Pouvez vous m'aider à dégager un plan détaillé de l'explicite cet oeuvre?
La problématique étant "Il s'agira de montrer que cette explicite à coloration fantastique ferme le récit en soulignant que tout retour en arrière est impossible dans l’existence et en mettant l'accent sur la culpabilité que va désormais ressentir Hoffmann"
La problématique étant "Il s'agira de montrer que cette explicite à coloration fantastique ferme le récit en soulignant que tout retour en arrière est impossible dans l’existence et en mettant l'accent sur la culpabilité que va désormais ressentir Hoffmann"
- A Manheim, dit le changeur, tiens, vous êtes de Manheim ?
- Non, monsieur, je ne suis pas de Manheim, mais j'habite Manheim : ma fiancée est à Manheim ; elle m'attend, et je retourne à Manheim pour l'épouser.
- Ah ! fit le changeur.
Puis, comme le jeune homme avait déjà la main sur le bouton de la porte :
- Connaissez-vous, dit le changeur, à Manheim, un ancien ami à moi, un vieux musicien ?
- Nommé Gottlieb Murr ? s'écria Hoffmann.
- Justement ! Vous le connaissez ?
- Si je le connais ! je le crois bien puisque c'est sa fille qui est ma fiancée.
- Antonia ! s'écria à son tour le changeur.
- Oui, Antonia, répondit Hoffmann.
- Comment, jeune homme ! c'est pour épouser Antonia que vous retourniez à Manheim ?
- Sans doute.
- Restez à Paris, alors, car vous feriez un voyage inutile.
- Pourquoi cela ?
- Parce que voilà une lettre de son père qui m'annonce qu'il y a huit jours, à trois heures de l'après-midi, Antonia est morte subitement en jouant de la harpe.
C'était juste le jour où Hoffmann était allé chez Arsène pour faire son portrait ; c'était juste l'heure où il avait pressé de ses lèvres son épaule nue.
Hoffmann, pâle, tremblant, anéanti, ouvrit le médaillon pour porter l'image d'Antonia à ses lèvres, mais l'ivoire en était redevenu aussi blanc et aussi pur que s'il était vierge encore du pinceau de l'artiste.
Il ne restait rien d'Antonia à Hoffmann deux fois infidèle à son serment, pas même l'image de celle à qui il avait juré un amour éternel.
Deux heures après, Hoffmann, accompagné de Werner et du bon changeur, montait dans la voiture de Manheim, où il arriva juste pour accompagner au cimetière le corps de Gottlieb Murr, qui avait recommandé en mourant qu'on l'enterrât côte à côte de sa chère Antonia.



