Est-il possible d’intégrer une khâgne sans être passé d’abord en hypokhâgne ?
26 réponses · Page 1 / 2
Hello!
Je viens d'obtenir ma première année de licence de socio et je suis tentée par la khâgne lettres modernes dans l'optique de préparer les concours d'IEP. J'ai obtenu mon bac L à la session 2013. Vous comprendrez donc que je n'ai jamais fait d'hypokhagne. Est ce que vous pensez que c'est possible d'intégrer un khâgne sans etre passé d'abord en hypokhagne?(je vise pas de prépa prestigieuse)
Et est ce que une fois ma khagne faite, dans l'optique où je n'ai pas science po je pourrais rebifurquer facilement vers ma fac d'origine?
Voila voila, beaucoup de questions, j'espere que vous pourrez me répondre 😉
Même sans viser une classe préparatoire prestigieuse, j'ai peur que ton projet ne rencontre quelques obstacles:
- la khâgne est d'abord une année destinée à préparer le concours de l'ENS (Lyon en l'occurrence), et si ta motivation réelle est celle de profiter des enseignements de khâgne pour intégrer une IEP, je ne sais pas si la prépa que tu choisiras te fera passer en priorité…
- même s'il n'y a pas de programme en hypokhâgne, le but de l'enseignement est d'être pluridisciplinaire et de permettre aux élèves d'acquérir des méthodes de travail et de dissertation. Loin de moi l'envie de remettre en question la qualité de l'enseignement à la fac, mais je pense que le travail y est d'une toute autre nature: il faudra donc que tu acquières assez rapidement les méthodes de travail, de rédaction, et que tu prennes tout de suite le rythme. Quel que soit le niveau de la prépa, le rythme de travail en khâgne est très intense.
Conclusion: le mieux est que tu demandes au plus vite à la prépa qui t'intéresse et que tu présentes habilement tes motivations.
- Enfin, tout élève de prépa doit (normalement) s'inscrire en parallèle à la fac, ce qui lui permet de bifurquer facilement vers cette dernière en cas d'échec au(x) concours. Les prépas ont souvent des accords avec la fac. D'ailleurs, à la fin de la khâgne, on obtient des crédits ECTS, dont le nombre est fonction de notre assiduité en cours et de nos résultats au cours de l'année (max 60 ECTS par an, l'équivalent d'une année de fac).
Donc à priori, tu devrais pouvoir facilement te réorienter après une khâgne en cas d'échec, mais là encore, mieux vaut demander directement à la prépa concernée, et surtout ne pas tarder!
J'espère t'avoir aidée. Bon courage!
Je ne pense pas que cela soit possible, le passage en khâgne est soumis à la décision du conseil de classe qui n'accepte pas forcément tous les étudiants en khâgne. Difficile alors d'accepter qqun qui n'a pas fait ses "preuves" en première année.
D'ailleurs, à la fin de la khâgne, on obtient des crédits ECTS, dont le nombre est fonction de notre assiduité en cours et de nos résultats au cours de l'année (max 60 ECTS par an, l'équivalent d'une année de fac).
J'ai eu 120 ECTS pour mon année de prépa perso, 60 en lettres mo et 60 en histoire 8)
Tous ceux que je connais qui ont bifurqué de la fac vers la prépa ont recommencé en hypokhâgne!
J'ai eu 120 ECTS pour mon année de prépa perso, 60 en lettres mo et 60 en histoire 8)
de même 🙂
Oui mais c'est 60 par année de licence. Vous avez beau en avoir eu 120, vous n'avez validé que deux premières années 😉
( d'ailleurs étrange qu'on vous accorde en HK la double licence. Chez nous, hors spécialité artistique, c'est en fin de Khagne qu'on peut justifier et demander une double validation )
Mais je pense en effet que c'est impossible. La seule personne que je connais ayant quitté la fac après sa Licence 1 l'an dernier, pour venir en prépa a fait son HK avec nous cette année.
Qui plus est, ne t'avise pas de leur dire que ta motivation principale est l'IEP, ils apprécient moyennement en général 😉
Des méthodes de travail et de rédaction, un rythme soutenu, c'est justement ce qui me manque à la fac! Je ne me sens pas du tout bien préparée et entraînée, à l'écrit comme à l'oral dans ma licence. Je pense que ce n'est pas avec ma formation actuelle que j'arriverai à décrocher un concours! Et j'ai aussi l'impression terrible que si je ne fais pas le parcours typique: prépa+grande école, je n'obtiendrai jamais ce que je veux niveau professionnel (je veux être enseignante chercheuse). D'autant plus quand je constate que la quasi totalité de mes profs en sont passés par là…
Reprendre à partir de l'hypokhâgne ne m'aurait pas posé de problème si je n'avais pas 23ans. Mais là, ça m'embête de prendre encore du retard…
Je ne sais pas comment régler le problème du manque de formation et de suivi personnalisé propre à la fac. Je n'ai pas les moyens de me payer des cours particuliers. C'est pour ça que je ne vois pas d'autres solutions que la prépa…
Si tu souhaites être enseignante-chercheuse après avoir fait des lettres modernes, pourquoi donc vouloir passer par les IEP?
Mais si ce sont les IEP que tu vises avant tout, pourquoi alors ne pas tenter les concours au niveau bac +1, à l'aide d'une préparation complémentaire de type IPESUP (je ne sais pas si cette formation là est spécifiquement adaptée dans ton cas mais il y a en a sûrement d'autres)?
Pour Sciences-Po Paris, je crois qu'il faudra désormais tenter au niveau L3.
C'est juste le titre d'enseignant-chercheur qui t'intéresse ou tu as une matière de prédilection ?
Gagner un an, c'est peu par rapport aux sept au minimum que tu devras encore faire…
Je connais bien un maître de conférence en sociologie, il n'est passé ni par une CPGE, ni par des cours particuliers. La motivation et le travail lui ont suffit.
Je n'ai pas vraiment les moyens de me payer des prepa privées.
Non ce n'est pas le titre que je vise, dans l'idéal je voudrais faire de la recherche en sociologie/paléoanthropologie. Le truc c'est que vu le peu de place dans ces domaines, je voudrais pouvoir retomber sur mes pattes dans le cas où je n'obtient pas de poste. Et j'ai l'impression qu'en France quand on a pas fait de grande école, retomber sur ses pattes c'est bien plus compliqué que lorsqu'on a fait seulement de l'université…
Après je pense que je n'aimerai pas travailler en France mais dans des pays anglo-saxon, USA ou Canada par exemple. Donc je ne sais pas si mes calculs valent dans ce cas…
Emilielou > Quoique tu dises, 60 + 60, ça fait toujours 120, donc non ce n'est pas maximum 60 crédits par année de prépa 8)
Ça doit dépendre des prépas pour ça, et notamment des partenariats avec les facultés).
Tu aurais pu passer Sciences Po en bac + 0 cette année, ça se travaille seul à la bibliothèque comme concours. Pour le bac +1 c'est sans doute possible aussi, dans avoir besoin de recourir aux prépas privées.
Quant à reprendre en hypokhâgne ou en khâgne… Fin, tu ne perds jamais "qu'une" année de plus. La différence est aps bien grande !
cassandr3 a écrit :
Après je pense que je n'aimerai pas travailler en France mais dans des pays anglo-saxon, USA ou Canada par exemple. Donc je ne sais pas si mes calculs valent dans ce cas…
Passer par les IEP, notamment Sciences-Po, est toujours plus utile que la fac, compte-tenu des partenariats avec les universités étrangères et des stages à l'étranger durant la scolarité.
Il est vrai que la plupart des candidats réussissent le concours des IEP sans être passés par des préparations privées. Cela exige une certaine discipline. Au besoin tu peux toujours te procurer les sujets des épreuves des années précédentes et les travailler en préparant ta L2 en socio en parallèle.
Mais si tu penses manquer de base et de méthode, le mieux est d'aller en hypokhâgne, si tu peux. En même temps tu pourras toujours t'inscrire en L2 et essayer de la faire valider à l'issue de l'hypokhâgne (là je dis peut être une bêtise; je ne sais pas si c'est possible, surtout en étant en A/L). En tout cas, il n'est pas du tout certain que ton impression d'avoir perdu une année perdure à l'issue de cette période de travail intense…
Dis ça a la fac,
Pour eux 60 + 60 c'est très différent de 120.
Puisque 60 et 60 ne feront jamais l'équivalence de deux ans 😉
Merci d'éviter de me prendre pour une idiote qui ne sait pas compter 😉
Je ne fais que reprendre ton propre propos :
(max 60 ECTS par an, l'équivalent d'une année de fac)
Il n'est certes pas possible d'avoir deux années de fac dans une même matière pour une année de prépa, mais j'ai bien deux ans de fac pour une année de prépa, même si divisés en deux matières. Je signale juste que ce que tu dis est faux, étant donné que 60 + 60 c'est toujours plus que le "
maximum" de 60 que tu énonçais.
En plus, j'ai eu l'ineffable gentillesse de reconnaître que tu ne le savais pas à cause de ta prépa qui ne pratique pas ce genre de procédés, te disculpant ainsi de ton ignorance, plutôt que de l'imputer à une éventuelle, je te cite, "
idiotie".
Enfin bref, je m'arrête ici, l'auteur a eu un erratum en temps et en heure et sait maintenant que certaines prépas offrent gracieusement à leurs élèves deux L1 (donc l'équivalent de DEUX années à la fac), et c'est tout ce qui m'importait en venant poster ce message. 🙂
Comme j'aime bien jouer les réconciliateurs, Emilielou aurait dû préciser ou voulait dire : max 60 ECTS par an par matière. Et là vous seriez d'accord. 🆒
Pour un néophyte comme moi (j'ai fait, entre autres, du droit à l'université et n'ai pas connu le système des ECTS), ça finissait par être un peu compliqué et j'en perdais mon latin (enfin le peu qu'il me reste!) 🙂
Reprendre à partir de l'hypokhâgne ne m'aurait pas posé de problème si je n'avais pas 23ans. Mais là, ça m'embête de prendre encore du retard…
Tu vois juste. Je te conseille d'abandonner cette idée saugrenue. Reprendre, à 23 ans (bac + 5 ou 6) en compagnie d'étudiants de 17 ou 18 ans (niveau bac + 0) ne me paraît vraiment pas l'idéal.
De plus, si tu souhaites travailler à l'étranger, tu dois savoir que le système des grandes écoles est propre à la France.
Et à encore, à ce qu'on me dit, c'était encore plus compliqué avant Scipione. 🙄
Certes gabiana, mais si l'auteure reprend en khâgne, ça restera du bac +6 par rapport à du bac +1… Le fossé sera quand même grand donc tant qu'à faire autant jouer le jeu jusqu'au bout, non ?
Je le dis comme je le sens, Serdaigle. Ce n'est qu'une impression personnelle.
A 22 ans, j'avais terminé mes études et je travaillais. Alors, imaginer quelqu'un de 23 ans en hypokhâgne et même en khâgne, j'avoue que j'ai un peu de mal, d'autant plus que de mon temps (celui des dinosaures il est vrai 😉 ), l'âge limite pour passer les concours était de 21 ans.
Il est vrai que j'ai eu un élève en terminale de 23 ans…
Après, chacun voit.
Personnellement, ça ne me choque pas plus que cela: Il y a bien des personnes qui (re)commencent des études universitaires après avoir eu des enfants, pour se recycler ou simplement par plaisir; à 35 ans, voire beaucoup plus, elles se retrouvent sur les bancs de la fac avec des étudiants de 17/18 ans.
La question que l'on peut se poser est de savoir si à 23 ans on peut tenir le choc face à une charge de travail intellectuel intense. A cet âge, on n'a peut être déjà plus la même fraîcheur et résistance que lors de l'adolescence, un handicap que la maturité ne compense pas forcément.
J'ai connu une personne comme ça… La mère d'un ami qui s'était reconvertie pour faire des études de traduction. Elle devait bien avoir l'âge qu'indique Scipione, voire beaucoup plus.