Chateaubriand, René - Mais comment exprimer cette foule de sensations fugitives…

Entraide scolaire

28 réponses · Page 2 / 2

Bonjour,
j'ai un travail à faire sur un texte tiré de "René" de Chateaubriand. (je suis en seconde)
Il s'agit de questions pour nous aider dans l'analyse. Or je ne comprends pas à quoi doit nous amener l'une de ces questions : "A quoi cette contradiction aboutit-elle ? quels sont les deux voyages possibles pour le héro romantique ?"
La contradiction dont il s'agit est celle entre le guerrier conquérant, à l'origine des bouleversements et le pâtre humble, qui vit reclus et se contente de ce qui l'entourre.
J'ai l'impression que cette contradiction se réfère à l'image même du héro romantique, le guerrier représenterait le refus du monde, l'homme qui se bat contre les injustices et le pâtre serait la fascette romantique, l'homme sensible qui vit avec cette nature avec la notion d'isolement qu'on retrouve dans le romantisme.
Mais je ne sais pas si ça répond à la question.
Pour les deux voyages il me semble que le guerrier représente le voyage vers la mort, le suicide (fantôme, de l'immatériel : nuages, vent ) et que le pâtre représente l'isolement (on peut voir ça comme un voyage en hermite, loin des hommes).
Voici l'extrait du texte.

"Comment exprimer cette foule de sensations fugitives que j'éprouvais dans mes promenades ? Les sons que rendent les passions dans le vide d’un cœur solitaire ressemblent au murmure que les vents et les eaux font entendre dans le silence d’un désert ; on en jouit, mais on ne peut les peindre.
L’automne me surprit au milieu de ces incertitudes : j’entrai avec ravissement dans le mois des tempêtes. Tantôt j’aurais voulu être un de ces guerriers errant au milieu des vents, des nuages et des fantômes ; tantôt j’enviais jusqu’au sort du pâtre que je voyais réchauffer ses mains à l’humble feu de broussailles qu’il avait allumé au coin d’un bois. J’écoutais ses chants mélancoliques, qui me rappelaient que dans tout pays le chant naturel de l’homme est triste, lors même qu’il exprime le bonheur. Notre cœur est un instrument incomplet, une lyre où il manque des cordes, et où nous sommes forcés de rendre les accents de la joie sur le ton consacré aux soupirs.
Le jour, je m’égarais sur de grandes bruyères terminées par des forêts. Qu’il fallait peu de chose à ma rêverie ! une feuille séchée que le vent chassait devant moi, une cabane dont la fumée s’élevait dans la cime dépouillée des arbres, la mousse qui tremblait au souffle du Nord sur le tronc d’un chêne, une roche écartée, un étang désert où le jonc flétri murmurait ! Le clocher solitaire s’élevant au loin dans la vallée a souvent attiré mes regards ; souvent j’ai suivi des yeux les oiseaux de passage qui volaient au-dessus de ma tête. Je me figurais les bords ignorés, les climats lointains où ils se rendent ; j’aurais voulu être sur leurs ailes. Un secret instinct me tourmentait : je sentais que je n’étais moi-même qu’un voyageur, mais une voix du ciel semblait me dire : « Homme, la saison de ta migration n’est pas encore venue ; attends que le vent de la mort se lève, alors tu déploieras ton vol vers ces régions inconnues que ton cœur demande. »
« Levez-vous vite, orages désirés qui devez emporter René dans les espaces d’une autre vie ! » Ainsi disant, je marchais à grands pas, le visage enflammé, le vent sifflant dans ma chevelure, ne sentant ni pluie, ni frimas, enchanté, tourmenté, et comme possédé par le démon de mon cœur."
Si quelqu'un peut m'aider, merci
Bonsoir,
j'ai une question sur ce texte et je ne suis pas sûr de moi.
La question est :''dans le second paragraphe (de '' le jour, je m'égarais […] ton coeur demande '') trouvez vous une phrase qui évoque le chant .Pourquoi peut-on dire qu'elle.s'applique au texte ?''
Je pense que c'est la phrase :'' Un secret instinct me tourmentait […] ton coeur demande ''
Mais je ne sais pas dire pourquoi cette phrase s'applique au texte.
Merci d'avance.
La phrase que tu relèves appartient au troisième paragraphe, du moins si j'en crois le texte ci-dessus.
Bonjour,
J’écoutais ses chants mélancoliques, qui me rappelaient que dans tout pays le chant naturel de l’homme est triste, lors même qu’il exprime le bonheur.
Ne serait-ce pas plutôt celle-là ?
Cette phrase s'applique au texte qui célèbre le lyrisme élégiaque. La période (phrase) de Chateaubriand se délecte de la souffrance intime, de l'insatisfaction morbide. Le héros romantique se complaît dans sa différence auto-destructrice.
bonjour je dois faire un commentaire composé sur l'extrait "les orages désirés" de chateaubriand, et mon plan et celui ci :
I. l'instabilité du héros
II. la nature, reflet de ses sentiments

Le problème est que je dois faire un copie double entière et que je ne sais plus quoi mettre dans ma 1er partie
pourriez vous m'aider s'il vous plait en me disant ce que je pourrais mettre dans ma 1er partie !
Bonjour.

Tu dis que tu ne sais plus quoi mettre…
Est-ce parce que tu as oublié de chercher dans le texte ?
Ou bien as-tu déjà trouvé des éléments ?
Non j'ai cherché dans le texte, mais j'ai peur de prendre des choses du texte qui va dans mon autre partie et du coup de me répéter …
Dans ma premiere partie je parle en gros de ses sentiments, qu'il est senssible, il y a de l’hypersensibilité, le heros se repli sur soi, il compare son coeur à un désert, de la solitude du personnage, qu'il souffre, je parle aussi de la comparaison du coeur avec l’instrument et les cordes, d'une opposition entre le bonheur et la tristesse. Et là je vais parler du fait qu'il appel la mort
1/ Quel thème lyrique apparaît dans cet extrait ?
2/ Relevez la comparaison et la métaphore présentes dans ce texte. Quelles informations apportent-elles sur m'état d'âme du narrateur ?
3/ Analysez les sonorités de la seconde phrase . Quelles consonnes reviennent avec régularité dans les mots employés ? Quel effet de sens est ainsi produit ?
Mais comment exprimer cette foule de sensations fugitives, que j’éprouvais dans mes promenades? Les sons que rendent les passions dans le vide d’un cœur solitaire ressemblent au murmure que les vents et les eaux font entendre dans le silence d’un désert; on en jouit, mais on ne peut les peindre.
L’automne me surprit au milieu de ces incertitudes: j’entrai avec ravissement dans les mois des tempêtes. Tantôt j’aurais voulu être un de ces guerriers errant au milieu des vents, des nuages et des fantômes, tantôt j’enviais jusqu’au sort du pâtre que je voyais réchauffer ses mains à l’humble feu de broussailles qu’il avait allumé au coin d’un bois. J’écoutais ses chants mélancoliques, qui me rappelaient que dans tout pays le chant naturel de l’homme est triste, lors même qu’il exprime le bonheur. Notre cœur est un instrument incomplet, une lyre où il manque des cordes, et où nous sommes forcés de rendre les accents de la joie sur le ton consacré aux soupirs.
S'il vous plaît aidez moi ! Il faut justifier les réponses, merci.