Bonjour, je m'entraine actuellement à la dissertation et voici le sujet : Les contraintes formelles sont-elles un obstacle à une expression libre et originale ?
J'ai fait un plan, mais je ne sais pas s'il est correct. Veuillez s'il vous plait me dire s'il est convenable au sujet et de m'adresser vos remarques, sur les sous axes, axes etc. Merci 🙂
Pb : L’expression du poète est-elle entravée par les contraintes d’écriture qui lui sont imposées ? Les contraintes formelles empêchent-elles le poète d’innover et d’être libre dans son écriture poétique ?
I. Les contraintes formelles favorisent l’expression et la création poétique :
-Les poètes s’appuient sur les contraintes afin de faire jaillir leur imaginaire et ainsi d’innover dans leur écriture poétique. Baudelaire disait, en parlant du sonnet : « parce que sa forme est contraignante, l’idée jaillit plus intense ». Ainsi, les contraintes stimulent l’imagination et l’inventivité du poète, qui cherche à s’exprimer tout en respectant les règles formelles. Son expression gagne en originalité et en force. En effet, le poète voulant par exemple respecter la longueur des vers, utilisera des procédés tels que l’anacoluthe, le rejet ou l’enjambement, ce qui enrichira son expression et la rendra plus originale Paul Valéry aurait d’ailleurs déclaré que l’idée de son poème le plus connu, le Cimetière marin, serait venue lorsqu’il écoutait en lui le rythme du décasyllabe coupé 4-6. Ainsi, les diverses contraintes formelles (versification, formes fixes etc.) favorisent une expression poétique originale.
- Les contraintes sont un gage d’unité au service du sens. Les contraintes formelles permettent d’établir un équilibre entre forme et sens. Certaines formes fixes comme le sonnet permettent par exemple d’allier concision et sens, ce qui rend le style plus riche et plus dense. Boileau disait dans son ART poétique « Un sonnet vaut seul un long poème ». La forme fixe de l’épigramme utilisée par Voltaire lui a permis en un quatrain d’anéantir à travers un trait d’esprit l’opposant au mouvement des Lumière Jean Fréron.
Les contraintes soutiennent ainsi le poète dans son expression en lui fournissant une forme idéale. De plus, l’originalité est favorisée par ces contraintes puisqu’elles stimulent l’imagination du poète. L’utilisation du sonnet par Baudelaire dans Les Fleurs du Mal ne l’a pas empêché d’être un des poètes les plus originaux de son époque.
II. Toutefois, les contraintes formelles peuvent entraver l’expression libre et originale du poète :
-La contrainte esthétique fait perdre le sens. Exemples du Parnasse ou l’ART pour l’Art, exemple de Mallarmé et son hermétisme.
-Les contraintes peuvent stériliser l’inspiration et empêcher l’originalité. Tristan Corbière dans « les amours jaunes » considère les règles de la versification comme des règles dictatoriales. Le vers est considéré comme un soldat prêt à suivre des règles. Après s'être moqué de tels procédés, il montre qu'ils entravent l'inspiration. Ainsi, il finit par compter, "je pose 4 et 4= 8", "En posant 3 et 3" mais ne trouve finalement rien à dire que "Sonnet- Attention !". La contrainte dans ce cas ne mène pas à la poésie, mais à l'arithmétique.-
- Les poètes ont alors eu une volonté d’affranchissement et de liberté par rapport aux contraintes formelles. Hugo dans Hernani « J’ai disloqué ce grand niais d’alexandrin ». Bertrand Aloysius introduisant le poème en prose dans Gaspard de la nuit ;
III. Les véritables obstacles à une expression libre et originale sont ailleurs
- le rejet violent des contraintes ne garantit pas une expression libre et originale.
Sous l'influence de leur chef d'école André Breton, les surréalistes vont systématiser certains principes libertaires au point de leur faire perdre leur originalité : c'est le cas de l'écriture automatique ou du jeu des cadavres exquis qui créent le texte poétique par association d'idées.
Ainsi, il semble que les véritables obstacles à la création ne soient pas forcément dans la contrainte formelle.
-Le manque d’inspiration du poète peut etre à l’origine du manque d’originalité ; Joachim du Bellay dans Les regrets qui témoigne de son manque d’inspiration. Ce manque d’inspiration n’est pas dû aux contraintes formelles mais à la mélancolie du poète.
J'ai fait un plan, mais je ne sais pas s'il est correct. Veuillez s'il vous plait me dire s'il est convenable au sujet et de m'adresser vos remarques, sur les sous axes, axes etc. Merci 🙂
Pb : L’expression du poète est-elle entravée par les contraintes d’écriture qui lui sont imposées ? Les contraintes formelles empêchent-elles le poète d’innover et d’être libre dans son écriture poétique ?
I. Les contraintes formelles favorisent l’expression et la création poétique :
-Les poètes s’appuient sur les contraintes afin de faire jaillir leur imaginaire et ainsi d’innover dans leur écriture poétique. Baudelaire disait, en parlant du sonnet : « parce que sa forme est contraignante, l’idée jaillit plus intense ». Ainsi, les contraintes stimulent l’imagination et l’inventivité du poète, qui cherche à s’exprimer tout en respectant les règles formelles. Son expression gagne en originalité et en force. En effet, le poète voulant par exemple respecter la longueur des vers, utilisera des procédés tels que l’anacoluthe, le rejet ou l’enjambement, ce qui enrichira son expression et la rendra plus originale Paul Valéry aurait d’ailleurs déclaré que l’idée de son poème le plus connu, le Cimetière marin, serait venue lorsqu’il écoutait en lui le rythme du décasyllabe coupé 4-6. Ainsi, les diverses contraintes formelles (versification, formes fixes etc.) favorisent une expression poétique originale.
- Les contraintes sont un gage d’unité au service du sens. Les contraintes formelles permettent d’établir un équilibre entre forme et sens. Certaines formes fixes comme le sonnet permettent par exemple d’allier concision et sens, ce qui rend le style plus riche et plus dense. Boileau disait dans son ART poétique « Un sonnet vaut seul un long poème ». La forme fixe de l’épigramme utilisée par Voltaire lui a permis en un quatrain d’anéantir à travers un trait d’esprit l’opposant au mouvement des Lumière Jean Fréron.
Les contraintes soutiennent ainsi le poète dans son expression en lui fournissant une forme idéale. De plus, l’originalité est favorisée par ces contraintes puisqu’elles stimulent l’imagination du poète. L’utilisation du sonnet par Baudelaire dans Les Fleurs du Mal ne l’a pas empêché d’être un des poètes les plus originaux de son époque.
II. Toutefois, les contraintes formelles peuvent entraver l’expression libre et originale du poète :
-La contrainte esthétique fait perdre le sens. Exemples du Parnasse ou l’ART pour l’Art, exemple de Mallarmé et son hermétisme.
-Les contraintes peuvent stériliser l’inspiration et empêcher l’originalité. Tristan Corbière dans « les amours jaunes » considère les règles de la versification comme des règles dictatoriales. Le vers est considéré comme un soldat prêt à suivre des règles. Après s'être moqué de tels procédés, il montre qu'ils entravent l'inspiration. Ainsi, il finit par compter, "je pose 4 et 4= 8", "En posant 3 et 3" mais ne trouve finalement rien à dire que "Sonnet- Attention !". La contrainte dans ce cas ne mène pas à la poésie, mais à l'arithmétique.-
- Les poètes ont alors eu une volonté d’affranchissement et de liberté par rapport aux contraintes formelles. Hugo dans Hernani « J’ai disloqué ce grand niais d’alexandrin ». Bertrand Aloysius introduisant le poème en prose dans Gaspard de la nuit ;
III. Les véritables obstacles à une expression libre et originale sont ailleurs
- le rejet violent des contraintes ne garantit pas une expression libre et originale.
Sous l'influence de leur chef d'école André Breton, les surréalistes vont systématiser certains principes libertaires au point de leur faire perdre leur originalité : c'est le cas de l'écriture automatique ou du jeu des cadavres exquis qui créent le texte poétique par association d'idées.
Ainsi, il semble que les véritables obstacles à la création ne soient pas forcément dans la contrainte formelle.
-Le manque d’inspiration du poète peut etre à l’origine du manque d’originalité ; Joachim du Bellay dans Les regrets qui témoigne de son manque d’inspiration. Ce manque d’inspiration n’est pas dû aux contraintes formelles mais à la mélancolie du poète.