Dumas, La Femme au collier de velours - À la première marche de l’escalier, Arsène s’arrêta…

Entraide scolaire

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour,

Je dois rédiger un commentaire sur cet extrait
A la première marche de l'escalier, Arsène s'arrêta.
Elle semblait, la légère sylphide, éprouver une difficulté invincible à lever le pied.
On eût dit que sa légère chaussure de satin avait des semelles de plomb.
Hoffmann lui offrit le bras.
Arsène appuya sa main sur le bras que lui présentait le jeune homme, et quoiqu'il ne sentît pas la pression du poignet de la danseuse, il sentit le froid qui se communiquait de ce corps au sien.
Puis, avec un effort violent, Arsène monta la première marche et successivement les autres ; mais chaque degré lui arrachait un soupir.
- Oh ! pauvre femme, murmura Hoffmann, comme vous avez dû souffrir !
- Oui, oui, répondit Arsène, beaucoup… J'ai beaucoup souffert.
Ils arrivèrent à la porte du numéro trois.
Mais, presque aussitôt qu'eux arriva le garçon d'un véritable brasier ; il ouvrit la porte de la chambre, et en un instant la cheminée s'enflamma et les bougies s'allumèrent.
- Vous devez avoir faim ? demanda Hoffmann.
- Je ne sais pas, répondit Arsène.
- Le meilleur souper que l'on pourra nous donner, garçon, dit Hoffmann.
- Monsieur, fit observer le garçon, on ne dit plus garçon, mais officieux. Après cela, monsieur paye si bien qu'il peut dire comme il voudra.
Puis, enchanté de la facétie, il sortit en disant :
- Dans cinq minutes le souper !
La porte refermée derrière l'officieux, Hoffmann jeta avidement les yeux sur Arsène.
Elle était si pressée de se rapprocher du feu, qu'elle n'avait pas pris le temps de tirer un fauteuil près de la cheminée ; elle s'était seulement accroupie au coin de l'âtre, dans la même position où Hoffmann l'avait trouvée devant la guillotine, et là, les coudes sur ses genoux, elle semblait occupée à maintenir de ses deux mains sa tête droite sur ses épaules.
- Arsène, Arsène ! dit le jeune homme, je t'ai dit que j'étais riche, n'est-ce pas ? Regarde, et tu verras que je ne t'ai pas menti.
Hoffmann commença par retourner son chapeau au-dessus de la table ; le chapeau était plein de louis et de doubles louis, et ils ruisselèrent du chapeau sur le marbre, avec ce bruit de l'or si remarquable et si facile à distinguer entre tous les bruits.
Puis, après le chapeau, il vida ses poches, et l'une après l'autre ses poches dégorgèrent l'immense butin qu'il venait de faire au jeu.
Un monceau d'or mobile et resplendissant s'entassa sur la table.
A ce bruit, Arsène sembla se ranimer ; elle tourna la tête, et la vue parut achever la résurrection commencée par l'ouïe.
Elle se leva, toujours raide et immobile ; mais sa lèvre pâle souriait, mais ses yeux vitreux, s'éclaircissant, lançaient des rayons qui se croisaient avec ceux de l'or.
- Oh ! dit-elle, c'est à toi tout cela ?
- Non, pas à moi, mais à toi, Arsène.
- A moi ! fit la danseuse.
Et elle plongea dans le monceau de métal ses mains pâles.
Les bras de la jeune fille disparurent jusqu'au coude.
Alors cette femme, dont l'or avait été la vie, sembla reprendre la vie au contact de l'or.
J'ai établi mon plan en deux parties, mais je bloque un peu sur la première qui est :
I) Une scène qui en dit long sur le caractère des personnages.
J'ai parlé de l'avarice d'Arsène qui ne vit que pour son argent et d'Hoffmann qui est fou amoureux mais je ne trouve pas que cela soit assez complet pour une grande partie.

Serait-il possible de me faire part de quelques idées?
Saurais-tu replacer cet extrait dans le contexte ou bien ne connais-tu que ce texte à étudier ?

Qu'apprenons-nous sur le caractère des deux personnages ?
Sur Arsène : sa dépendance, sa docilité, sa lassitude, son absence de désir et … curieusement une réaction à la vue de l'or : le corps froid qui s'anime.
A ce bruit, Arsène sembla se ranimer ; elle tourna la tête, et la vue parut achever la résurrection commencée par l'ouïe.
Elle se leva, toujours raide et immobile ; mais sa lèvre pâle souriait, mais ses yeux vitreux, s'éclaircissant, lançaient des rayons qui se croisaient avec ceux de l'or.
- Oh ! dit-elle, c'est à toi tout cela ?
- Non, pas à moi, mais à toi, Arsène.
- A moi ! fit la danseuse.
Et elle plongea dans le monceau de métal ses mains pâles.
Les bras de la jeune fille disparurent jusqu'au coude.
Alors cette femme, dont l'or avait été la vie, sembla reprendre la vie au contact de l'or
Sur Hoffmann :
On le voit attentionné, généreux.
Sa passion n'a pas de prix. il a joué, il a gagné. L'or est pour lui une monnaie d' échange, le moyen d'obtenir l'objet de sa passion.
- Arsène, Arsène ! dit le jeune homme, je t'ai dit que j'étais riche, n'est-ce pas ? Regarde, et tu verras que je ne t'ai pas menti.
Hoffmann commença par retourner son chapeau au-dessus de la table ; le chapeau était plein de louis et de doubles louis, et ils ruisselèrent du chapeau sur le marbre, avec ce bruit de l'or si remarquable et si facile à distinguer entre tous les bruits.
Puis, après le chapeau, il vida ses poches, et l'une après l'autre ses poches dégorgèrent l'immense butin qu'il venait de faire au jeu.
Un monceau d'or mobile et resplendissant s'entassa sur la table.
.
Il manque un mot dans ton texte : porteur
Mais, presque aussitôt qu’eux arriva le garçon porteur d’un véritable brasier
Il y aurait d'ailleurs un parallélisme à faire entre le feu et l'or, révélateur dans cette scène.
Merci beaucoup pour ton aide floreale.

Oui je pourrais replacer cet extrait dans le contexte et je l'ai fait dans la deuxième parti du commentaire :
II) Des indices qui préparent l'issue fantastique du récit
Où j'ai approfondis la description de la réaction d'Arsène en la comparant à Antonia et à un être diabolique mais je ne pense pas que le préciser dans la première partie soit nécessaire
C'était juste une question pour savoir comment tu présenterais l'extrait dans l'introduction.
Pourrais tu m’éclairer sur ce parallélisme dont tu m'as parlé? Tu voudrais parler d'une présence diabolique?
Mais, presque aussitôt qu'eux arriva le garçon porteur d'un véritable brasier ; il ouvrit la porte de la chambre, et en un instant la cheminée s'enflamma et les bougies s'allumèrent.
C'est l'offrande du feu, de la lumière, de la chaleur … qui ne réchauffe pas Arsène.
Quant à l'or, sorti du chapeau comme par magie, la métaphore est connue : il brûle des doigts.

Tu rapproches ou non ces deux symboles. cela dépend de la lecture que tu fais de l'extrait et de la nouvelle.