Bonjour,
j'ai un travail à faire sur un texte tiré de "René" de Chateaubriand. (je suis en seconde)
Il s'agit de questions pour nous aider dans l'analyse. Or je ne comprends pas à quoi doit nous amener l'une de ces questions : "A quoi cette contradiction aboutit-elle ? quels sont les deux voyages possibles pour le héro romantique ?"
La contradiction dont il s'agit est celle entre le guerrier conquérant, à l'origine des bouleversements et le pâtre humble, qui vit reclus et se contente de ce qui l'entourre.
J'ai l'impression que cette contradiction se réfère à l'image même du héro romantique, le guerrier représenterait le refus du monde, l'homme qui se bat contre les injustices et le pâtre serait la fascette romantique, l'homme sensible qui vit avec cette nature avec la notion d'isolement qu'on retrouve dans le romantisme.
Mais je ne sais pas si ça répond à la question.
Pour les deux voyages il me semble que le guerrier représente le voyage vers la mort, le suicide (fantôme, de l'immatériel : nuages, vent ) et que le pâtre représente l'isolement (on peut voir ça comme un voyage en hermite, loin des hommes).
Voici l'extrait du texte.
j'ai un travail à faire sur un texte tiré de "René" de Chateaubriand. (je suis en seconde)
Il s'agit de questions pour nous aider dans l'analyse. Or je ne comprends pas à quoi doit nous amener l'une de ces questions : "A quoi cette contradiction aboutit-elle ? quels sont les deux voyages possibles pour le héro romantique ?"
La contradiction dont il s'agit est celle entre le guerrier conquérant, à l'origine des bouleversements et le pâtre humble, qui vit reclus et se contente de ce qui l'entourre.
J'ai l'impression que cette contradiction se réfère à l'image même du héro romantique, le guerrier représenterait le refus du monde, l'homme qui se bat contre les injustices et le pâtre serait la fascette romantique, l'homme sensible qui vit avec cette nature avec la notion d'isolement qu'on retrouve dans le romantisme.
Mais je ne sais pas si ça répond à la question.
Pour les deux voyages il me semble que le guerrier représente le voyage vers la mort, le suicide (fantôme, de l'immatériel : nuages, vent ) et que le pâtre représente l'isolement (on peut voir ça comme un voyage en hermite, loin des hommes).
Voici l'extrait du texte.
"Comment exprimer cette foule de sensations fugitives que j'éprouvais dans mes promenades ? Les sons que rendent les passions dans le vide d’un cœur solitaire ressemblent au murmure que les vents et les eaux font entendre dans le silence d’un désert ; on en jouit, mais on ne peut les peindre.Si quelqu'un peut m'aider, merci
L’automne me surprit au milieu de ces incertitudes : j’entrai avec ravissement dans le mois des tempêtes. Tantôt j’aurais voulu être un de ces guerriers errant au milieu des vents, des nuages et des fantômes ; tantôt j’enviais jusqu’au sort du pâtre que je voyais réchauffer ses mains à l’humble feu de broussailles qu’il avait allumé au coin d’un bois. J’écoutais ses chants mélancoliques, qui me rappelaient que dans tout pays le chant naturel de l’homme est triste, lors même qu’il exprime le bonheur. Notre cœur est un instrument incomplet, une lyre où il manque des cordes, et où nous sommes forcés de rendre les accents de la joie sur le ton consacré aux soupirs.
Le jour, je m’égarais sur de grandes bruyères terminées par des forêts. Qu’il fallait peu de chose à ma rêverie ! une feuille séchée que le vent chassait devant moi, une cabane dont la fumée s’élevait dans la cime dépouillée des arbres, la mousse qui tremblait au souffle du Nord sur le tronc d’un chêne, une roche écartée, un étang désert où le jonc flétri murmurait ! Le clocher solitaire s’élevant au loin dans la vallée a souvent attiré mes regards ; souvent j’ai suivi des yeux les oiseaux de passage qui volaient au-dessus de ma tête. Je me figurais les bords ignorés, les climats lointains où ils se rendent ; j’aurais voulu être sur leurs ailes. Un secret instinct me tourmentait : je sentais que je n’étais moi-même qu’un voyageur, mais une voix du ciel semblait me dire : « Homme, la saison de ta migration n’est pas encore venue ; attends que le vent de la mort se lève, alors tu déploieras ton vol vers ces régions inconnues que ton cœur demande. »
« Levez-vous vite, orages désirés qui devez emporter René dans les espaces d’une autre vie ! » Ainsi disant, je marchais à grands pas, le visage enflammé, le vent sifflant dans ma chevelure, ne sentant ni pluie, ni frimas, enchanté, tourmenté, et comme possédé par le démon de mon cœur."