Citation sur l’écriture engagée

Entraide scolaire

19 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour,

Je cherche une citation courte portant sur la littérature argumentative, non seulement celle d'idée et mettant l'accent sur l'engagement de l'écrivain, en vue de commencer mon introduction de dissertation si celle-ci porte sur l'argumentation.

Pourriez-vous m'en proposer, s'il vous plaît ?
"L'écrivain engagé sait que la parole est action: il sait que dévoiler c'est changer et qu'on ne peut dévoiler qu'en projetant de changer. Il a abandonné le rêve impossible de faire une peinture impartiale de la Société et de la condition humaine."
J-P Sartre
Qu'est-ce que la littérature? (1948)
Ah, Sartre, éternel dieu de notre littérature… On peut raccourcir la citation de cette sorte-ci : "L'écrivain engagé sait que dévoiler c'est changer et qu'on ne peut dévoiler qu'en projetant de changer." J'aime beaucoup, merci, Spartacus.
Je ne sais pas ce qui t'amène à cette question de l'engagement de l'écriture mais là tu as son côté "engagement politique de la littérature".
Il a plus tard dépassé cette théorie pour explorer un engagement purement existentiel de l'écriture (plus authentique, clairement, car rejoignant ses théories de L'être et le néant), notamment en s'intéressant à Mallarmé.
Donc ne jamais s'arrêter à cette seule dimension là de l'engagement chez Sartre (la plus populaire).

Au fond il a toujours oscillé entre politique et littérature sans réussir à trancher, même quand il veut faire ses adieux avec Les mots, c'est encore un retour à la littérature. En tant que tentative de s'en détacher pour un autre type d'engagement, c'est bien un texte témoignant d'une litté-rature : désormais l'engagement politique de Sartre allait se raturer dans Les mots.
Bonjour à tous
"Longtemps j'ai pris ma plume pour une épée…"
De qui et de quel ouvrage est-ce, s'il vous plaît ?
Jean-Paul Sartre Les mots, Editions Gallimard, Paris,1964. (p.205)

Par ailleurs, il ne faut pas tronquer la citation entière qui est : « Longtemps j’ai pris ma plume pour une épée : à présent, je connais notre impuissance. »

Pour le commentaire se rapporter à mon message précédent.
Par ailleurs, il ne faut pas tronquer la citation entière qui est : « Longtemps j’ai pris ma plume pour une épée : à présent, je connais notre impuissance. »
On peut parfaitement tronquer cette citation. A condition de l'indiquer par des points de suspension.
Et surtout lorsque le sujet porte justement sur la littérature engagée, la partie citée ne fausse en rien le sens.
Tout dépend de ce que l'on va écrire après.
Je pense vraiment qu'on ne peut pas l'employer tronquée.
Puisque c'est révolu, au moment où Sartre écrit Les mots, il ne croit plus à l'engagement de la littérature. Donc contresens total de l'oeuvre si tronquage pour parler de littérature engagée.
La plume de l'engagement est ici brisée.


C'est quasiment comme ne citer qu'une partie d'une phrase dans laquelle on aurait à la fois la thèse puis l'antithèse pour donner une référence en faveur de la thèse.
Tu penses ce que tu veux et moi également.
Longtemps j'ai pris ma plume pour une épée…, signifie bel et bien avec l'emploi de l'adverbe longtemps et du passé composé que le narrateur parle d'un fait passé.
Et si j'ai bien compris, il ne s'agit nullement de commenter l'oeuvre de Sartre mais de placer une citation au début d'un devoir. Ou bien ai-je perdu le fil.
Je ne comprends pas pourquoi tu te braques. 😐

On ne va pas employer une citation tronquée en la sortant de son contexte et en lui faisant dire l'inverse du propos de l'auteur, c'est assez logique…que ce soit Sartre ou n'importe qui.

Sinon autant ne pas citer du tout. C'est une question de pertinence et d'honnêteté intellectuelle.
Mais non voyons, Spartacus, je ne me braque pas. 🙂
Je ne fais pas dire à l'auteur l'inverse de ce qu'il dit, je cite ce qu'il a écrit (et qui a rapport au sujet)
Si tu veux, je peux même rallonger la citation et ainsi on aura tout le plan du devoir. 😉
« Longtemps, j’ai pris ma plume pour une épée : à présent, je connais notre impuissance. N’importe : je fais, je ferai des livres ; il en faut ; cela sert tout de même. La culture ne sauve rien ni personne, elle ne justifie
pas. Mais c’est un produit de l’homme : il s’y projette, s’y reconnaît ; seul, ce miroir critique lui offre son image. »
Bah autant prendre une citation qu'on n'est pas obligé de tronquer pour que ça colle au thème.

Il n'y a pas que Sartre pour parler d'écriture engagée mais chez lui on a une conversion de ce que signifie "écriture engagée" ou plutôt une oscillation : de la politique à la littérature, puis de la littérature à la politique.

Dans Les mots, la littérature devient un peu une maladie invasive qui fait obstacle à l'engagement politique : une "névrose" de laquelle on ne peut se défaire parce qu'elle est aussi soi.

Il est en 1ère Proso donc je pense aussi qu'on s'attende à ce qu'il sorte Voltaire!
Spartacus a écrit :Il est en 1ère Proso donc je pense aussi qu'on s'attende à ce qu'il sorte Voltaire!
À quelle citation pensez-vous, Spartacus ?
"L'art de la citation est l'art de ceux qui ne savent pas réfléchir par eux-même."

Non je rigole! 😀

Mais cherchez chez les lumières! 😉
"Citer consiste, en prenant pour source le passé, à amorcer sa propre réflexion."

Moi, j'écris pour agir., dans une lettre de Voltaire au pasteur Jacob Vernes. L'année de cette phrase m'est inconnue…
Moi, j'écris pour agir.
Oui, c'est bien, ça, parfait même je dirais.
Mais Spartacus te fera remarquer que la citation est tronquée, aïe, aïe, aïe.
« Jean-Jacques n'écrit que pour écrire et moi j'écris pour agir. »(Voltaire)
Lettre du 25 avril 1767.
Merci, Anne345.