Anthologie poétique sur le thème de la mer

Entraide scolaire

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ô fontaine Bellerie Ronsard (1524-1585)

Et la mer et l'amour Marbeuf (1596-1645)

La pluie Saint-Amant (1594-1661)

Il n'est rien de charmant Pierre Lemoyne (1602-1672)

Ondine Aloysius BERTRAND (1807-1841)

Le chant de l'eau Verhaeren

La Sorgue René Char
Merci Floreale, le problème, c'est que les poèmes que tu as trouvé sont des mêmes siècles :/
Et tu espères trouver des poèmes sur 10 siècles différents ? 😞
C'est bien ça le problème… :/
Incompréhension de la consigne ou naïveté ?

Je rêve !!!!!
Bonjour
voilà je suis en 1er et je dois faire une anthologie poétique sur le thème de la mer, je dois trouver 10 poèmes et recouvrant les siècles du XII au XX eme siècle, j'ai déjà des poèmes pour le 16,17,18,19 et 2O éme siècles il me manque ceux du 12, 13,14,15 eme siècle je vous en pris j'arrive vraiment pas à trouver, je suis désespérer, aidez moi s'il vous plaît… 😞 😞
Bonjour, je dois réaliser un recueil autour d'un thème ( que j'ai choisi, donc la mer) qui reprend des poésies des différents mouvements littéraires du 19eme siècle et du 20ème siècle. Une petite partie peut-être consacrée à la chanson.
Pour chaque mouvement il faut deux poèmes.

Pour les mouvements j'ai trouvé:
- romantisme
- parnasse
- réalisme
- naturalisme
- décadentisme
- symbolisme
- dadaïsme
- surréaliste

J'ai déjà trouvé des poèmes, mais j'ai beaucoup de mal.

pour le romantisme : • adieux à la mer - Lamartine
au bord de la mer - Victor Hugo


pour le parnasse : • Brise Marine - Stephane Mallarmé
au bord de la mer - Théophile Gautier
aux bainx de mer - François Coppée


pour le réalisme : • la mer - Sully Prudhomme
• ?


pour le naturalisme : • au bord de la mer - Maupassant
• ?


pour le décadentisme : • o mer immense - jean moreas
Le bateau ivre - Arthur RIMBAUD


pour le symbolisme : • Albatros - Baudelaire
L'homme et la mer - Charles BAUDELAIRE
La mer est plus belle - Paul VERLAINE


pour le dadaïsme : • DEVANT LA MER - MAX JACOB
• ?


pour le surréalisme : • complainte de la mer - jacques prévert
Forte mer - Pierre Reverdy
Marines - Paul Eluard


J'ai pratiquement rien trouvé, et je ne sais pas comment les repérer, est-ce que vous pouvez m'aider s'il vous plait? J'ai un super site qui me propose pleins de poèmes mais je n'arrive pas à les identifier à un mouvement littéraire

Et pour le côté chanson je comptais mettre la musique de Renaud - dès que le vent soufflera et CHANT DE LA MER
PAR JEAN CLAUDE RENARD

Merci!
Toujours mal à l'aise avec ces classifications parfois arbitraires et cette volonté de faire entrer les poètes dans des cases définies.
Essayons …
Un poème "réaliste" de Blaise Cendrars
Pleine nuit en mer

La côte montagneuse est éclairée à giorno par la pleine

lune qui voyage avec nous
La
Croix du
Sud est à l'est et le sud reste tout noir
Il fait une chaleur étouffante
De gros morceaux de bois nagent dans l'eau opaque
Sur le pont les deux acrobates
Allemandes se promènent

aux trois quarts nues
Elles cherchent de la fraîcheur
Le petit médecin portugais qui accompagne les émigrants de sa nation jusqu'à
Buenos-Aires digne de

l'œil en passant devant moi
Je le vois s'engouffrer avec les deux
Allemandes dans

une grande cabine inoccupée
Deux navires passent à tribord puis trois à bâbord
Tous les cinq sont éclairés comme pour une fête de nuit
On se croirait dans le port de
Monte-Carlo et la forêt

vierge pousse jusque dans la mer
En dressant l'oreille et en tendant toutes mes facultés

d'attention j'entends comme le bruissement des

feuilles
Ou peut-être mon chagrin de quitter le bord demain
Au bout d'un grand quart d'heure je perçois la mince

chanson d'un émigrant sur le gaillard avant où du linge

sèche à la lune et me fait des signes


Blaise Cendrars
Mer
Pour le dadaïsme : Tristan Tzara
soleil nuit

son roi de glace et son nom descend

et apparaît en mer dans le poisson le requin son corps

gardien maritime

naître

voracité ouverte aux sons des lances et de la porte verte



sois ma sœur en large marche de planète

trop longtemps j’ai vu squelette les



mannequins aux parapluies dans la mine blanche

chaude



et je dessine le pays et tes bijoux sont des yeux vivants

la vache accoucha un grand œil vivant de douleur ou de fer

au bord de la mer monte en spirale la sphère

la tempête



la vierge écrasa sa chair et mourut dans le désert

le feu à l’intérieur de grosses pierres volcaniques

son image et les fruits

la pluie sera fleur de la famine de la sécheresse

manteau imperméables de nos cœurs facilite-nous la fuite et l’embarcation du seigneur couvert de plantes
Réalisme et surtout naturalisme concernent le roman. Difficile de trouver un "poème naturaliste" ! ça n'a pas trop de sens. Et pour le réalisme, tout dépend si on parle du terme au sens large, ou du courant littéraire, car là encore il s'agit de tableaux, de nouvelles, de romans, pas vraiment de poésie.
Merci beaucoup floréale! J'ai un peu de mal à comprendre le poème de Tristan Tzara mais je vais aller faire des recherches! Et est-ce que mes autres poèmes ils sont bien "classés"?

Ammy pour trouver ces deux mouvements je suis allée sur cette page [lien invalide]
et sur les réseaux sociaux nous avons un groupe avec ma classe, et ils ont tous décidé que le naturalisme et le réalisme devaient figurer dans notre recueil, donc voilà
Ne cherche pas trop à "comprendre" un poème dadaïste. :/

J'avoue que "décadentisme" me pose problème.
D'accord, merci beaucoup floreale 🙂
Je pense que je vais m'arrêter là, car je ne trouve pas d'autres poèmes

Au secours je dois trouver 10 poèmes, du 12 au 21 ème siècle - J’en ai trouvé 7 et là je sèche il me manque le 12 ème, 13 ème et 14 ème - Quelqu’un peut il m’aider svp

Bonsoir trevoria,Tu vas avoir du mal à trouver, le thème n’étant pas exploité au Moyen-Âge.Pour le XIIe siècle, je te propose un extrait du roman de Tristan et Yseult recomposé par Joseph Bédier à partir des œuvres de Béroul et Thomas. Écoutez, seigneurs, une aventure douloureuse, pitoyable à tous ceux qui aiment. Déjà Iseut approchait ; déjà la falaise de Penmarch surgissait au loin, et la nef cinglait plus joyeuse. Un vent d’orage grandit tout à coup, frappe droit contre la voile et fait tourner la nef sur elle-même. Les mariniers courent au lof, et contre leur gré virent vent arrière. Le vent fait rage, les vagues profondes s’émeuvent, l’air s’épaissit en ténèbres, la mer noircit, la pluie s’abat en rafales. Haubans et boulines se rompent, les mariniers baissent la voile et louvoient au gré de l’onde et du vent ; ils avaient, pour leur malheur, oublié de hisser à bord la barque amarrée à la poupe et qui suivait le sillage de la nef. Une vague la brise et l’emporte. Iseut s’écrie : « Hélas ! chétive ! Dieu ne veut pas que je vive assez pour voir Tristan, mon ami, une fois encore, une fois seulement ; il veut que je sois noyée en cette mer. Tristan, si je vous avais parlé une fois encore, je me soucierais peu de mourir après. Ami, si je ne viens pas jusqu’à vous, c’est que Dieu ne le veut pas, et c’est ma pire douleur. Ma mort ne m’est rien : puisque Dieu la veut, je l’accepte ; mais, ami, quand vous la saurez, vous mourrez, je le sais bien. Notre amour est de telle guise que vous ne pouvez mourir sans moi, ni moi sans vous. Je vois votre mort devant moi en même temps que la mienne. Hélas ! ami, j’ai failli à mon désir : il était de mourir dans vos bras, d’être ensevelie dans votre cercueil ; mais nous y avons failli. Je vais mourir seule, et sans vous disparaître dans la mer. Peut-être vous ne saurez pas ma mort, vous vivrez encore, attendant toujours que je vienne. Si Dieu le veut, vous guérirez même… ah ! peut-être après moi vous aimerez une autre femme, vous aimerez Iseut aux Blanches Mains ! Je ne sais ce qui sera de vous : pour moi, ami, si je vous savais mort, je ne vivrais guère après. Que Dieu nous accorde, ami, ou que je vous guérisse, ou que nous mourions tous deux d’une même angoisse ! » Ainsi gémit la reine, tant que dura la tourmente. Mais après cinq jours, l’orage s’apaisa. Au plus haut du mât Kaherdin hissa joyeusement la voile blanche, afin que Tristan reconnût de plus loin sa couleur. Déjà Kaherdin voit la Bretagne… Hélas ! presque aussitôt le calme suivit la tempête, la mer devint douce et toute plate, le vent cessa de gonfler la voile, et les mariniers louvoyèrent vainement en amont et en aval, en avant et en arrière. Au loin ils apercevaient la côte, mais la tempête avait emporté leur barque en sorte qu’ils ne pouvaient atterrir. À la troisième nuit, Iseut songea qu’elle tenait en son giron la tête d’un grand sanglier qui honnissait sa robe de sang, et connut par là qu’elle ne reverrait pas son ami vivant.