Nerval, L’enfance

Entraide scolaire

10 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour !
Je cherche une analyse sur le poème "L'Enfance" de Gérard de Narval. Si vous avez déjà étudier ce texte votre aide
sera la bienvenue !
Merci beaucoup.
Qu’ils étaient doux ces jours de mon enfance
Où toujours gai, sans soucis, sans chagrin,
je coulai ma douce existence,
Sans songer au lendemain.
Que me servait que tant de connaissances
A mon esprit vinssent donner l’essor,
On n’a pas besoin des sciences,
Lorsque l’on vit dans l’âge d’or !
Mon coeur encore tendre et novice,
Ne connaissait pas la noirceur,
De la vie en cueillant les fleurs,
Je n’en sentais pas les épines,
Et mes caresses enfantines
Étaient pures et sans aigreurs.
Croyais-je, exempt de toute peine
Que, dans notre vaste univers,
Tous les maux sortis des enfers,
Avaient établi leur domaine ?
Nous sommes loin de l’heureux temps
Règne de Saturne et de Rhée,
Où les vertus, les fléaux des méchants,
Sur la terre étaient adorées,
Car dans ces heureuses contrées
Les hommes étaient des enfants.
Gérard de Narval ? !

Après Carême, Nerval… C'est le deuxième poème pour lequel tu nous demandes une analyse.
Dans le cadre de quel travail dois-tu analyser ces poèmes ?
Avant toute aide, on aimerait tout de même un petit début de réflexion et de travail de ta part.
Né à Paris le 22 mai 1808, Gérard de Nerval, de son vrai nom Gérard Labrunie, ne connut jamais sa mère, morte en Allemagne deux ans après sa naissance. Élevé par son oncle maternel, il passa son enfance à Mortefontaine, dans le Valois, dont les paysages servirent d'ailleurs de cadre - à la fois réaliste, folklorique et idéalisé - à la plupart de ses récits de fiction.
Un paysage idéalisé (Mortefontaine) à la Watteau

L'enfance, un âge d'or
Bonsoir !
Je suis actuellement en train de rédiger un travail sur la poésie "L'enfance" de Gérard de Nerval. Je voulais vous demander si cette poésie était belle et bien une poésie en prose et que donc les rimes efféctués à l'intérieur de celle-ci sont presque "hasardeuses". Merci d'avance pour vos réponses et bonne soirée.
L'enfance

Qu'ils étaient doux ces jours de mon enfance
Où toujours gai, sans soucis, sans chagrin,
je coulai ma douce existence,
Sans songer au lendemain.
Que me servait que tant de connaissances
A mon esprit vinssent donner l'essor,
On n'a pas besoin des sciences,
Lorsque l'on vit dans l'âge d'or !
Mon coeur encore tendre et novice,
Ne connaissait pas la noirceur,
De la vie en cueillant les fleurs,
Je n'en sentais pas les épines,
Et mes caresses enfantines
Étaient pures et sans aigreurs.
Croyais-je, exempt de toute peine
Que, dans notre vaste univers,
Tous les maux sortis des enfers,
Avaient établi leur domaine ?

Nous sommes loin de l'heureux temps
Règne de Saturne et de Rhée,
Où les vertus, les fléaux des méchants,
Sur la terre étaient adorées,
Car dans ces heureuses contrées
Les hommes étaient des enfants.

(1822)
Bonsoir,

Les rimes ne sont pas hasardeuses.
Seul "novice" n'a pas de pendant.
Quant aux vers, ils sont irréguliers.

Il s'agit donc d'un poème versifié et non d'une pièce en prose.
Merci beaucoup jean-luc pour votre réponse ! Mais à quelle nombre de syllabes avons-nous affaire ? Car le nombre de syllabes est irrégulier . Merci d'avance.
je ne pige pas bien : tu n'as qu'à les compter, les syllabes.
Bonjour,

Qu'ils étaient doux ces jours de mon enfance 10
Où toujours gai, sans soucis, sans chagrin, 10
je coulai ma douce existence, 8
Sans songer au lendemain. 7
Que me servait que tant de connaissances 10
A mon esprit vinssent donner l'essor, 10
On n'a pas besoin des sciences, 8
Lorsque l'on vit dans l'âge d'or ! 8
Mon coeur encore tendre et novice, 8
Ne connaissait pas la noirceur, 8
De la vie en cueillant les fleurs, 8
Je n'en sentais pas les épines, 8
Et mes caresses enfantines 8
Étaient pures et sans aigreurs. 8
Croyais-je, exempt de toute peine 8
Que, dans notre vaste univers, 8
Tous les maux sortis des enfers, 8
Avaient établi leur domaine ? 8
Nous sommes loin de l'heureux temps 8
Règne de Saturne et de Rhée, 8
Où les vertus, les fléaux des méchants, 10
Sur la terre étaient adorées, 8
Car dans ces heureuses contrées 8
Les hommes étaient des enfants. 8

Une autre rime est surprenante, il s'agit d'aigreur qui ne peut rimer avec univers.
Le 4e vers surprend par son imparité.
Mais malgré ces apparentes fautes, il s'agit d'un poème en vers irréguliers.
D'accord ! Merci beaucoup pour cette réponse ! J'étais un peu perdu car le poème était différent des autres !
Bonjour, je me dois d'analyser en profondeur ce poème dont j'ai déjà trouvé quelques belles analyses sur ce site (je reformulerais le tout évidemment dès compréhension des questions) :

L'enfance (Gerard de Nerval) :
"Qu'ils étaient doux ces jours de mon enfance
Où toujours gai, sans soucis, sans chagrin,
je coulai ma douce existence,
Sans songer au lendemain.
Que me servait que tant de connaissances
A mon esprit vinssent donner l'essor,
On n'a pas besoin des sciences,
Lorsque l'on vit dans l'âge d'or !
Mon coeur encore tendre et novice,
Ne connaissait pas la noirceur,
De la vie en cueillant les fleurs,
Je n'en sentais pas les épines,
Et mes caresses enfantines
Étaient pures et sans aigreurs.
Croyais-je, exempt de toute peine
Que, dans notre vaste univers,
Tous les maux sortis des enfers,
Avaient établi leur domaine ?
Nous sommes loin de l'heureux temps
Règne de Saturne et de Rhée,
Où les vertus, les fléaux des méchants,
Sur la terre étaient adorées,
Car dans ces heureuses contrées
Les hommes étaient des enfants."
Voici mon introduction: Né à Paris le 22 mai 1808, Gérard de Nerval, passa son enfance à Mortefontaine, dans le Valois, élevé par son oncle maternel. Les paysages de la région lui servirent dans un premier temps, de cadre réaliste mais aussi, par la suite, de cadre folklorique et idéalisé, notamment pour ses récits de fiction.

Ici le poème présente un paysage idéalisé, presque fictif tant il parait paisible et sans danger (fleurs sans épines par exemple).
Cette remarque-ci, je ne sais pas si elle est nécessaire pour une analyse du poème : La moitié du 19ème siècle fut marquée par le romantisme. Gerard de Nerval prit l'habitude de rattacher ses poèmes à de la musique, caractéristique du romantisme. Rappelons aussi que la musique est le point de départ de la rêverie des poètes.

Quant à la structure du poème:
Premièrement, c'est un poème versifié et ses vers y sont irréguliers. Ils ne comptent pas le même nombre de syllabes. J'en compte 7 à 10 de manière aléatoire. Quant aux rimes, elles ne sont pas hasardeuses mais de type croisées (ABAB), embrassées (ABBA) ou suivies (AABB).
Dans le deuxième complet, seul "novice" ne rencontre aucun pendant (symétrie).

D'AVANCE MERCI POUR TOUTES LES REPONSES