Voilà qui fera plaisir à certains d'entre-vous et en horrifiera d'autres.
L’Académie Française valide finalement « Ils croivent » et « Faut qu’on voye »
C’est un véritable coup de tonnerre qui a eu lieu hier soir dans le cercle très fermé des « Immortels ». En effet, après un long débat de sept heures et trente-cinq minutes, l’Académie a enfin accepté et validé définitivement deux formes de conjugaison inhabituelles mais pourtant couramment utilisées à l’oral : « ils croivent » et « qu’on voye ». […]
(source https://www.legorafi.fr/2014/05/21/lacademie-francaise-valide-finalement-ils-croivent-et-faut-quon-voye/ Le Gorafi du 21/05/2014) 😉
😀
Un poisson d'avril en retard.
Ah, le Gorafi… Pour eux, c'est le 1[sup]er[/sup] avril toute l'année ! 😜
Purée j'ai eu peur, je suis vraiment crédule 😀
Spalding
nous avait prévenus : « les usages finissent toujours par modifier les normes » ! 😜
La blague. Le niveau scolaire s'est tellement rabaissé qu'ils se sentent obligés de restructurer la langue en faveur de ceux qui ont des lacunes.
edit : Penser à consulter le lien 😜
SPQR a écrit :Purée j'ai eu peur, je suis vraiment crédule 😀
Moi de même! j'étais déjà en train de fulminer avant d'avoir eu le temps de lire le troisième post 🙄
En voyant les horreurs de conjugaison, j'ai pris peur le temps d'une seconde, juste avant de voir Le Gorafi en lien…
Notons tout de même que Musset, par licence poétique, a écrit ceci :
Qu’on voye sur leur sein tout gonflé de douleurs…
Et puis, ça s'est un peu encanaillé par la suite; non plus licence poétique, mais simple transcription du parler populaire :
Que je les voye un peu ces téméraires ! (Jacques Perret)
Oui, mais à Musset on pardonne. 🙂
J'attendais effectivement que Spalding passe dans le coin. 😉
Excellent !
J'ai failli faire une crise cardiaque…. jusqu'à ce que je lise d'où provenait cet article. Je suis vraiment trop naïve.
J'ai bien cru que c'était authentique. Mea culpa ! 🙄
Cela dit, l'Académie ferait bien d'envisager des problèmes autrement plus importants : par exemple, les doubles consonnes (alléger-alourdir), les terminaisons des mots (abri-débit) ou le pluriel en X (lieux-pneus)…
Evaluer le sérieux d'une source est une bonne méthode mais pour le texte ce n'est même pas nécessaire.
Il y a dans le texte de nombreux indices qui orientent vers le sarcasme. Tout ce qui suggère de la vivacité dans l'action alors que nul ne va voir d'exploit dans un débat de quelques heures ou de travail intense quand une personne est essoufflée (là c'est une critique de l'âge des académiciens) Globalement on sait que les académiciens se réunissent un après-midi par semaine et ne sortent pas un dictionnaire par an donc il y a moquerie.
Deux mots c'est trop peu pour une révolution grammaticale. Si on pense au travail habituel sur le dictionnaire, l'étude se fait suivant l'ordre de l'alphabet et une décision sur deux mots l'un commençant par un c et un par un v est incompatible avec le travail habituel.
Que Darcos ex ministre de l'éducation approuve une erreur scolaire banale comme "Ils croivent" ce n'est pas crédible non plus. Qu'il soit "admiratif" renforce l'effet. Ce n'est pas le seul des mots grandiloquents (autre exemple exploit).
NB Voye n'existe pas que dans Musset.
QUe les derniers arrivés des académiciens soient ceux qui font changer le rythme n'est pas le moindre des indices.