Réorientation tardive : passer de prépa ECE à hypokhâgne
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Bonjour à tous. Voilà, je vous expose mon cas.
Je suis extrêmement douée, et même brillante dans les matières littéraires. Vraiment, ce n'est pas pour me vanter, mais je suis bilingue en allemand, je suis très douée en anglais à l'écrit comme à l'oral, j'ai la passion de la littérature française, j'ai une très bonne plume et une âme de philosophe, et je me débrouille très bien en histoire-géo. Dans un grand lycée parisien (que j'ai fréquenté de la sixième à la terminale), j'ai toujours eu un dossier splendide grâce aux matières littéraires. En maths et en économie, j'étais un tout petit peu moins brillante (j'avais 14 au lieu de 16 disons) mais c'était vraiment léger, et en travaillant un peu avant un devoir, je réussissais très bien. Cette année, désireuse de ne me fermer aucune porte et d'entreprendre plus tard une carrière ouverte, internationale, lucrative, etc., j'ai fait une prépa ECE (prépa HEC voie économique). Les écarts du lycée se sont creusés. Je suis maintenant major de promo (=la première de promo) en culture générale, en langues aussi (ou à peu de choses près). Mais j'oscille entre 10e et 25e (sur une classe de 40 et quelques) en économie. Et… Je suis absolument NULLE en maths (et pourtant je les bosse…). Mais vraiment nulle, dernière de promo. Je rappelle au passage que les maths ont un coefficient égal à huit sur trente aux concours des écoles de commerce. Donc mes profs me disent que je me suis mal orientée, que je ferais bien mieux d'aller en hypokhâgne. Personne ne croit que je puisse avoir une école de commerce prestigieuse avec un dossier si déséquilibré (je me tape des 1/20 en maths quand même !). Etant donné que je souffre beaucoup en ECE, et que j'aime vraiment suffisamment les lettres pour y consacrer ma vie, je suis de l'avis de mes professeurs et envisage de changer de voie. Mais comment ? Je suis dans une excellente (vraiment excellente, je ne la nomme pas mais voilà…) prépa ECE, et j'ai peur de me retrouver dans une hypokhâgne de seconde zone qui ne me mènera jamais rue d'Ulm ! à ce stade de l'année, et sachant que je viens du privé, je n'ai aucune chance d'atterrir à Henri IV ou Louis Le Grand… Donc j'ai l'impression qu'où que je me tourne, je vais être frustrée par quelque chose de médiocre (soit une hypokhâgne médiocre, soit une école de commerce médiocre… Etant entendu que j'ai un très bon niveau et que je considère comme "médiocres" des écoles très correctes. Mais étant donné mon talent, dont tous mes professeurs très exigeants sont persuadés, cela me semble une juste fierté, dont je vous prie de m'excuser…)
Avez-vous, vous aussi, changé de voie? Pouvez-vous me donner des conseils? Que dois-je faire? Merci d'avance ! Je suis face à un choix que je risque de regretter toute ma vie s'il est mauvais !
D.D.E.
Bonjour,
Tu peux toujours tenter d'envoyer un dossier avec lettre de motivation et demande d'entretien, j'en connais - avec d'excellents dossiers - qui ont pu s'inscrire en hypokhâgne à la dernière minute comme ça : bon certainement pas à Henry IV mais dans des lycées comme Thiers (Marseille), Pierre de Fermat (Toulouse) ou moins prestigieux mais très sympa et travailleur Cézanne (Aix). Qui tente rien n'a rien mais c'est sans certitude 🙂
Tu peux également t'inscrire dans une prépa moyenne, faire une excellente hypokhâgne puis demander une khâgne plus prestigieuse.
Bonjour à toi,
as-tu déjà commencé tes démarches pour demander à intégrer une hypokhâgne ? souhaites-tu faire une hypokhâgne A/L ou B/L ? (peut-être que le niveau de mathématiques en B/L est moins exigeant qu'en ECE ? même si je n'en sais trop rien)
Au vu de ton cas de figure particulier, tu peux toujours soumettre ton dossier à H4 et LLG, qui ne tente rien n'a rien. 😉
Lorsque tu passes le concours de l'ENS en khâgne, la banque d'épreuves mise en place te permet de tenter des écoles de commerce dont HEC, l'ESSEC et j'en passe. Les profils littéraires sont très recherchés par les écoles de commerce.
Pour ce qui est des hypokhâgnes, il n'y a pas que les deux grands lycées parisiens dans la vie. D'autres prépas parisiennes valent le coup, notamment Fénelon ou Lakanal. Ensuite, tu peux demander de grandes prépas de province comme Le Parc à Lyon. Et puis, ce n'est pas parce que tu étudies dans une prépa moins réputée que tu ne peux pas intégrer une grande école.
Merci.
C'est vrai, mais ce qui me soucie principalement est la difficulté de passer du privé au public. Pas envie de me lancer dans un long débat là-dessus, mais j'ai de nombreux exemples qui me prouvent que c'est impossible (même si impossible n'est pas français… 😉 ) de passer du privé au public. Or les prépas que vous me suggérez sont… Publiques.
Ensuite quand on regarde les statistiques, on s'aperçoit vite que ceux qui rentrent à Ulm (car c'est Ulm que je vise, et je préfère encore une école de commerce médiocre qu'une école littéraire qui ne soit pas Ulm) ne viennent PAS des prépas moyennes. On me dira ce qu'on voudra, à partir de la 10e place, les AL rentrent 1 élève/an à Ulm. Point.
Je suis consciente de demander le beurre et l'argent du beurre, mais c'est la passion qui m'anime qui m'y pousse.
Ensuite en B/L les maths sont plus dures qu'en ECE donc c'est mort 😉. Je veux faire une HK AL puis me spécialiser pour Ulm en Khâgne.
"Les profils littéraires sont très recherchés"… Permettez-moi d'en douter. L'an dernier, 30 élèves de filières littéraires sont rentrés à HEC (où il y avait 280 places), dont 17 venaient de BL (ce qui ne m'intéresse pas) et 13 d'AL. Et sur ces 13, 7 venaient d'H4, 4 de LLG… Et le reste d'un peu partout en France (dont Lakanal, le Parc…). Donc on en revient à "Henri IV sinon rien" !
J'ai beau être vraiment certaine de vouloir étudier les lettres, devenir écrivain, lire, découvrir, comprendre les textes… Je me dis que la deuxième année d'ECE dure 6 mois à peine et que maintenant que j'y suis je peux y rester. Me conseilleriez-vous cette option?
Merci encore et d'avance de vos réponses !
D.D.E.
Je suis extrêmement douée, et même brillantedans les matières littéraires. Vraiment, ce n'est pas pour me vanter, mais je suis bilingue en allemand, je suis très douée en anglais à l'écrit comme à l'oral, j'ai la passion de la littérature française, j'ai une très bonne plume et une âme de philosophe, et je me débrouille très bien en histoire-géo. Dans un grand lycée parisien (que j'ai fréquenté de la sixième à la terminale), j'ai toujours eu un dossier splendide grâce aux matières littéraires. …. Donc mes profs me disent que je me suis mal orientée, que je ferais bien mieux d'aller en hypokhâgne.
….Etant entendu que j'ai un très bon niveau et que je considère comme "médiocres" des écoles très correctes. …Mais étant donné mon talent, dont tous mes professeurs très exigeants sont persuadés,…)….
Eh bien, il faut suivre ton penchant et l'avis de tes professeurs et aller en hypokhâgne, puis en khâgne et présenter Ulm.
J'ai connu un cas de réorientation un peu différent. Il s'agissait d'un garçon qui est passé de math sup' à prépa EC. L'élève a intégré l'ESSEC. (Peut-être trouves-tu cette école médiocre ? Je crois qu'elle est considérée comme très correcte)
Il n'est pas non plus indispensable de se trouver à Henri IV ou à Louis le Grand pour intégrer Ulm, si tu es l'élève hors du commun que tu nous décris à grand renfort de superlatifs.
Pourquoi ne peux-tu pas opter pour une prépa publique ?
Tu nous en dis à la fois trop et trop peu pur que l'on puisse te conseiller utilement.
madamesorel a écrit :Merci.
C'est vrai, mais ce qui me soucie principalement est la difficulté de passer du privé au public. Pas envie de me lancer dans un long débat là-dessus, mais j'ai de nombreux exemples qui me prouvent que c'est impossible (même si impossible n'est pas français… 😉 ) de passer du privé au public. Or les prépas que vous me suggérez sont… Publiques.
C'est faux. J'en connais, dont certains intervenants de ce site !
madamesorel a écrit :J'ai beau être vraiment certaine de vouloir étudier les lettres, devenir écrivain, lire, découvrir, comprendre les textes… Je me dis que la deuxième année d'ECE dure 6 mois à peine et que maintenant que j'y suis je peux y rester. Me conseilleriez-vous cette option ?
Pour faire quoi ensuite, si tu refuses une école "médiocre" ?
Les passerelles entre privé et public sont bouchées. Le discours de l'école publique laïque est : "Si vos parents ont de l'argent, qu'ils continuent à vous payer le privé. Vous y êtes, vous y restez.". J'ai plusieurs fois tenté de quitter mon grand lycée privé pour de grands lycées publics (Henri IV, Louis Le Grand) et mes candidatures ont été repoussées. De même dans des lycées publics moins prestigieux. J'ai même pu discuter avec le directeur d'un lycée public parisien (pas très prestigieux mais plutôt bon) qui m'a avoué avoir pour directives de l'éducation nationale : "personne du privé ne passe dans le public". Et c'est la même chose en prépa, de l'aveu de ma chef d'établissement (qui bosse dans le privé, mais je pense qu'elle sait de quoi elle parle). Je sais que je vais trouver des gens pour nier cet état de faits, mais ce n'est pas le propos.
Je considère l'ESSEC pour ce qu'elle est : la deuxième école de commerce de France, le Poulidor des EC. Néanmoins, elle est historiquement la première et a donc un grand prestige, en outre, elle propose un double diplôme avec Ulm, ce qui m'intéresserait… Mais mon niveau de maths m'interdit de penser à l'ESSEC ! Quand je parlais d'écoles médiocres, je pensais plutôt aux gens qui me serinent "Non mais il n'y a pas de honte à avoir Neoma". Soyons clairs : pour moi, si, il est honteux avec le dossier que j'ai (que j'avais…?) d'entrer à Neoma.
Et oui, je me considère comme une élève hors du commun par le degré de ma passion et de mon talent (sinon dans les disciplines académiques, du moins dans l'écriture imaginative). Si je n'ai pas intégrer une HK directement, c'est à cause de mes parents et professeurs (…le cliché de l'ado révoltée rimbaldienne…). Je ne veux froisser ou indigner personne par mon orgueil, mais j'insiste pour préciser que je ne suis pas juste "bonne en français". C'est beaucoup plus que cela.
Enfin, pour être très claire : je suis actuellement en fin de 1ère année d'ECE et n'ai présenté ma candidature dans aucune HK. Vous êtes les seuls confidents de mes doutes, et je n'ai entrepris AUCUNE démarche.
Merci de votre aide, et si vous avez des questions (pour pouvoir m'aider "utilement") n'hésitez pas.
D.D.E.
Petit rappel : l'Ecole normale supérieure n'a pas pour vocation d'ouvrir des carrières "internationales, lucratives, ouvertes", mais bel et bien de former des professeur-e-s et des chercheurs/euses pour travailler dans l'enseignement secondaire ou supérieur. Y aller avec la ferme intention de briser son engagement décennal en pantouflant dans le privé n'est pas acceptable. Peut-être te fais-je un procès d'intention mais la teneur de tes posts me fait craindre le pire.
Je comprends tes résultats en maths !
« Les mathématiques ont toujours été la meilleure école d’humilité » Alain Connes
Anne345 a écrit :Je comprends tes résultats en maths !
« Les mathématiques ont toujours été la meilleure école d’humilité » Alain Connes
Je me trouve dans un état de profonde détresse en raison d'un mauvais choix d'orientation.
Je suis très malheureuse en ECE et je me vois sur le point de rater ma vie, ou de la passer à être velléitaire, comme un Frédéric Moreau. Alors laissez-moi
renouveler mes excuses pour ce qui peut passer pour de l'orgueil, mais est une fierté pour des résultats que j'ai obtenus à force de travail et de passion. Une fierté d'aimer la littérature, et d'essayer de la servir, humblement. C'est cette passion qui me rend si malheureuse aujourd'hui.
Je vous en prie, Anne345,
ne m'accablez pas avec votre humour noir ou avec vos reproches. Je suis une élève excellente en matières littéraires, ne faisons pas de fausse modestie, et ces matières me passionnent. Je répète que je ne veux choquer personne mais seulement être aidée car je me sens très mal en ce moment à cause de mes études.
Si j'étais vraiment sûre de moi je ne serais pas sur ce forum en train de vous demander votre avis.J'espère que vous me comprenez.
Pour ce qui est du post précédent, l'ENS ouvre de nombreuses carrières dans la fonction publique et prépare à l'ENA, ce qui me correspondrait plus que d'être professeur(e?). Je n'ai pas vraiment la fibre pédagogique… Ainsi même si ma carrière n'est pas forcément internationale, elle pourrait, après l'ENS, être du moins intéressante, ouverte, et ne pas se faire dans l'enseignement. Je ne compte nullement briser d'engagement décennal, et, en effet, vous me faites un procès d'intention, mais mon premier message prêtait à confusion ; je vous prie de m'en excuser.
D.D.E.
Pourquoi ne pas essayer d'intégrer Sciences-Po ? Cela me semble correspondre bien davantage à vos projets. Leur préparation à l'ENA n'est plus à présenter.
J'y ai pensé mais cela me semble compromis puisque je serai l'année prochaine en classe préparatoire (en 2è année d'ECE ou en HK, je ne sais pas encore) donc où trouverais-je le temps de préparer sciences po (dont le concours a lieu en cours d'année scolaire)? Ou alors je pourrai peut-être présenter sciences po une fois en école (de commerce? De lettres?)… Est-ce possible? Et ma soif de littérature pourra-t-elle être étanchée par l'enseignement généraliste à coloration politique (en bonne dandie, je n'aime pas la politique…)? Toutes ces questions me font douter que sciences po (où je ne suis pas du tout certaine d'être admise étant donnée ma mollesse sur les sujets politiques, et mon manque de confiance total dans la capacité de la politique à résoudre les problèmes, mais c'est un autre débat…) soit une solution…
Je vous remercie d'essayer de m'aider.
D.D.E.
Quel métier envisages-tu ? Tu parlais d'être écrivain, mais aucune école ne prépare à ce métier…
Sinon, je suis désolée mais tes messages me hérissent un peu 🙂, j'ai l'impression que tu accordes trop d'importance au "prestige" de telle ou telle école…mieux vaut une prépa modeste mais agréable à une grande école dont tu n'es pas sûre de sortir diplômée et avec une ambiance de travail détestable…
madamesorel a écrit :Les passerelles entre privé et public sont bouchées. Le discours de l'école publique laïque est : "Si vos parents ont de l'argent, qu'ils continuent à vous payer le privé. Vous y êtes, vous y restez.". J'ai plusieurs fois tenté de quitter mon grand lycée privé pour de grands lycées publics (Henri IV, Louis Le Grand) et mes candidatures ont été repoussées. De même dans des lycées publics moins prestigieux. J'ai même pu discuter avec le directeur d'un lycée public parisien (pas très prestigieux mais plutôt bon) qui m'a avoué avoir pour directives de l'éducation nationale : "personne du privé ne passe dans le public". Et c'est la même chose en prépa, de l'aveu de ma chef d'établissement (qui bosse dans le privé, mais je pense qu'elle sait de quoi elle parle). Je sais que je vais trouver des gens pour nier cet état de faits, mais ce n'est pas le propos.
Comme tous mes camarades qui ont intégré une école, une fac ou une formation publique, je n'ai eu aucun problème pour passer d'un lycée privé à une prépa publique.
Je pense que tu as mal regardé; on intègre ScPo à bac+0 ou bac+3, il reste cette dernière possibilité dans ton cas, et apparemment tu n'en as pas conscience mais il y a de nombreux masters à ScPo qui ne s'adressent pas qu'aux gens passionnés de politique. Par exemple, Ressources Humaines ou encore Marketing. D'ailleurs, dans ces domaines, le fait que tu sois particulièrement sûre de toi ne peut pas te desservir (à mon avis).
Après, je ne suis pas sûr de tout comprendre. Si tu es excellente en lettres, ton dossier sera accepté dans les bons lycées non (les HK A/L se fichent des maths…) ? Après si tu cibles seulement les privés il ne te reste aucun choix (2 lycées d'après l'Etudiant dont un à Nîmes!..), donc pour le coup tu n'as pas vraiment le choix !.. Si on en croit Titania et les autres tu dois absolument envoyer ton dossier aux lycées publics …
De nombreux élèves en HK, préparent le concours de Sciences Po et la plupart d'entre eux le réussissent. Si tu es une élève excellente comme tu le dis, tu ne devrais pas trop avoir de mal à te ménager un peu de temps pour ce concours et l'obtenir sans trop de problèmes, en sachant que les révisions pour Sc-Po ne te prendront pas toute ton année. 😉
Pour intégrer l'ENS, ce qui compte, ce n'est pas vraiment le prestige d'une prépa, même si on a tendance à penser qu'elle prépare forcément mieux au concours si elle fait intégrer plusieurs de ses élèves à Ulm. La réussite du concours dépend en grande partie de toi.
Je prends l'exemple de ma prépa, elle est classée plutôt correctement, il me semble. Et pourtant, cette année, sur 90 élèves de khâgne (environ, peut-être moins), on compte 23 cas d'admissibilité (Lyon, Ulm, Chartes confondus). C'est du jamais vu, mais cela prouve que la réussite du concours dépend de la motivation des élèves avant tout.
On peut entrer à Sciences Po (je parle évidemment de Paris vu la teneur de tes messages, hors de question d'aller dans les médiocres IEP de province j'imagine, autant aller prendre une sup de co fût-elle moyenne) avec un niveau L3 donc soit en faisant 3 ans de prépa lettres, ce qui te laisse le temps de tenter et retenter Ulm - d'ailleurs Sciences Po devient clairement une roue de secours de luxe pour les cubes parisiens -, soit en faisant deux ans de prépa et si ça te fatigue d'aller en licence et d'enchaîner sur sciences po. Sous couvert d'être sélectionnée évidemment.
Eh bien, entre Sherly et madamesorel, je vois qu'on a tort de parler de la bof-génération !
Il n'y aucun problème pour passer du privé au public -je connais suffisamment de cas dans les plus grandes prépas pour savoir que c'est faux-. Les prépas ont intérêt à prendre les excellents dossiers pour mettre le maximum de candidats et donc progresser ou se maintenir dans le classement. Autrement dit, si tu n'es pas prise, c'est parce qu'ils ne sont pas convaincus par l'excellence de ton talent -les gens sont parfois si méchants-.
Quant à préparer Sciences Po, ça se fait. Je ne suis d'ailleurs pas sûr que tous les étudiants de Sciences Po soient passionnés par la chose politique.
benvad97 a écrit : Après si tu cibles seulement les privés il ne te reste aucun choix (2 lycées d'après l'Etudiant dont un à Nîmes!..), donc pour le coup tu n'as pas vraiment le choix !
Il y a beaucoup plus de prépa privées que cela.
Entre autres les maristes à Lyon, qui - paraît-il - obtient de bons résultats, il y en a également 4 ou 5 en région parisienne.
madamesorel a écrit : (…)
Ensuite quand on regarde les statistiques, on s'aperçoit vite que ceux qui rentrent à Ulm ne viennent PAS des prépas moyennes.
<long soupir> Quand comprendra-t-on enfin que, si les prépas moins prestigieuses ont peu de reçus aux ENS, ce n'est pas parce qu'elles
forment moins bien leurs élèves qu'Henri IV, mais parce que les élèves
susceptibles d'intégrer choisissent au départ les prépas prestigieuses?
En d'autres termes, si tu as bien le profil que tu prétends (et note que je n'émets aucun jugement sur tes prétentions), tu pourras intégrer Ulm depuis n'importe quelle prépa où les profs maintiennent les exigences des concours, c'est-à-dire au moins les vingt premières de France (pour autant que ces classements aient un sens).