Jean Desmarets de Saint-Sorlin - Lorsque sur ce château la lune se fait voir…

Entraide scolaire

11 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour ! 🙂 J'ai besoin de votre aide pour comprendre un poème, si vous pouvez juste m'expliquer ce qu'il raconte, son thème ce serait super gentil 🙂 Vous n'avez pas besoin de relever des procédés, figures de styles etc non non non juste m'expliquer ce qu'il raconte, cest pour mon oral de français ! 🙂 Merci merci de votre aide !!! 😀


Le poème: Les Promenades de Richelieu :
Lorsque sur ce château la lune se fait voir,
En éclaire une part, en peint l'autre de noir,
Je pense voir deux temps que confond la Nature.
Le jour est d'un côté, d'autre la nuit obscure.
Quel miracle! qu'ensemble ici règnent sans bruit
Et partagent la place et le jour et la nuit !
Allons voir aux jardins en plus ample étendue
L'ombre de ce grand corps sur la terre épandue.
Déjà du grand palais si clair, si bien dressé,
J'en vois sortir un autre obscur et renversé,
Noircissant le parterre, et ses superbes dômes
Sur la terre couchés comme de longs fantômes.
L'ombre aux corps attachée, inégale en son cours,
Suit l'astre également, et s'en cache toujours.
Allons voir ces canaux : quel doux calme en cette onde !
Ici je vois sous terre une lune seconde.
Ici le palais même, et si clair, et si beau,
A chef précipité se renverse dans l'eau.
Ô tromperie aimable ! Ô jeu de la Nature !
Est-ce une vérité ? n'est-ce qu'une peinture ?
Ensemble en trois façons ce palais se fait voir,
En soi-même, en son ombre, et dans ce grand miroir,
Où tout est à l'envers, où tout change d'office,
Où les combles pointus portent tout l'édifice.
Les astres pétillants y sont encor plus bas
Et semblent dans un lac prendre leurs doux ébats.
Leurs feux y sont riants, se plongeant sans rien craindre,
Et défiant les eaux de les pouvoir éteindre.
Quoi ! de la ville encor les pavillons égaux
Se montrent renversés dans ces larges canaux,
Et du double clocher les deux pointes égales
Semblent vouloir percer les prisons infernales. […]
https://www.pur-editions.fr/couvertures/1287663685_doc.pdf
Après la mort, le 4 décembre 1642, du Cardinal de Richelieu dont il est l’exécuteur testamentaire, il passe au service de sa nièce, Mme d'Aiguillon, qui lui fait avoir la charge de secrétaire général des galères, avec, à titre de gages une somme annuelle importante.
Outre ses activités d’officier, il est un écrivain déjà connu à partir de 1632, quand il publie son roman historique Ariane (deux tomes de 523 et 423 p) qui a tout de suite du succès, un succès qui durera jusqu'au XVIIIe siècle. Il est
romancier mais aussi poète, dès 1633, avec des poèmes et le « Discours de la poésie à Monseigneur le Cardinal de Richelieu » paru dans les Nouvelles Muses de Boisrobert. Il participe aussi en 1634 à l’Hôtel de Rambouillet à la célèbre Guirlande de Julie. Depuis 1631 il fréquente Conrart et les membres de la future Académie française dont les réunions se tiennent chez lui dès 1634. Lorsque l’Académie est constituée, il en est le chancelier de 1635 à 1638.

…/…
Après sa période théâtrale qui se termine à la mort du Cardinal, (de 1636 à 1642) il aura écrit 7 pièces de théâtre … Il se convertit en 1645. Il publiera plus tard plusieurs textes remplis d’une grande spiritualité religieuse comme l'Office de la Vierge Marie en 1645, les Promenades de Richelieu ou les Vertus chrétiennes en 1653,
l'Imitation de Jésus-Christ qu’il traduira en vers (1654…/…
Ce poème en alexandrins est à la fois une description, une évocation nocturne et une réflexion.
La clé d'une lecture au premier degré serait dans ces vers :
Ensemble en trois façons ce palais se fait voir,
En soi-même, en son ombre, et dans ce grand miroir,
Où tout est à l'envers, où tout change d'office,
Où les combles pointus portent tout l'édifice.
Merci mais je ne comprend pas enfaite le but de sa description du chateau, d'un premier temps si elle est plutôt péjorative ou améliorative et même pourquoi decrire un chateau dans un poème..
Curieux château sous la lune. Paysage paisible ou inquiétant.

Pour fixer la mémoire de Richelieu peut-être une description, un décor, un tableau en clair-obscur qui frappe l'imagination par son double aspect.
Cette description évolue vers une réflexion : "tromperie aimable" : les eaux sont un miroir du décor et du monde. Instabilité des choses. L'au-delà des apparences. Inversion. Instabilité. Aux portes du baroque.
Ah oui d'accord, merci bien ! 🙂
bonjour tout le monde,

je n'arrive pas à répondre à ces différentes questions,

- a quels moment a lieu cette vision du château ? pourquoi a-t-il été choisi par le poète ?
- quel est le temps employé dans le poème ? (le temps employé est le présent) quelle valeurs a t-il ? quels effet vise-t-il à susciter chez le lecteur ?
- combien de vision différentes du lieu sont délivrées ? relevez une phrase qui les résume. quelle formule assure le passage d'une vision à l'autre ? établissez le mouvement du regard.

le texte est le suivant:
Le poème: Les Promenades de Richelieu :

Lorsque sur ce château la lune se fait voir,
En éclaire une part, en peint l'autre de noir,
Je pense voir deux temps que confond la Nature.
Le jour est d'un côté, d'autre la nuit obscure.
Quel miracle! qu'ensemble ici règnent sans bruit
Et partagent la place et le jour et la nuit !
Allons voir aux jardins en plus ample étendue
L'ombre de ce grand corps sur la terre épandue.
Déjà du grand palais si clair, si bien dressé,
J'en vois sortir un autre obscur et renversé,
Noircissant le parterre, et ses superbes dômes
Sur la terre couchés comme de longs fantômes.
L'ombre aux corps attachée, inégale en son cours,
Suit l'astre également, et s'en cache toujours.
Allons voir ces canaux : quel doux calme en cette onde !
Ici je vois sous terre une lune seconde.
Ici le palais même, et si clair, et si beau,
A chef précipité se renverse dans l'eau.
Ô tromperie aimable ! Ô jeu de la Nature !
Est-ce une vérité ? n'est-ce qu'une peinture ?
Ensemble en trois façons ce palais se fait voir,
En soi-même, en son ombre, et dans ce grand miroir,
Où tout est à l'envers, où tout change d'office,
Où les combles pointus portent tout l'édifice.
Les astres pétillants y sont encor plus bas
Et semblent dans un lac prendre leurs doux ébats.
Leurs feux y sont riants, se plongeant sans rien craindre,
Et défiant les eaux de les pouvoir éteindre.
Quoi ! de la ville encor les pavillons égaux
Se montrent renversés dans ces larges canaux,
Et du double clocher les deux pointes égales
Semblent vouloir percer les prisons infernales. […]
merci d'avance 🙂
Combien de visions du lieu ?

On se demande si tu as analysé le texte.
Ensemble en trois façons ce palais se fait voir,
En soi-même, en son ombre, et dans ce grand miroir,
Merci beaucoup, je n'avais pas vu…

Et a quel moment à lieu cette vision ?
La présence de la lune indique qu'il s'agit de la nuit.
Et les "astres pétillants" sont les étoiles… Qui ne se voient que la nuit.
Merci beaucoup jean-Luc et Jehan, vous m'avez beaucoup aidé 🙂

Bonjour à tous

Est vous d'accord que la figure de style employé un vers 8 "ce grand corps" est une personnification ?

Elle sert à exagéré la valeur du palais