Bac français 2014, série L - Commentaire
35 réponses · Page 2 / 2
Voilà le travail d'une copine, qui est super bien à mon sens 🙂
Le XIXe s est considéré en France comme l'âge d'or du roman. Partagé entre plusieurs mouvements tels que le romantisme, le réalisme et le naturalisme ; le réalisme a pour volonté de décrire minutieusement chaque élément du récit. Stendhal affirme d'ailleurs qu' "un roman est un miroir que l'on promène le long d'un chemin", ses propos illustrant ainsi le but des auteurs de cette école qui est de rendre compte du réel. Henri Beyle, ou sous son nom de plume, Stendhal, est une figure de proue du réalisme. Ses oeuvre telles que Le Rouge et le Noir et La Chartreuse de Parme dont est extrait ce texte, en témoignent. Dans cet extrait, l'importance du détail et donc de la description du paysage qui entoure le personnage peut nous amener à nous demander en quoi elle permet de traiter de manière originale le thème de l'emprisonnement.
Pour répondre à cette problématique, nous analyserons les éléments qui font de cette description celle d'un paysage idéalisé pour ensuite étudier de quelle manière la thématique de la prison semble s'effacer.
SON PLAN:
I- Un paysage idéalisé
A) Utilisation registre epidictique
- abondance dans le lexique d'adjectifs mélioratifs et adverbes "majestueusement" "parfaitement"
- éléments de la nature qui donnent un côté merveilleux et exotique "oiseaux de toute sorte" mais ancre aussi le récit dans la réalité : mention des Alpes
B) paysage idéalisé car décrit par Fabrice
- focalisation interne : pensées du personnage
- personnage amoureux : il voit le paysage à travers un filtre ; il découvre ce que connait sa bien aimée "palais du procureur" : son père
- influence des humeurs sur ce qu'il perçoit
C) Description imposante
- nombre de lignes décrivant paysages nettement supérieur à celui de la cellule
II- Thématique de la prison effacée derrière le paysage
A) Effet d'attente et de surprise
- mention de la prison seulement 7 lignes après le début du texte et au travers du simple nom commun "les geôliers"
- Il se focalise sur le paysage
B) Le paysage accorde peu d'importance à sa condition
- métaphore des oiseaux dans leur cage : il pourrait se voir à travers eux, voir son état de prisonnier mais il décèle seulement le bon côté : ils observent eux aussi la splendeur du paysage
- dans ses questionnements : il minimise sa situation : adverbe d'intensité "tant" = exagération quant à ce à quoi il s'attendait. En vérité, sa condition lui est agréable
C) Système d'opposition où la nature est gagnante
- avec des locutions telles que "tandis que", "au lieu" qui opposent mauvais/bons cotés de sa prison
- arguments mauvais toujours contrebalancés par la merveille que représente le paysage
- fin sur terme quasi antithétique des "douceurs de la prison" : aucun désavantage il aime sa condition
@liti55 et @apollo1 > Merci ! J'espère que les correcteurs seront de votre avis …
@apollo1 > Concernant ce plan, je le trouve très bien ! Seulement, je pense qu'on aurait pu plus insister sur la psychologie de Fabrice. Et puis, je sais pas mais j'ai trouvé le texte drôle ! J'ai parlé du registre comique.
Moi j'ai bien moins insisté sur le réalisme, enfin j'ai juste fait une sous-partie.
@DanielFortunato > J'ai aussi ouvert sur l'Education sentimentale. Et aussi sur Manon Lescaut …
Bonsoir je suis nouveau sur ce forum, j'ai opté pour le commentaire de texte au bac.
Etant d'un naturel anxieux j'aimerais vous soumettre ma réflexion afin d'avoir vos retour (car je stress beaucoup :/)
Tout d'abord j'ai choisi d'axer ma réflexion sur l'inattendu (et le paradoxe) de cette scène.
Ma problématique (pas fantastique désolé..) est la suivante: Comment l'auteur parvient-il à créer une situation inattendue.
Voici par ailleurs mon plan (assez détaillé):
1)Un paysage inattendu et bénéfique.
La prison est censé être obscure, sale, effrayante pourtant…
A-Un paysage réconfortant.
Le paysage est coloré et vivant (couleur crépuscule et vie des oiseaux (verbes)).
Le cadre est réconfortant (possessif "sa prison" familiarité; connotation des termes (quand il parle des montagnes solitaires) protection…)
Le paysage comprend le héros (personnification)
B-Un paysage majestueux.
Un paysage imposant (immensité: nommer les chaîne de montagnes; les monts…plus "un seul petit coin était caché" restriction couplé à un pléonasme (un coin est petit) insiste sur la grandeur du cadre)
Paysage grandiose (champ lexical du beau)
Cadre magnifique (lune et crépuscule (déjà beaux) renforcé par des adj, adv, compléments "majestueusement", "parfaitement" donc splendeur cadre)
C-Un paysage évoquant l'amour (évoqué au conditionnel ici car interprétation)
Lui rappelle Celia (dans discours direct) relation entre cadre, paysage et Celia.
Termes propre à la séduction tels que charmer, attirer.
Le paysage est alors inattendu: il est beau,réconfortant…(contraire prison)
2)Un héros exalté (paradoxe)
Fabrice est heureux, exalté alors qu'il devrait être désespéré, effrayé.
A-L'insouciance de Fabrice.
Insouciant semble découvrir monde comme un enfant, excitation enfantine (Vb courir au passé simple (vivacité))
Les symboles de l'enfermement (cages et barreaux) à connotation péjorative (privation de liberté) sont associés à des adj mélioratifs (jolies et sublimes) donc antithèse marquant insouciance (ne se rend pas compte).
La dernière phrase antithétique (avec l'oxymore prison et douceur) plus l'ironie de Stendhal qui nous prévient ("notre héros..") du décalage de son héros.
Enfin, les deux oratoires montrent que la prison n'est pas terrible.
B- Fabrice:un héros heureux.
Thème de l'amusement (lexique "spectacle, amusement..)
Optimisme et admiration (voir le lexique)
L'exclamative sur Celia traduit son exaltation.
L'oxymore finale ou prison devient même une joie.
Enfin, négation du malheur (sans songer autrement à son malheur, Fabrice fut ému et ravi).
Fabrice est heureux d'être en prison, il est exalté donc paradoxe.
J'ai conclu sur le paradoxe, l'inattendu et l'originalité.
J'ai élargit sur le topique de l'enfermement en littérature avec L'ingénu de voltaire où le héros apprendra en prison et deviendra alors un esprit raisonné (autre vision de l'enferment).
Voilà en gros (enfin assez détaillé) donnez moi vos avis s'il vous plaît car je stress énormément (pourquoi suis-je né sans confiance en moi :'(…) 😜
Alors voici les erreurs, ou plutôt devrais-je dire blasphèmes, qui apparaissent dans mon devoir; pourriez-vous me donner l'intensité de leur stupidité sur une échelle de 1 à 10, 1 étant les erreurs qui me vaudrons une note minable (5/16), et 10 celles qui passeront totalement inaperçus et qui me garantirons une bonne note (14/16) :
- Les "multiples oiseaux", ramènent aux pensées et émotions diverses du personnage.
- Toutes les fautes d'orthographe.
- J'ai parler à un moment d'anaphores des questions rhétoriques, au discours direct; et j'ai ensuite affirmer qu'à travers elles il essayait de se convaincre lui-même.
- L'utilisation du conditionnel "doit" (d'ailleurs c'est pas du conditionnel pas vrai?) lorsqu'il parle de Cléline, renvoi à son ignorance et désir de connivence.
- L'indicateur temporel abstrait "ce jour là" révèle qu'il ne compte plus les jours (je n'avais pas vu le "huit heures et demie" ..etc).
- Une des dialectique principal de mon commentaire portait en gros sur : Stendhal détourne, et critique le romantisme en mettant en scène un personnage typique romantique et en contrastant sa condition avec le réel (avec le jeu du paradoxe).
- Mes phrases qui ne voulaient parfois rien dire.
Voilà j'attends votre avis 😐
Bonjour à tous!
J'ai choisi le commentaire car les deux autres sujets ne m'inspiraient pas et que, normalement, j'ai de très bonnes notes en choisissant ce sujet.
Or, j'ai été prise par le temps donc mon commentaire n'est pas comme j'aurais aimé qu'il soit, et le stress, et j'ai vraiment trèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèès peur d'avoir fait un hors sujet alors j'aimerais vraiment VOS AVIS S'IL VOUS PLAIT 😞
Etant donné l'objet d'étude concerné, j'ai axé mon commentaire sur le personnage. Lorsque j'ai lu le texte, j'ai été frappée par son aspect romantique (pourquoi? très bonne question..)
Mon plan est très incomplet car je ne me souviens plus exactement de tout!
Donc voici ma problématique: Comment le héros romantique est transcendé par l'amour dans cet extrait? ( je ne me souviens plus de la formulation exacte..)
Plan :
I) Un regard romantique sur le monde
A) un personnage romantique ( de ce que je me souviens, j'ai parlé ici de la description faite par Fabrice, très subjective et presque élogieuse)
B)Le lyrisme amoureux ( je crois que j'ai parlé des passages au discours direct, de la presque folie dont est atteint le personnage..)
II) Le retour moral à la liberté
A) La liberté par le rêve ( j'ai dit plusieurs choses mais j'ai surtout insisté sur l'épisode des oiseaux, du presque dialogue se nouant entre Fabrice et eux, de la symbolique des oiseaux -la liberté-)
B) L'amour pour l'enfermement ( toutes les expressions qui montrent l'amour de Fabrice pour sa condition de prisonnier)
J'ai fait une ouverture sur la poésie et "La chevelure" de Baudelaire où l'amour pour la femme aimée permet aussi l'évasion morale
QU'EN PENSEZ-VOUS ???? Moi je trouve ça ultra nul quand je lis tous vos travaux qui sont juste géniaux… 😞 😞 😞 😞
@Leopoldine, non il ne me semble pas que tu as fait de hors sujet, et tu as axé ton analyse sur la même thématique que la mienne : psychologique.
Moi par contre il me semble avoir fait un grave hors sujet en affirmant que Stendhal critiquait le romantisme ou le détournait; en tant que réaliste, j'ai dis qu'il confrontait la vision d'un personnage typique romantique avec le monde, et par le paradoxe et l'ironie, montrait en gros la naïveté du romantisme / le critiquait / en faisait une sorte de satire.
Pense tu que cela sera vu comme un hors-sujet?
Danielfortunato: Stendhal était en parti romantique (à cheval entre romantisme et réalisme).
il critiquait la naïveté de son héros, avec ironie c'est sur mais je ne sais pas si c'était une critique du romantisme en générale.
Je ne pense pas que tu ai cependant fait un hors sujet.
Après il faut voir l'ensemble (comme toujours).
Pour l'orthographe si l'on n'est pas noyé sous les fautes ce n'est pas tragique, pour la syntaxe incorrecte ça l'est un peu plus mais rien d'effroyable.
Quant aux diverses erreurs d'analyse c'est déjà plus grave (conditionnel).
Pour les autres si tu as mis un conditionnel dans ton interprétation et que tu as justifié et expliqué cette dernière il n'y aura apparemment pas de soucis.
Leopoldine: ton plan me semble bien et cohérent donc pas trop de stress. En tout cas de ce que je vois ça me semble bien.
S'il vous plait donnez moi vos avis sur le mien car je suis en gros stress… 😞
Merci infiniment de m'avoir rassurée !
Anti ton plan est vraiment bon après moi et assez original!
Danielfortunato tu as tout bon aussi !
Ma prof m'a dit que leurs instructions en tant que correcteur étaient les suivantes : "Tout projet de lecture cohérent est recevable". Elle m'a même dit qu'ils acceptaient les analyses linéaires !
Donc pas de stress vos travaux son tous cohérents et pertinents!
Coucou!
Désolé de remettre le couvert avec ça mais du coup vous pensez que mon plan peut aller? :s Je suis vraiment inquiète je suis la seule j'ai l'impression à avoir un peu zapper le côté romantique ( j'ai dit que la prison était vue positivement par Fabrice dans son côté naïf, mais j'ai aussi dit dans La prison que bin ça en restait une quoi. Par contre je suis trop stupide j'ai complètement oublié de traiter le côté personnage amoureux avec sa tirade dont j'ai simplement relevé l'exclamation -_- Du coup vous en pensez quoi?
lele35 a écrit :
I- Le personnage de Fabrice: Un antihéros.
1) L'excitation et l'enthousiasme de Fabrice. ( comportement parfois enfantin etc..)
2) Un héros naïf.
3) L'ironie et les interventions de l'auteur face à son héros.
II- Une scène d'enfermement.
1) La prison.
2) … en opposition avec la liberté (où j'ai mis les oiseaux)
3) Contexte spatio-temporel= réaliste. ( je n'avais presque plus de temps)
Je ne sais pas si c'est une bonne chose mais je n'ai pas abordé l'aspect romantique du héros (du moins directement son exaltation suffisait à le voir).
De plus je trouve ton plan très intéressant notamment la partie ironie de Stendhal qui je pense a été assez peu traitée en général.
Honnêtement ton plan me semble être très bon, donc si l'intégrale de ton commentaire est au niveau de ton plan je pense que tu ne devrais pas trop t'inquiéter ^^
@anti D'accord merci de tes conseils 😉 j'admire ton plan en tout cas.
Et personnellement oui pour le héros et la focalisation interne j'ai utiliser un terme discutable… je l'ai dis comme ça :
"Le lecteur n'a pas accès au monde extérieur, mais à des fragments de décors filtrés par le prisme / la conscience "euphorique" du personnage."
Le terme euphorique n'est-il pas extrême? En soit, c'est une prison que Fabrice embellit donc par la force du contraste c'est une définition morcelée de son état d'âme.
@Leopoldine Merci de ta réponse, et oui ne t'inquiète pas ton plan est très honorable; l'approche psychologique du personnage était assez importante au vu de la focalisation interne.
D'accord, merci anti 🙂 ton plan à toi aussi me semble très juste et cohérent!
Bonjour, alors voila j'ai passe mon ecrit de Francais et j'ai choisi le commentaire sur un extrait de
La Chartreuse de Parme.
Je suis vraiment angoissee car je pensais l'avoir reussi mais je commence reelement a me poser des questions.. J'aimerai, si possible, des avis sur mon plan.. :
Voici l'extrait :
Il courut aux fenêtres ; la vue qu’on avait de ces fenêtres grillées était sublime : un seul petit coin de l’horizon était caché, vers le nord-ouest, par le toit en galerie du joli palais du gouverneur, qui n’avait que deux étages ; le rez-de-chaussée était occupé par les bureaux de l’état-major ; et d’abord les yeux de Fabrice furent attirés vers une des fenêtres du second étage, où se trouvaient, dans de jolies cages, une grande quantité d’oiseaux de toute sorte. Fabrice s’amusait à les entendre chanter, et à les voir saluer les derniers rayons du crépuscule du soir, tandis que les geôliers s’agitaient autour de lui. Cette fenêtre de la volière n’était pas à plus de vingt-cinq pieds de l’une des siennes, et se trouvait à cinq ou six pieds en contrebas, de façon qu’il plongeait sur les oiseaux.
Il y avait lune ce jour-là, et au moment où Fabrice entrait dans sa prison, elle se levait majestueusement à l’horizon à droite, au-dessus de la chaîne des Alpes, vers Trévise. Il n’était que huit heures et demie du soir, et à l’autre extrémité de l’horizon, au couchant, un brillant crépuscule rouge orangé dessinait parfaitement les contours du mont Viso et des autres pics des Alpes qui remontent de Nice vers le Mont-Cenis et Turin ; sans songer autrement à son malheur, Fabrice fut ému et ravi par ce spectacle sublime. « C’est donc dans ce monde ravissant que vit Clélia Conti ! avec son âme pensive et sérieuse, elle doit jouir de cette vue plus qu’un autre ; on est ici comme dans des montagnes solitaires à cent lieues de Parme. » Ce ne fut qu’après avoir passé plus de deux heures à la fenêtre, admirant cet horizon qui parlait à son âme, et souvent aussi arrêtant sa vue sur le joli palais du gouverneur que Fabrice s’écria tout à coup : « Mais ceci est-il une prison ? est-ce là ce que j’ai tant redouté ? » Au lieu d’apercevoir à chaque pas des désagréments et des motifs d’aigreur, notre héros se laissait charmer par les douceurs de la prison.
Et voici mon plan et ma problematique :
Comment le personnage principal est-il percu comme victime de l'amour ?
I.Un personnage amoureux.
a) Champ lexical de la beaute.
Semble caracteriser + la femme qu'il aime que la prison en elle-meme.
b) L'amour donne des ailes.
Le personnage semble mis en hauteur, porter par la magie de l'amour. Champ lexical des mont/montagnes.
c) Utilisation du vocabulaire lyrique.
Scene romantique.
II. Personnage voyant la vie en rose.
a) Opposition frequente.
Liberte =/= Enfermement.
Oiseau =/= Prison.
b) Comparaison.
c) Champ lexical de la beaute.
Le personnage est aveugle par l'amour.
III. Critique du romantisme
a) Perte des facultes du personnage.
Il oubli presque le lieu ou il est.
b) Utilisation de l'ironie. "notre Heros"
c) Presence de l'auteur.
Merci pour vos futures reponses..
Mixounette a écrit :Bonjour, alors voila j'ai passe mon ecrit de Francais et j'ai choisi le commentaire sur un extrait de La Chartreuse de Parme.
Je suis vraiment angoissee car je pensais l'avoir reussi mais je commence reelement a me poser des questions.. J'aimerai, si possible, des avis sur mon plan.. :
Voici l'extrait :
Il courut aux fenêtres ; la vue qu’on avait de ces fenêtres grillées était sublime : un seul petit coin de l’horizon était caché, vers le nord-ouest, par le toit en galerie du joli palais du gouverneur, qui n’avait que deux étages ; le rez-de-chaussée était occupé par les bureaux de l’état-major ; et d’abord les yeux de Fabrice furent attirés vers une des fenêtres du second étage, où se trouvaient, dans de jolies cages, une grande quantité d’oiseaux de toute sorte. Fabrice s’amusait à les entendre chanter, et à les voir saluer les derniers rayons du crépuscule du soir, tandis que les geôliers s’agitaient autour de lui. Cette fenêtre de la volière n’était pas à plus de vingt-cinq pieds de l’une des siennes, et se trouvait à cinq ou six pieds en contrebas, de façon qu’il plongeait sur les oiseaux.
Il y avait lune ce jour-là, et au moment où Fabrice entrait dans sa prison, elle se levait majestueusement à l’horizon à droite, au-dessus de la chaîne des Alpes, vers Trévise. Il n’était que huit heures et demie du soir, et à l’autre extrémité de l’horizon, au couchant, un brillant crépuscule rouge orangé dessinait parfaitement les contours du mont Viso et des autres pics des Alpes qui remontent de Nice vers le Mont-Cenis et Turin ; sans songer autrement à son malheur, Fabrice fut ému et ravi par ce spectacle sublime. « C’est donc dans ce monde ravissant que vit Clélia Conti ! avec son âme pensive et sérieuse, elle doit jouir de cette vue plus qu’un autre ; on est ici comme dans des montagnes solitaires à cent lieues de Parme. » Ce ne fut qu’après avoir passé plus de deux heures à la fenêtre, admirant cet horizon qui parlait à son âme, et souvent aussi arrêtant sa vue sur le joli palais du gouverneur que Fabrice s’écria tout à coup : « Mais ceci est-il une prison ? est-ce là ce que j’ai tant redouté ? » Au lieu d’apercevoir à chaque pas des désagréments et des motifs d’aigreur, notre héros se laissait charmer par les douceurs de la prison.
Et voici mon plan et ma problematique :
Comment le personnage principal est-il percu comme victime de l'amour ?
I.Un personnage amoureux.
a) Champ lexical de la beaute.
Semble caracteriser + la femme qu'il aime que la prison en elle-meme.
b) L'amour donne des ailes.
Le personnage semble mis en hauteur, porter par la magie de l'amour. Champ lexical des mont/montagnes.
c) Utilisation du vocabulaire lyrique.
Scene romantique.
II. Personnage voyant la vie en rose.
a) Opposition frequente.
Liberte =/= Enfermement.
Oiseau =/= Prison.
b) Comparaison.
c) Champ lexical de la beaute.
Le personnage est aveugle par l'amour.
III. Critique du romantisme
a) Perte des facultes du personnage.
Il oubli presque le lieu ou il est.
b) Utilisation de l'ironie. "notre Heros"
c) Presence de l'auteur.
Merci pour vos futures reponses..
Coucou! Je trouve ton plan très bon et pertinent, et de toute façon ce ne sera que valorisé du moment que tu justifies tes propos avec cohérence.
Tu as mis combien de temps à faire tout ça :O?
( en fait ton plan est presque exactement celui que je voulais faire à la base mais j'ai été prise par le temps 😞..)
Bonjour,
Jean-Luc a rédigé un corrigé du commentaire. Vous le trouverez sur le site :
☑️
Corrigé du commentaire : Stendhal, La Chartreuse de Parme, partie II, chapitre 18
Bonne lecture, et merci Jean-Luc !