Licence d’anglais

La filière littéraire

130 réponses · Page 7 / 7

Merci aelfwine pour toutes ces explications ( qui m'éclairent beaucoup )…

Plus j'avançais dans la lecture de ton message, plus la licence d'anglais m’intéressait.
Mais voila comme tu l'as dit certains cours comme la litté et la civi m’inquiètent car j'ai peur de ne pas tout comprendre
Mais je suis réellement motivée ! Je parts trois jours à Londres et la culture britannique m’intéresse énormément …
Et combien d'heures as tu par semaine ?
Mais voila comme tu l'as dit certains cours comme la litté et la civi m’inquiètent car j'ai peur de ne pas tout comprendre
Tu pourrais peut-être te renseigner sur les livres au programme dans la fac que tu vises (ou d'autres) et essayer de les lire pour te faire une idée ? Sachant aussi qu'il est normal de ne pas tout comprendre quand on débute - les cours sont là pour ça, justement…
Et combien d'heures as tu par semaine ?
A ma connaissance, les cours de licence prennent entre 15 et 17 h par semaine. Mais aller la fac, quelle que soit la discipline, suppose de consacrer aussi beaucoup de temps au travail personnel.
Bonjour,

La plupart des universités mettent maintenant le contenu de leurs enseignements sur leur site internet. Il ne faut pas hésiter à fouiller sur les sites…

On peut prendre l'exemple de l'université Paris 3, cela vous donnera une bonne idée de ce qui est communément enseigné en licence d'anglais : https://www.sorbonne-nouvelle.fr// (Dans l'onglet "programme", vous avez le descriptif de chaque cours.)

Chaque université fait sa propre "maquette" avec des enseignements organisés tels que Aelfwin vous l'a indiqué : linguistique / traduction / civilisation / littérature. Il est donc important de vous renseigner spécifiquement sur l'université où vous irez l'année prochaine.

Après un peu de prospection sur internet, les journées portes ouvertes sont l'occasion d'aller poser des questions précises aux enseignants et aux étudiants.
Bonjour,
Je suis en 1ere STMG je prendrai sûrement option mercatique (mais je pense pas que ça change quelque chose) !
Voila je sais pas vraiment ce que je veux faire plus tard c'est pour ça que je suis complètement largué niveau orientation.. Mais je commence sérieusement à vouloir faire une licence d'anglais car j'aime vraiment l'anglais et la culture anglo-saxonne !

Le problème est que je ne sais pas ce que je veux faire comme métier peut être traductrice ou quelque chose qui mélangerai l'artistique, l'anglais…
Alors je voudrais savoir si je devrais plus me tourner vers une LEA ou une LLCE et qu'est ce qui les différencient?

Je compte me rendre dans un CIO pour avoir des renseignements mais j'aimerais avoir vos avis! Merci beaucoup à celles et ceux qui répondront ! 🙂

Bonjour!
J'ai vu beaucoup d'entre vous dire que la LLCE débouchait surtout l'enseignement du coup je voulais savoir si pour faire auteur de doublage (en gros traduire les films) vous pensez que je peix faire une LLCE d'anglais ? 🙂
Merci à ceux qui répondront!
Bonjour,

les débouchés en fac LLCE Anglais sont effectivement très, très limités. J'ai personnellement arrêté mes études après la Maîtrise, car je ne voulais plus entrer dans l'Education Nationale pour diverses raisons, alors que c'était mon rêve depuis la 6e.

Tous mes professeurs m'ont alors répété qu'hormis l'enseignement, mes diplômes ne me serviraient strictement à rien si ce n'est, et je cite le directeur du département d'anglais de l'époque, "wipe my butt" (me torcher les fesses).

Et de fait. J'ai eu de nombreux rdv avec des conseillers de réorientation professionnelle ainsi qu'avec ceux de l'ANPE (ancêtre de Pôle Emploi) qui m'ont tous tenu le même discours : diplômé en LLCE Anglais = prof d'anglais, point barre.

Je me suis donc dirigé vers la formation continue pour adultes, un univers que je connaissais déjà bien pour avoir enseigné l'anglais au service formation continue de ma fac pendant mes études, et ça me plaisait. En mars prochain, cela fera 20 ans que j'exerce dans ce domaine, et le plaisir et la motivation sont intacts. Je donne des cours en entreprise, à un public adulte, et c'est passionnant et très diversifié (droit, finance, commerce, etc.). J'ai dû apprendre énormément par moi-même, car ce n'est pas le genre de vocabulaire que l'on apprend en fac d'anglais.

Je précise aussi que je travaille au Luxembourg, car habitant près de la frontière. C'est la seule solution pour être bien payé dans ce métier (je gagne 30€ nets de l'heure), en France il faut tourner sur plusieurs boîtes et enchaîner un grand nombre d'heures pour avoir des revenus tout juste décents.

Pour revenir au programme de la fac d'anglais, il y a à boire et à manger, je dirais. Il est important, voire essentiel de parler déjà couramment lorsque l'on s'inscrit. Pour ma part, j'étais premier de ma classe de la 6e à la Terminale, avec des 18 ou 19 de moyenne, je passais un mois tous les étés dans une summer school en Angleterre, et après le bac j'ai passé 3 mois dans une famille d'accueil aux USA pour justement être au top dès la rentrée universitaire.

Et bien m'en a pris. Lors du premier cours magistral de civi GB, beaucoup d'étudiants ont commencé à paniquer car ils avaient du mal à comprendre la prof. Celle-ci s'est arrêtée quelques instants et a lancé un cinglant : "vous êtes ici en fac d'anglais, ce qui signifie que vous savez parler la langue. Si ce n'est pas le cas, vous n'avez rien à faire ici et vous vous êtes clairement trompés dans le choix de vos études. On ne s'inscrit pas en fac d'anglais juste parce qu'on aimait bien cette matière au collège ou parce qu'on a eu une note potable au bac !".

D'ailleurs, dès les résultats des premiers partiels, plus de la moitié des étudiants ont laissé tombé, car ils n'avaient clairement pas le niveau. Il faut donc impérativement garder à l'esprit qu'on n'apprend pas à parler anglais à la fac. On sait déjà le parler quand on s'inscrit, et on se perfectionne grâce à des séjours linguistiques

En fac, il faut aussi se farcir des cours qui n'ont rien de passionnants. La civi US était géniale en 1ere année (l'histoire des Etats-Unis, les différentes vagues d'immigration, etc.) et en Maîtrise (les médias). En 2e année, on a dû apprendre par cœur la constitution américaine, tous les amendements, et j'en passe. En civi GB, une année on a eu droit à toute la carrière politique de Margaret Thatcher, de son "maiden speech" jusqu'à sa démission en 1990.

Ce sont énormément de dates à mémoriser, aussi mieux vaut aimer l'histoire. Encore maintenant, certaines dates sont gravées dans ma mémoire : 1066-Battle of Hastings. 1534-Separation Act…

La litté US & GB, j'ai adoré. On a étudié du Paul Auster, Hemingway, Mark Twain, Shakespeare (évidemment), Tennesse Williams, Milton, Byron, Poe, Walt Whitman, Forster…

Le thème/version m'a également beaucoup plu. Une matière qui exige d'avoir un vocabulaire très riche, et surtout de manier parfaitement le français et l'anglais, et les figures de style. Comprendre le sens d'un texte ne suffit pas, il faut encore être capable de le traduire/adapter dans un style agréable à lire et éviter la lourdeur et les maladresses qui "puent la traduction". Loin d'être aisé.

La grammaire m'a gavé, avec tout le jargon genre "syntagme prédicatif", etc. Je garde en revanche de bons souvenirs des cours de linguistique et de phonétique. L'évolution de la langue anglaise à travers les siècles était l'un de mes cours préférés, avec le Notre-Père en vieil anglais et les runes, les formes archaïques (holy father which art in heaven, hallowed be thy name…".

Bref, la fac LLCE destine surtout, voire exclusivement, à l'enseignement, à moins de se spécialiser par la suite (et nos profs les plus sévères et cassants nous disaient de ne pas attendre d'être en Licence pour se rendre compte que l'on ne souhaite pas enseigner). En outre, il ne suffit pas d'aimer simplement l'anglais, sinon la fac aura vite fait de vous en dégoûter. Il faut aimer l'histoire, la littérature, lire énormément par soi-même, être capable de travailler de façon autonome et régulière.

Et ne pas s'étonner de voir certains profs surdiplômés dans leur matière parler un anglais douteux, voire franchement mauvais. Et inutile de contester. Une prof de trad me retirait systématiquement des points dans mes copies au prétexte que j'utilisais des mots qu'elle ne connaissait pas. J'avais beau lui dire que je les avais entendus de la bouche de native speakers, que j'avais demandé par la suite l'avis du lecteur/lectrice anglophone qui m'avait confirmé que ma traduction était tout à fait juste, la prof se contentait d'un lapidaire "moi je n'ai jamais entendu ce mot, donc je le compte faux".

L'accent, ce n'est guère mieux. La prof de litté GB disait texto "ze poème" lors des cours de poésie irlandaise. Oui, oui, avec l'accent français. Il vaut mieux mettre son orgueil de côté, le prof saura toujours mieux que vous. J'ai même vu certains profs dire avec aplomb à des étudiants natifs que ceux-ci ne savaient pas parler anglais ou que leur accent était mauvais !

En tout cas, bon courage !
Merci beaucoup pour la réponse détaillée!
Maintenant je sais à quoi m'attendre! Mais j'avoue que je suis plus très sûre de moi…
En tout cas merci Pierre S !!
Bonne continuation! 🙂
J'ai fait mes études dans les années 90, il y a plus de 20 ans de cela. Peut-être que ça a changé depuis, avec les réformes universitaires.

De plus, j'ai étudié à la fac d'anglais de Metz, qui était réputée pour être très, très exigeante. Ils voulaient faire une fac pour une élite et faisaient tout pour décourager les étudiants les plus faibles ou qu'ils estimaient ne pas avoir le niveau (c'est-à-dire la majorité selon eux).

Nous étions plus de 600 en 1e année. 200 en 2e année (dont la moitié de redoublants), 90 en Licence et plus qu'une petite quarantaine en Maîtrise. Ceux qui s'étaient accrochés coûte que coûte. C'est à partir de ce moment-là que les profs ont commencé à nous témoigner un peu de respect, car ils nous estimaient désormais "dignes" de leur savoir. (Entre parenthèses, un jeune prof avec lequel j'avais sympathisé m'a avoué en secret que ni lui ni ses collègues n'aimaient enseigner aux premier cycle, que c'était une perte de temps pour eux alors qu'ils préféraient faire de la recherche et écrire des thèses. Mais enseigner était facile et payait bien, donc ils acceptaient de le faire mais sans grand enthousiasme).

Bref, tout ça pour dire que pour arriver jusque là, on en a bavé. Le pire était le prof de civi US en 2e année et Licence, qui était également le directeur du département d'anglais. Il était tout bonnement infect, la terreur de tous les étudiants, et prenait un malin plaisir à saquer, humilier, et à faire redoubler pour 0.1 point.

Il n'hésitait pas à nous insulter en cours, nous posant des questions hyper pointues (le programme de 2e année n'était enseigné qu'en Licence dans les autres facs), nous traitant de "blockheads" quand nous ne savions répondre. "You! What is 'Habeas Corpus'? Answer!" Si nous ne pouvions répondre, il avait un rire méprisant et lançait "Tsk tsk! Another idiot who's just here to take notes". Un jour, une étudiante a eu le malheur de lui poser une question sur un point de la constitution américaine, particulièrement difficile. Il l'a regardée droit dans les yeux et lui a sorti "May I remind you that you're not here to ask questions but to answer mine!".

Il reprenait même les étudiants de langue maternelle anglaise : "I'm flabbergasted, you don't even know YOUR OWN LANGUAGE!" Si vous connaissez Harry Potter, imaginez Snape/Rogue et vous aurez une petite idée du bonhomme.

Bref, il faut avoir les nerfs solides et s'accrocher. Et savoir que beaucoup de choses que l'on vous enseignera ne serviront pas à grand-chose par la suite, si ce n'est à enrichir votre culture personnelle. Dans mon métier, mes étudiants se moquent bien de savoir qu'en 54 B.C il y a eu les invasions romaines en (Grande) Bretagne, que les jours de la semaine tirent leur nom de divinités scandinaves suite aux invasions vikings, de savoir ce qu'est un "blank verse" en poésie ou le glottal stop/coup de glotte en phonétique.
A Lyon 2 c'est différent, on accepte tout le monde, les cours ne sont pas si complexes (ils ont en tête le fait que 90% des étudiants est mauvais en anglais) histoire d'avoir des sous pour combler le déficit, en gros.
Je veux bien le croire. Je n'ai fait part ici que de mon expérience personnelle, dans une fac bien précise avec des professeurs de la vieille école, qui sont désormais à la retraite pour la plupart d'entre eux.

Il serait hasardeux d'en tirer des généralités à partir d'un cas isolé. Rien n'indique, en effet, que cela se passe ainsi dans les autres universités.

Même à mon époque, beaucoup d'étudiants en échec à Metz partaient étudier à Nancy (donc la même académie), et ils disaient que c'était complètement différent.
Je suis à la recherche des cours de phonétique, pratique et maitrise de la langue anglaise donc les cours de licence 3
Merci de m'aider ou de me diriger vers un site