Bac français 2014, série L - Écriture d’invention
46 réponses · Page 2 / 3
J'ai l'impression que nous avons fait à peu près la même chose AliciaD 🙂 J'ai commencé par décrire une fille assise sur la fenêtre de sa chambre qui n'avait pas dormi de la nuit et qui contemplait le ciel étoilé depuis la veille au soir (je ne me suis pas vraiment attardée sur cette description). Ensuite le soleil commençait à se lever quand elle se plongea dans ses pensées et se remémorait ses vacances d'été, les choses qu'elle voyait, les odeurs qu'elle sentait, ce qu'elle s'imaginait, ce qu'elle aimait voir et faire… Et puis à la fin je la fais revenir à la réalité et je décris ce qu'elle voit en sortant de ses pensées c'est-à-dire le soleil qui est déjà levé, son père qui taille les haies, sa mère et son petit frère qui jouent ensemble au ballon, heureux 🙂 C'est très synthétisé ce que je dis là, bien sur j'ai détaillé dans ma copie tout ce qu'elle ressentait, ses sentiments… Je me suis beaucoup inspirée de Madame Bovary avec le fait qu'elle se plonge dans ses pensées mais je me suis aussi inspirée de l'Assommoir par rapport au sentiments qu'elle peut éprouver sans forcément toujours parler de ce qu'elle voit… (Je ne sais pas si je suis très claire dans mes propos ^^)
Parfois je me dis que c'est peut-être hors sujet, parfois je me dis que c'est une bonne idée car tout le monde n'a pas forcément pensé à s'immiscer dans les pensées de son personnage… On verra bien, de tout façon maintenant c'est fait !
CloeB c'est super sympa ce que tu as fait pour ton invention ! Les sens connoté tout ça !
Tout le monde pense avoir fait du h-s dans ma classe quasi tout le monde a pris ça et une la dissert…x)
Je suis moi aussi assez embêtée. En rendant ma copie, sans être sûre d'avoir une bonne note, j'étais plutôt fière de moi. Sauf que, là, en relisant les sujets, panique totale. J'ai mal lu la consigne et écrit un texte dans lequel je mets en scène une jeune fille…qui n'est pas moi !! Je m'inquiète beaucoup car, même si j'avais eu 16, 5 au bac blanc (le sujet était très ressemblant) et que j'ai fait plus ou moins la même chose, j'ai mal respecté la consigne… Pensez-vous que cela me coûte beaucoup de points ?
Merci beaucoup Juju123, tu me rassures vraiment ! Oui, moi aussi j'ai demandé à mes amis et ils m'ont tous dit qu'il avaient pris le sujet d'invention sauf un ou deux 🙂 Et on a eu de la chance nous les L, il n'était pas trop difficile le sujet car apparemment celui des ES était beaucoup plus compliqué :/
De toute façon je me rassure en me disant que je me rattraperai demain pour les sciences !
Nothingness97, je ne pense pas que tu aies du souci à te faire, si à ton BAC blanc tu as eu 16.5 avec un sujet très ressemblant, tu devrais avoir la moyenne 🙂 Et puis nous sommes plusieurs à avoir parlé à la troisième personne ! Comme je le dis plus haut, ma prof de français m'a dit que parler à "je" n'était pas une obligation… De plus, la consigne voulait que l'on s'inspire des textes du corpus qui étaient à la troisième personne pour la plupart…
J'espère t'avoir rassurée 😉
Nothingness97 tu n'est pas la seul , je l'ai pas fait mais d'autres sur ce topic ou de ma classe si …c'est pour ça que j'ai fait un bon brouillon avec les idées , un contexte , la personne etc . Après peut être ce sera un point ou deux mais me semble-il qu'il y avait pas écris ''AVEC LA PREMIÈRE PERSONNE SINON VOUS CREVEZ TOUS :* ''
CloeB : de rien 😮uai enfin le corpus m'a saoulé…par contre j'ai écris que deux pages à l'invention…
Haha les sciences…j'ai eu 11 au bac blanc sans réviser et vu que la j'ai révisé j'vise les 12/13/14 , j'essaye de surtout bosser mon oral il me manque 10 textes (+ 3 à revoir car mal compris ) .
Moi j'ai eu 14 au BAC blanc de sciences donc je vise cette note !
Tu le passes quand ton oral de français Juju123 ? Je stresse beaucoup pour l'oral, me retrouver seule face à des gens que je ne connais pas m’angoisse mais ça va vu que je passe le 26 Juin, la période de stress va être moins longue que pour d'autres !
CloeB : le 27 Juin vers 14h…dans un lycée que je connais pas à 30 min en voiture de chez moi (y) c ca qui me stress.
J'ai eu 3 oraux , que je révisais pas correctement donc le premier 7 , le deuxième 8 et le troisième 8 aussi : pourtant j'avais donné des axes du plans mais je répondais pas assez à la question..la j'my suis pris vraiment et je prend du plaisir à écrire mes cours les analysé , reprendre le texte , le plus dure c'est se motiver…
Et tkt pas pour le stress soit naturelle , l'examinateur ne doit pas t'enfoncer il est habitué si tu trembles parle à toi même : dit toi : '' moins moins vite '' '' imagines c'est ta prof de cette année '' etc .
Ou au pire médite ou fume un joint (y) (bon le joint…c'est pas trop ça mais la méditation ça aide) !
Merci, c'est sympa de me rassurer comme ça 🙂
Moi j'ai eu 13 à mon premier et 12 au deuxième… D'après les term' de mon lycée, je peux rajouter facile 1 ou 2 points donc ça me rassure un peu mais bon je vais les bosser mes textes et je vais essayer d'avoir 14 !
Le joint je sais pas si c'est une bonne idée vu dans l'état que ça me met ahah ^^
Bon, merci les cocos, je suis un peu rassurée mais je pense que tant que je n'aurai pas eu ma note, je n'e serai pas tranquille (et après non plus !). 😜 En plus, j'ai appelé ma fille (celle du te te, hein) Marianne de Boisfrelon. Fin bref, je suis partie dans un genre de délire balzacien (sans avoir le même talent, bien sûr, ce serait trop beau). Comme je suis handicapée, j'ai un tiers-temps et j'ai fini à treize heures dix, la personne qui me surveillait avait de ces gargouillements de ventre, je ne vous raconte pas 😀 Finalement, j'ai écrit deux pages et demi à l'ordi
juju123 a écrit :le 27 Juin vers 14h
Tss, cette chance que vous avez quand on compare avec ceux qui passent le 30 juin 🙂
J'ai également utilisé la troisième personne "elle".. j'ai peur d'etre notée "hors sujet" :/
voila mon devoir :
Ecriture d’Invention- Bac L 2014
C’était une heure après midi, a l’heure la plus chaude où la campagne semble morte. Fanny se laissa choir lourdement sur la petite chaise de paille. Du haut de la maison, sous les toits, sa lucarne lui offrait une vue prisée sur les alentours. Accoudée, le poing écrasant son front moite, elle plongea son regard à travers les jalousies d’une persienne où s’écaillait la peinture. Il faisait chaud, terriblement chaud.
Tout était immobile et semblait s’être tu. La terre jaune et sèche se craquelait de ca de la et laissait voir, desséchées et ternes, quelques rares touffes d’herbes que piétinaient les passants. Il n’y avait pas de vent et pourtant il flottait dans l’atmosphère quelques parfums engageants. Les foins coupés la veille odoraient dans toute la campagne et tout à l’heure les paysans se hâteraient de l’entasser dans les granges, inquiétés par les lourds nuages noirs qui pointaient au-dessus des collines. Avec le Taoumé, où Pagnol avait passé son enfance, finissait l’horizon.
On devinait sur les rochers de pierres jaunes et sèches, qui s’accrochaient au flanc de la colline, quelques nids de buses ou autre rapace surplombants la forêt de pins.
Fanny laissa remonter son regard. Elle voyait maintenant le village, avec ses bâtisses vieilles et sales et leurs façades lézardées par le temps. Devant l’église que brulait le soleil quelques imposants platanes redessinaient la place où, centre des villages de Provence, trônait une archaïque fontaine sur laquelle somnolaient les chats.
Dans les cafés les rideaux étaient tirés, on avait enlevé la pancarte « ouvert » et les volets à l’étage étaient baissés : c’était l’heure de la sieste.
Le village d’ici semblait mort, écrasé par le soleil brulant. L’eau de la fontaine coulait toujours et encore créant une monotonie douce qui berçait comme un mœurs.
Depuis hier le vent ne soufflait plus. Et si l’on croyait parfois voir les oliviers danser, ce n’était que le soleil qui faisait des mirages et s’amusait à nous jouer des tours. Fatiguée de sa matinée et engourdie par la chaleur, dans sa chambrette où l’on suffoquait malgré la persienne close, Fanny se prit a rêver.
Où étaient donc passés ces espoirs qui avaient nourris sa jeunesse ? On lui avait conté mille fois la Provence aux miels dorés et aux santons de couleurs habitants les églises. Où étaient les chapeaux de paille, les pêches sucrées, les bals de la St jean ? Et que sont devenues les milliers de cigales dont elle ne retrouvait que les mues ?
Ainsi elle devrait pour toujours brûler sa peau au soleil en coupant les lavandes. Ses mains devraient toujours être rougies par l’eau froide du lavoir et ses mollets mordus par les herbes folles accrochant aux haillons comme l’avait écrit Rimbaud. Il lui faudrait prendre sans relâche le chemin de la source tirant de son bras mince un vieil âne dont le pas, sur les racines, trébucherait.
Elle contemplait ainsi cette nature morte ou pourtant elle devait vivre. Le soir qui tombait lui fit peu à peu reprendre ses esprits, mais la laissa dans un songe que les nouvelles couleurs de ce soir lui portaient.
Un doux crépuscule aux teintes chaudes embrasa l’espace, de la terrasse à l’extrémité de l’horizon. Elle percevait quand elle se penchait, en prenant garde à ne pas tomber, le verger où sur les branches des arbres pendaient comme de lourdes boucles d’oreilles, des gouttes noires. C’était les figues qui renfermaient précieusement le miel sucré et rouge dont raffolait Fanny. C’était l’heure où dans les bassins, l’eau appelait a la baignade et laissait miroiter les milles éclats du soleil.
Au loin on entendait le son clair et pur d’une petite flute et on devinait le berger rentrant ses brebis à l’étable.
L’air étouffant retombait, on suffoquait moins et Fanny respirait plus calmement. Alors encore étourdie de cette chaleur qui retourne les esprits comme la terre qu’on laboure, fanny ferma les yeux. Même les paupières closes insolente et inlassable revenaient la peinture de ce tableau. Elle ressentait encore les rayons brulant sa peau, en respirait les milles et une effluves de thym, romarin, de lavande, en percevait la rugueur des pierres, la froideur de l’eau et croyait sentir sur son palais couler le miel et fondre la figue, et elle la savourait comme la madeleine de Proust.
Et quand elle rouvrir les yeux, en face d’elle comme un miroir, immobile mais résigné bien qu’encore étourdi par l’été écrasant de ce mois d’août, un âne, attaché à son pieu par une corde rêche mais solide, tout comme Fanny semblait étrangement rattachée par son destin a cette terre sauvage, impitoyable mais douce de Provence.
Inesmarie, je trouve ton travail vraiment très bien. On se croit vraiment plongé dans cette atmosphère du midi ( si bien décrite par Pagnol, Maupassant, Zola..Cézanne!), et c'est assez brillant de jouer avec le fait que dans nombre de ces ouvrages, le midi est vu comme une terre magnifique, alors que dans ton texte, tu remets en cause ces codes, mais pour finalement les confirmer ( chute)! Donc c'est très bien. Ecriture fluide, assez typique du XIX, donc c'est impecc! J'ai peut être l'impression que tu te repetes un peu à la fin, mais c'est juste qu'il faut bien trouver des points négatifs! Et c'est aussi dommage d'avoir écrit à la P3, parce que quand on relit le sujet, et ton invention, c'est vrai que ca fait un peu défaut, mais vu ton travail j'espere que tu ne seras pas pénalise(e!). En tout cas, tiens moi au courant de ta note!
Ah, et du coup je vous montre ce que j'ai fait (j'espere n'être pas hors sujet): description en deux parties, vue de la fenetre de la chambre du haut de mon immeuble, l'arrière plan c'est la description des champs, des courbes féminines tracées par lhorizon, du ciel ( " qu'il était bleu le ciel, et grand l'espoir"), odeur des herbes, couleurs des fleurs, douce ombre des arbres ( description qui reprend un peu Le Lys dans La vallée de Balzac). Tout ca represente le bonheur, la lumière, l'amour. Mais il y a une sinuosité grisatre qui traverse les prés ( route parallele au serpent;
, symbole de l'amant caché, de la traîtrise, de la jalousie…) et le temps change ( bouleversement de l'âme, évolution, changement): orage, pluie comme des barreaux de prisons ( Baudelaire), mer des blés devient mer déchaînée. Puis deuxieme partie de la description, au premier plan: qqs immeubles de la ville, et en contrebas, destruction d'une école ( destruction de l'enfance, de l'âme, de soit, de ce que l'autre nous a justement " appris, on rappelle le vers d'Eluard: " Par la caresse nous sortons de l'enfance mais qqs mots d'amour et c'est notre renaissance"). Description moderne du batiment detruit ( tole, lavabots, chaise, pelleteuse mécanique) marque contraste entre idéal romantique ( les champs , la nature) et notre siecle ( moderne, pollué, fade), qui se rapproche de la destruction de la Lison dans la Bête Humaine ( love Zola). Finit sur la terre ouverte, plaie béante dans la ville ( et donc ville= vie). Est ce que le correcteur comprendra tous les sous entendus????? Mystere!!!!!
Bonjour JeanneMary, Merci beaucoup pour ton commentaire, ca me rassure un peu 🙂
En tout cas ta production me semble très réussie aussi, avec beaucoup de références littéraires, et ca compte !
tient moi au courant de ta note aussi ! 🙂
je te souhaite d' avoir réussi ce devoir ! 😉
Inesmarie, même si la consigne impliquait d'utiliser la 1ère personne du singulier, la qualité de ton travail ne pourra pas passer inaperçue, tu auras au moins la moyenne, c'est un minimum. C'est tellement rare pour les professeurs de français de voir des élèves écrire correctement de nos jours…
Sinon, oui, je trouve que ça pourrait être utile de faire partager nos récits par la suite. Pourquoi pas en faire un nouveau topic après les résultats ?
Très bonne idée embu! 😉
Hello,
Merci pour ta réponse InesMarie. De toute facon, je suis tout à fait d'accord avec Embu, ton travail est vraiment excellent et le prof sera trèèèèèès content de corriger une copie telle que la tienne. D'ailleurs je pense qu'en général cette écriture demandait une certaine capacité à " bien" écrire ( pas besoin d'être Zola ou Flaubert bien entendu) puisque le fond ne me semblait pas extrêmement difficile à trouver ( ce n'était pas une écriture du style: deux romanciers débattent sur l'intérêt de se retrouver dans les pensées du perso…une dissert déguisée quoi). Enfin voilà, pour ceux qui s'inquiètent du fond de leur copie ( une histoire de girafe dans les précédents messages 😜 ), mis à part le respect ds consignes ( fenêtre, description, reflet de l'âme), il n'y a pas beaucoup de chances de tomber dans le hors sujet 🙂
Et très bonne idée d'Embu 😉
Je pense malheureusement que ça va te coûter cher… Même si dans le corpus, les points de vue sont différents, là ils disaient vraiment que ça devait être toi. Après ce n'était pas obligatoire de s'inspirer du corpus il le suggèrent ("par exemple"). C'était juste pour nous aider à nous inspirer
Merciiii trop gentil vos commentaires, et je croise les doigts pour tomber sur un correcteur assez gentil qui comprendra le stress des élèves, et sera un peu indulgent 🙂
Il était super votre sujet d'invention! 😮
J'aurais adoré composé moi aussi dessus 😀
Hello tout le monde?
Alors, contents de vos notes?