortunes, levé les yeux vers le ciel, ou, dans son bonheur, abaissé ses regards vers la terre . La nature est-elle si loin de lui qu'il ne l'ait pu contempler, ou la croit-il le simple résultat du hasard ? Mais quel hasard a pu contraindre une matière désordonnée et rebelle à s'arranger dans un ordre si parfait ?