Fantasy : vraie littérature ?

Littérature

68 réponses · Page 2 / 4

je viens de tomber sur ce forum que je trouve très intéressant, pour une fois

ta question m'a plu, car comme toi j'aime autant lire de la fantasy qu'une "oeuvre classique". avant de vraiment connaitre ce genre j'avais aussi tendance à penser que c'était un peu bâtard, entre deux, et finalement je suis tombée dans cet univers et on retrouve les traits des "grands".
c'est pour çaque je suis devenue un "défenseur" du genre, et je vais peut être même préparer un master imaginaire sur l'héroique fantasy et le médiéval!!
*

bonne continuation à tous!!!
🙂
Pour ma part, je pense que ce n'est pas le genre "fantasy" de la littérature qui peut sembler à certaines "mauvaise", mais le style d'écriture de certains auteurs de fantasy.

Eh oui, comme c'est un genre littéraire très à la mode en ce moment, de nombreux écrivains s'y essayent tant bien que mal, et le résultat n'est pas forcément d'un "très haut niveau"… Mais, au moins, ça a la mérite de nous faire rêver .

Après, si Diderot, Voltaire ou Zola nous avait écrit un roman de fantasy, peut-être que les critiques de livres ne seraient pas aussi sévères avec ce nouveau genre littéraire… .
Je suis un grande amatrice de fantasy. Bien que depuis quelques années la cote de popularité de ce genre ait flambé, j'ai pour ma part toujours lu ce genre et bien avant cela.

Je vais rejoindre les propos de pierre lorsqu'il affirme :
pierre a écrit :Maintenant, si l'on cherche quelque chose de plus profond, ou de stylistiquement plus poussé, je crois qu'il faut chausser ses bottes d'égoûtier ! C'est un peu comme dans le polar,en fait : il y a certes de "grands" auteurs, mais ils sont comme des diamants dans des montagnes de charbon.
J'ai lu énormément de livres fantasy, et très peu de bons livres. Mais je ne pense pas que cette surproduction de navets soit du à ce genre en particulier, chaque genre qui détient un once de popularité se retrouve assaillit de récits de gare simplement publiés pour combler la soif des consommateurs.
J'aime les livres bien écrits, emplis de poésie, qui se lisent d'eux même mais qui pourtant nous font buter sur certaines phrases ou mots, non pas parce qu'ils sont mal écrits, mais au contraire parce qu'ils sont tellement beaux ou bien trouvés qu'on ne peut s'empêcher de les remarquer. Ce sont CES livres que je considère comme de la VRAIE Littérature au sein de la fantasy.

Je vais me risquer a citer des noms, mais on m'avait chaleureusement conseiller de livre Eragon, tout le monde parlait de ce merveilleux Eragon, alors j'ai emprunté les livres à un ami et quelle déception ! Des clichés que des clichés ! Rien de nouveau, une trame, des événements que l'on devine tellement ils sont évidents, pas de style en particulier de la part de l'auteur. Non non cela c'est du roman de gare de la plus basse qualité.
J'ai également tenté l'épée de vérité de ne je sais plus trop qui, je me suis arrêtée au premier tome et cela me convient ! Des pages et des pages inutiles dans l'histoire, et surtout ce moment qui m'a marqué l'esprit lorsque l'auteur décrit pendant deux ou trois cent pages les sévices que subit son héros prisonnier d'une femme qui doit le dressé, vêtue de cuir rouge et cravache et à l'appeler mon petit chier. J'ai trouvé cela risible !

Il y a tout de même de bons auteurs.
Philip Pullman dans le fantasy pour enfants, de bonnes idées, de vrais questionnements et une écriture à la fois simple pour les plus jeunes mais cependant pas ennuyeuse pour les plus grands.
J'apprécie également Moorcock pour son style très particulier et l'atmosphère de ses histoire.
Je lis en ce moment un trilogie, la guerre des cygnes, de Sean Russell, je ne clame pas encore la merveille, mais de ce que j'ai pu voir, même si rien de nouveaux ou vraiment original n'est apporté, un grands nombres de petites trouvailles intéressantes sont disséminées et son écriture est je trouve soignée et agréable.
Je conseil cependant à tous de lire "Le gout de l'immortalité" de Catherine Dufour, ce livre flirt avec la science fiction mais je suis plus que tombée sous le charme de cette histoire. Un récit sombre, sans aucune lueur d'espoir, des pensées qui s'enchainent sur des pages et des pages sans nous ennuyer, des événements qui se lient peu à peu pour nous surprendre et surtout une certaine réalité sur la bêtise humaine.

Voila pour mon avis, bien long excusez moi
Mais en un mot tout genre fait parti de la Littérature, mais il faut chercher plus intensément dans certains les bons livres qui valent la peine d'être lus.
Fantasy vraie littérature ?
Et pif gadget, qu'en pensez-vous ? Et Paris Match aussi, c'est bien écrit et ça se lit avec plaisir.
eddie a écrit :Fantasy vraie littérature ?
Et pif gadget, qu'en pensez-vous ? Et Paris Match aussi, c'est bien écrit et ça se lit avec plaisir.
Waw, quelle argumentation époustouflante.
oui

… au fait, je n'ai pas voulu argumenter… mais ce n'est pas grave !

Ce qu'il y a que je ne comprends pas, c'est ce besoin de légitimation.

La fantasy, qu'on aime ou pas, c'est de la fantasy. Paris match c'est Paris match, pourquoi vouloir créer une échelle de valeur ?
par ce que justement il a des personnes pour dénigrer ce genre et pour se lancer dans un débat intéressant
Je dirais que c'est, dans la plupart des cas, de la littérature de masse. Le style est souvent peu important dans ce genre de para-littérature.

Donc, je dirais, pas de la grande littérature, mais j'imagine que certains romans sont de meilleures qualités que d'autres (comme l'oeuvre de Tolkien, qui est fascinante).
J'adore la littérature fantasy, et de plus, je viens de terminer un ouvrage qui s'inscrit parfaitement dans cette discussion.

L'auteur déclare l'avoir écrit car il en avait marre d'entendre que "le merveilleux était rose", comme l'affirme par exemple Roger Caillois de l'Académie française. Il a voulu prouver que cette littérature était justement une VRAIE littérature, aussi riche et profonde que n'importe quel autre genre. Le livre s'appelle "Le merveilleux et la mort" de Viara Timtcheva, édité chez l'Harmattan en 2006.

Moi je vois mal comment quelqu'un peut remettre en doute la valeur d'oeuvres comme "Le Petit prince", "Peter Pan", "Histoire sans fin", "Momo", "Le seigneur des anneaux"… (Je parle bien des romans et non des versions Disney !)
moi je pense qu'en fantasy on trouve le meilleur comme le pire … comme dans d'autres genres. L'important c'est d'y prendre plaisirque ce soit de la "vraie" littérature ou pas qu'est-ce que ça change? D'ailleur qu'est-ce que la "vraie" littérautre?
Je pense moi aussi que la notion de "vraie littérature" fait partie de tout ce qu'il ya de plus subjectif.Beaucoup diront que la "vraie littérature" se réduit aux seuls auteurs classiques et te ressortiront un kyrielle de louanges sur des écrivains connus dont ils n'auront pas lu un seul bouquin…
pour ma part je lis pas mal d'auteurs comme Balzac, Maupassant et Zola qui me plaisent mais rien ne m'empêche de "faire un break" en me plongeant quelque fois dans un pavé de high-fantasy (le plus gros possible, de préférence…). J'ai très rarement trouvé un genre aussi distrayant et qui sait, il m'arrive de rencontrer des auteurs dont le style est tout à fait acceptable, pour ceux qui y tiennent tant! Le plus important dans la lecture est la distraction (On à tout le temps de converser à propos d'un style et d'en fouiller les subtilités les plus cachées pendant nos heures salutaires de français.).Au fait, y a t'il des romans fantasy peu connus que vous conseilleriez? J'ai épuisé mon stock de livres du genre (ce n'est pas la peine de mentionner Tolkien, Vance, Robin Hobb ,Bottero ou Paolini…)
merci !
Si l'on définit la littérature comme une tentative de création d'un monde par le style, il a bien peu d'écrivains qui sont littéraires… C'est évidemment le cas de Balzac et de Flaubert, et ce n'est pas le cas de Tolkien car il passait trop de temps à vérifier les phases de la Lune en 3019 du tiers âge pour se préoccuper de la cohérence de chaque phrase. Ni de Victor Hugo aux neuf dixièmes, le grand homme s'accordant des facilités… On connaît la définition de Barthes : la littérature, c'est le chat jaune de l'abbé Seguin car le mot jaune fait un trou dans la texture habituelle de la langue. Belle définition, mais élitiste à crever.
Mais je ne suis pas d'accord ! Bannir l'héroic fantasy de la littérature, non ! Ce n'est pas parce que le diamant n'est pas parfait, ou ne tend pas à la perfection, que ce n'est pas un diamant…
Comme disait le maître : "Tout ce qui est or ne brille point, tous ceux qui errent ne sont pas perdus…".
L'heroic fantasy récupère et transforme des mythes anciens et des structures de contes de fées. Elle reprend les récits épiques sous la forme romanesque, qui convient mieux à notre époque que la poésie chantée. L'épopée est un des plus anciens genres littéraires, il serait absurde de l'exclure de la littérature !

Ensuite, il est certain que le succès de ce genre incite bien des auteurs très médiocres à écrire des livres qui auraient pu rester dans leur tiroir. Mais ce n'est pas grave : les mauvais livres finissent par disparaître…

Dans mille ans, on verra bien quelles sont les œuvres d'heroic fantasy qui continuent à être lues et commentées par un nombre conséquent de gens !
en fantasy, pour trouver les perles rares, il faut trier.

le plaisir du lecteur n'est pas du tout ce qui importe le plus, j'ai lu des romans fantaisy tellement mal écrits qu'ils en deviennent vraiment insupportables!!!

(autre genre mais n'allez pas me dire qu'un amateur de littérature appréciera Marc Lévy , je fais là un parallèle pour le style déplorable)

mais en général je pense qu'il est injustifié de traiter la fantaisy de non littérature, c'est comme partout: il y a du bon, et du mauvais

pourtant, de maniere generale, je me permets de souligner un point: comme la production de fantaisy est tres souvent anglo saxonne, je conseille vivement aux amateurs du genre de lire en anglais dans le texte. d'abord parce que ce n'est vraiment pas difficile et ensuite parce que les traductions sont souvent bien mauvaises

pour ma part, voici les rares auteurs que je dévore

-Tolkien: le maître du genre, on ne peut pas lui refuser ça. et je trucide le premier qui me dit que le film de sa grande trilogie est mieux ou bien adapté 🙂
-Raymond E Feist; la saga "magician". c'est vrai que vers la fin, il se relâche un peu tant au niveau du style que de l'action, mais rien que pour les deux premiers tomes, ça vaut vraiment le coup!!
-Robin Hobb, Royal Assassin: là on touche à quelque chose de vraiment original. elle a un style bien à elle, qui peut à premiere vue paraître pompeux pour les grands amateurs d'action fantaisy parce qu'il est vrai qu'une grande partie de l'action… se déroule dans l'esprit des personnages
mais je la conseille vivement, cette nana a même réussi à m'aracher quelques larmes et POUR UNE FOIS les personnages féminins sont aussi voire plus intéressants que les hommes (sûrement parce que c'est une femme, dira ma petite voix féministe)

oui parce que Tolkien a beau être le maître, mais bon Arwen et Galadriel sont un peu là pour faire déco… grands dieux j'avais oublié Pullman!
ce mec fait partie de mes auteurs préférés, j'ai vraiment adoré et je l'ai relu en anglais récemment en me disant que ce b'était définitivement pas un coup de foudre de jeunesse
pour ma part je me suis énormément attachée au personnage de Lyra


quant à ce que j'ai pu lire dans la discussion… j'avoue que j'ai bien rigolé!
les livres fantaisy qui transmettent des valeurs telles que l'amour, l'amitié.. non mais hé ho faut arrêter hein!!
c'est comme si on disait que le schéma des contes de fées "ils se marierent et eurent beaucoup d'enfants" transmettaient des valeurs, une certaine vérité…
on conte les histoires d'un héros, d'un voyage initiatique mais de là prendre ces "valeurs" (entre guillements car je déteste ce terme et je ne le trouve pas vraiment approprié pour une hsitoire parlant d'elfes et d'ogres) au pied de la lettre. ça ne vous arrive jamais de vous laisser emporter par un bouquin sans vous prendre la tête pour chercher une interprétation foireuse et bien pensante?

bref, ce genre de réflexions a tendance à m'hérisser
Pour la fantasy, il est primordial mon sens de se faire conseiller. Internet, amis… Cela vous permet de ne pas commencer en étant déçu.


Je cite seulement une édition: Bragelonne. Des centaines de livres, j'en possède une bonne partie et seuls quelques uns m'ont profondément irrités.
Si on posait la question "Est-ce que les romans d'amour sont de la vraie littérature?" (par exemple), on ne pourrait y donner de réponse puisque cela dépend si on est en train de parler de "Belle du Seigneur" d'Albert Cohen ou alors d'un roman à l'eau de rose écrit par un auteur médiocre. Tout dépend de celui qui écrit et de l'oeuvre en question.C'est la même chose pour le "fantasy", qui existait autrefois sous d'autres formes qu'aujourd'hui, donc la seule question qui se pose, à mon avis, pour ce genre comme pour tous les genres littéraires, c'est: est-ce qu'aujourd'hui il y a encore beaucoup d'auteurs qui savent écrire?
La Fantasy, à savoir l'un des genres de l'écriture de l'imaginaire, est l'une des formes les plus anciennes de la littérature. Si l'on considère que les deux premières grandes oeuvres littéraires sont l'Iliade et l'Odyssée d'Homère, même si ce n'était pas encore des romans, elles faisaient déjà appels à l'imaginaire. Et si l'on regarde biens, tous les codes de la littérature moderne y apparaissent : ne serait-ce que le thème du voyage, récurrent aussi bien en Fantasy que dans les romans contemporains.
Quelques millénaires plus tard, chez les Romains, Virgile et son Eneide est encore une oeuvre qui fait appel à l'imagination (très inspirée d'Homère).
La raison pour laquelle certains "élitistes" rabaissent ce genre de littérature est qu'à mon sens nous assistons aujoud'hui à un retour en masse de l'imaginaire, avec tout ce que cela comporte en terme de production; du très bon et du très mauvais.

Héroic Fantasy est un genre créé pour qualifier l'oeuvre majeure de Tolkien, qu'est le Seigneur des Anneaux. C'est un genre "nouveau" en quelques sortes, alors que nous sortons d'une domination de l'écriture du "réel" avant les années 50, même s'il y avait Jules Vernes et H.G Wells. La SF a bien réussi à se faire une place grâce à de grands auteurs, la Fanatsy en compte moins, certes mais ce n'est qu'une question de temps. Je pense vraiment que l'âge d'or de la Fantasy est à venir. Il faut du temps, des décennies, aussi bien aux auteurs qu'aux lecturs, pour maîtriser la mise en oeuvre de tous ces mondes imaginaires. Lorsque nous aurons assimilé ces mondes alors le style pourra s'enrichir et présenter quelque chose de nouveau, de subversif.

En ce qui me concerne, j'ai lu Tolkien et un peu de Eddings pour la Fantasy anglo-saxonne car, cela a été dit par d'autres avant sur ce forum, j'ai réellement du mal avec la traduction. Je vais plutôt voir du côté de la Fantasy française et elle se porte aussi très bien, grâce à, notamment Pierre Grimbert (Le Secret de Ji) ou Mathieu Gaborit. Même si ces deux auteurs sont très intéressants, pour moi, le meilleur est à venir.🙂
Salutations.



À mon sens, et je suis passais par de nombreux passages et conduits charbonneux, la littérature fantacique est une brèche qui fut administré au monde définitivement lorsque feu J.R.R Tolkien révéla à nouveau aux lectorats mondiaux la réinsertion de matières affabulées et mythologiques existantes en une conceptualisation nouvellement agencée du légendaire inhérent aux fresques mythiques universelles.

Le genre, en lui-même, existe d'une certaine manière depuis que l'homme rêve et que l'homme croît, les folklores sont des sources pantagruéliques de paraboles, d'allégories, et donc, plus communément, de ce qu'on tient pour fable et conte.

De mon expérience intime de lecteur envagué, je dirais, sans sourciller de la façon la plus subtile étant, qu'il est un ouvrage majeur, qui pénètre l'œuvre manuscrite mondiale, outrepasse le genres, un fait littéraire et, à plus forte raison, métaphysique, enracinant de ces natures qui sont partagées des récits de tout temps : Le Cycle du Nouveau Soleil de Teur (Gene Wolfe).

Un essai fondamental, s'il ne devait y avoir qu'un seul écrit recelant plusieurs niveaux de compréhension, à la lecture, cela serait sans aucun doute celui-ci ; c'est assez simple, l'on peut à sa guise se positionner, soit en tant que lecteur d'une narration, soit comme investigateur d'une pensée, couchée sur papier, constamment étoilée d'une réflexion primordiale, de l'essence des choses, des voiles qui font trébucher les plus sagaces, des entropismes les plus ineffables, et qui singularisent les avenirs qui ne sont prédicables .

Un monolithe d'écorce humaine, un tranchoir d'or froid sur la facette la plus rigide de notre humanité, un recueil des immanités somptueuses.

Le Cycle du Bourreau Sévérian.
Bonjour à tous! je voulais savoir ce que vous pensez du du fantasy. Selon vous, est-ce que l'on peut considérer ce genre comme un genre littéraire à part entière?
Merci d'avance!!
Bien sûr qu'il s'agit d'une vraie littérature. Mais je pense qu'il faut savoir faire la part des choses. Il y a un nombre incalculable de roman Fantasy d'une pauvreté effrayante. On voit bien souvent des personnages récurrents, stéréotypés comme le barbare super balèze mais qui au fond est super sensible ou le personnage énigmatique au passé douloureux. Sinon, on a la copie conforme du seigneur des anneaux avec Shannara. Par contre, lisez Thomas B Swann et sa "trilogie du minotaure" ou "le cycle de latium".