Zola, L’Assommoir, chapitre 2 - Et elle se leva. Coupeau, qui approuvait vivement ses souhaits…

Entraide scolaire

20 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Je suis actuellement en classe de Seconde. Nous sommes en train d'étudier en cours de Français "L'Assommoir" d'Emile Zola.
Ensuite, nous avons commencé à faire en classe une lecture analytique sur le chapitre 2 "L'alambic".

Notre professeur nous a demandé de faire la deuxième partie du commentaire de ce texte sur les limites du naturalisme.

Voici le plan que j'ai préparé
I-Une scène naturaliste
A) Une scène populaire
B)Une atmosphère populaire par le langage
D) Une description précise du mécanisme de l'alambic

II- Les limites du naturalisme


J'aimerais bien que quelqu'un m'explique comment rechercher les limites du naturalisme dans ce texte?

" Et elle se leva. Coupeau, qui approuvait vivement ses souhaits, était déjà debout, s’inquiétant de l’heure. Mais ils ne sortirent pas tout de suite ; elle eut la curiosité d’aller regarder, au fond, derrière la barrière de chêne, le grand alambic de cuivre rouge, qui fonctionnait sous le vitrage clair de la petite cour ; et le zingueur, qui l’avait suivie, lui expliqua comment ça marchait, indiquant du doigt les différentes pièces de l’appareil, montrant l’énorme cornue d’où tombait un filet limpide d’alcool. L’alambic, avec ses récipients de forme étrange, ses enroulements sans fin de tuyaux, gardait une mine sombre ; pas une fumée ne s’échappait ; à peine entendait-on un souffle inté- rieur, un ronflement souterrain ; c’était comme une besogne de nuit faite en plein jour, par un travailleur morne, puissant et muet. Cependant, Mes-Bottes, accompagné de ses deux camarades, était venu s’accouder sur la barrière, en attendant qu’un coin du comptoir fût libre. Il avait un rire de poulie mal graissée, hochant la tête, les yeux attendris, fixés sur la machine à soûler. Tonnerre de Dieu ! elle était bien gentille ! Il y avait, dans ce gros bedon de cuivre, de quoi se tenir le gosier au frais pendant huit jours. Lui, aurait voulu qu’on lui soudât le bout du serpentin entre les dents, pour sentir le vitriol encore chaud l’emplir, lui descendre jusqu’aux talons, toujours, toujours, comme un petit ruisseau. Dame ! il ne se serait plus dérangé, ça aurait joliment remplacé les dés à coudre de ce roussin de père Colombe ! Et les camarades ricanaient, disaient que cet animal de Mes-Bottes avait un fichu grelot, tout de même. L’alambic, sourdement, sans une flamme, sans une gaieté dans les reflets éteints de ses cuivres, continuait, laissait couler sa sueur d’alcool, pareil à une source lente et entêtée, qui à la longue devait envahir la salle, se répandre sur les boulevards extérieurs, inonder le trou immense de Paris. Alors, Gervaise, prise d’un frisson, recula ; et elle tâchait de sourire, en murmurant :
— C’est bête, ça me fait froid, cette machine… La boisson me fait froid…"


Notre professeur nous a demandé de faire la deuxième partie du commentaire de ce texte sur les limites du naturalisme.


J'aimerais bien que quelqu'un m'explique comment rechercher les limites du naturalisme dans ce texte?


Merci d'avance pour votre aide!
Les limites du naturalisme sont peut-être à trouver dans le tempérament et le style visionnaire, je devrais plutôt dire épique qui caractérise l'auteur.
Le registre fantastique indique la frustration de ce mouvement.
Est- ce je pourrais écrire une sous-partie sur la vision des personnages ?
La vision de l'alambic surtout.
D'accord merci!
Donc ça serait coherent si je met dans ma deuxième axe

II- Les limites du naturalisme

A) Une vision de l'alambic
B) Une vision fantastique
C) Une vision symbolique
Je réunirais le A) et le B). Je ne vois pas bien ce que suggère la sous-partie C…
Je prends en compte vos conseils! J'aimerais bien un avis sur une de mes sous-parties que j'ai rédigé sur la vision épique du texte.
2) Une vision épique.
La machine est personnifiée en monstre, Zola veut nous faire montrer que cette machine est sortie tout droit de l'enfer : " enroulements sans fin de tuyaux ", " ronflement souterrain ", " besogne de nuit faite en plein jour ", " sourdement, sans une flamme ". Malgré son silence l’alambic est toujours active elle fabrique de l'alcool sans relâche pour attirer ses victimes, c'est une machine vicieuse malgré les apparences.
L'Alambic n'attire pas seulement que des victimes humaines. Puisqu'elle veut inonder Paris comme nous le montre cette citation " Pareil à une source lente et entêtée, qui à la longue devait envahir la salle, se répandre sur les boulevards […] de Paris". Dans cette comparaison on peut trouver une gradation avec ses trois mots "envahir" , "rependre" , "inonder". On a donc une vision épique d’une machine dont l’alcool se déverse dans Paris.
On peut également relever une vision épique humaine où le lecteur voit L'Alambic comme une machine hideuse, elle grossit de jour en jour en se nourrissant du malheur de ses victimes qui les tuent à la cause de l'alcool.
Essayez de suivre l'ordre A. E. I. : un Argument suivi d'Illustrations (exemples) nommées et Expliquées, en un seul paragraphe.
D'accord merci! J'essaie d'analyser le texte petit à petit et d'également corriger mes erreurs.

B) Une vision épique
La description, qui au début était réaliste, a glissé vers le fantastique.
Le registre fantastique indique la frustration de ce mouvement. La fin du paragraphe s'élargit en une vision immense à caractère fantastique. La " sueur "(l.18) de l'alambic devient une " source lente et entêtée " (1. 19) .Nous pouvons relever que cette image est préparée par celle du " petit ruisseau "(l.15) Gervaise croit voir le liquide couler sur le sol et s'élargir en un fleuve gigantesque. La gradation entre les trois termes : " devait envahir la salle ", " les boulevards extérieurs ", " le trou immense de Paris " (1. 19-20), suggère la progression de l'inondation d'alcool.
La machine est personnifiée en monstre, Zola la décrit en "serpentin" qui s'enroule sur elle-même, mais encore avec « des tuyaux qui ne se termine pas » et elle est caractérisée d’une « énorme cornue». Zola veut nous faire montrer que cette machine est sortie tout droit de l'enfer : " enroulements sans fin de tuyaux ", " ronflement souterrain ", " besogne de nuit faite en plein jour ", " sourdement, sans une flamme ".
Malgré son silence l’alambic est toujours active elle fabrique de l'alcool sans relâche pour attirer ses victimes : Mes-Bottes porte sur cette machine des « yeux attendris ", et rit de son " gros bedon de cuivre ", c'est une machine vicieuse malgré les apparences.


Est ce que le plan est il correct?

II- Les limites du naturalisme
a) Une vision sur l'alambic
b) Une vision épique
Et elle se leva. Coupeau, qui approuvait vivement ses souhaits, était déjà debout, s’inquiétant de l’heure. Mais ils ne sortirent pas tout de suite ; elle eut la curiosité d’aller regarder, au fond, derrière la barrière de chêne, le grand alambic de cuivre rouge, qui fonctionnait sous le vitrage clair de la petite cour ; et le zingueur, qui l’avait suivie, lui expliqua comment ça marchait, indiquant du doigt les différentes pièces de l’appareil, montrant l’énorme cornue d’où tombait un filet limpide d’alcool. L’alambic, avec ses récipients de forme étrange, ses enroulements sans fin de tuyaux, gardait une mine sombre ; pas une fumée ne s’échappait ; à peine entendait-on un souffle intérieur, un ronflement souterrain ; c’était comme une besogne de nuit faite en plein jour, par un travailleur morne, puissant et muet.
1) Qui raconte cette scène ??

2) A travers quels regards le lecteur découvre t-il l'alambic ??

3) Quels changements percevez-vous à partir de la ligne 8 ? Observez les temps verbaux et les pronoms.

4) La description répond-elle au même objectifs au début et à la fin du paragraphe ?

Pourriez-vous m'aidez c'est un travail noté et il faut absolument que j'ai une bonne note, merci pour ceux qui vont m'aider
Bonjour,
On ne peut pas faire le travail à ta place. Il faudrait que tu nous donnes au moins quelques éléments de réponse. As-tu regardé les messages précédentes ?
Pour la question 1, demande-toi si le récit est fait par un personnage présent dans la scène ou extérieur à celle-ci.
1) Qui raconte cette scène ?
Cette première question t'invite à réfléchir sur la notion de narrateur/personnage ou narrateur/extérieur.
Il me semble l'avoir dit, et d'une manière plus simple 🙄 …
J'avais bien lu. C'était pour redonner à l'élève les deux intitulé de son cours. Et j'aurais pu ajouter : ne pas confondre avec l'auteur.
Je savais bien que j'étais "sous haute surveillance" … 🙂
Excuse-moi alors [rougit].
1) Qui raconte cette scène ??

2) A travers quels regards le lecteur découvre t-il l'alambic ??

3) Quels changements percevez-vous à partir de la ligne 8 ? Observez les temps verbaux et les pronoms.

4) La description répond-elle au même objectifs au début et à la fin du paragraphe ?

Alors voici quelque réponses :

1 ) Cette scène est raconter par un narrateur extérieur car le récit est à la 3 ème personne. Le point de vue est externe, car le récit avance tout seul. le narrateur choisit de ne pas entrer dans les pensées du personnage

2) L'alambic, est découvert premièrement par le regard de Gervaise : Gervaise éprouve de la curiosité ( 3 ) devant la machine, dont Coupeau lui explique le fonctionnement. La taille, de l’appareil la surprend ainsi que sa forme " étrange " ( l 9); de ses récipients et l'enroulement " sans fin " (l 9 ) de ses tuyaux. Il possède une chose inquiétante, avec sa couleur " de cuivre rouge " ( l 4 ). Il y a un contraste entre la cornue " énorme " (l7) et le "filet limpide" (l8). Puis deuxièmement par le regard de Coupeau : il est venu prendre le relais du regard de Gervaise, " le zinguer" ( …. ) lui expliqua " Coupeau se voudrait rassurant mais il est également fasciné par la machine car l'heure passe " s'inquiétant de l'heure ", il s'attarde devant la machine.

3 ) A partir de la ligne 8, on peut voir que la machine est humanisée elle " gardait une mine sombre " avait " un soufflement intérieur, un ronflement souterrain " et travaillait " comme un travailleur morne, puissant et muet ". La machine est personnifiée grâces aux pronoms tels que " ses ".

Voila mes réponses, je n'arrive pas encore à trouver la réponse à la question 4, pouvez vous me corriger par rapport aux question posées
La réponse 4 doit mettre en valeur comment l'alambic passe du statut neutre de machine, d'appareil à celui de mauvais génie. Il va devenir un adversaire malfaisant dans la vie de ce couple d'ouvriers. Zola exprime un jugement moral implicite. Tu peux analyser l'objet par le schéma actanciel et le relier au titre du roman.
Et elle se leva. Coupeau, qui approuvait vivement ses souhaits, était déjà debout, s’inquiétant de l’heure. Mais ils ne sortirent pas tout de suite ; elle eut la curiosité d’aller regarder, au fond, derrière la barrière de chêne, le grand alambic de cuivre rouge, qui fonctionnait sous le vitrage clair de la petite cour ; et le zingueur, qui l’avait suivie, lui expliqua comment ça marchait, indiquant du doigt les différentes pièces de l’appareil, montrant l’énorme cornue d’où tombait un filet limpide d’alcool. L’alambic, avec ses récipients de forme étrange, ses enroulements sans fin de tuyaux, gardait une mine sombre ; pas une fumée ne s’échappait ; à peine entendait-on un souffle intérieur, un ronflement souterrain ; c’était comme une besogne de nuit faite en plein jour, par un travailleur morne, puissant et muet.
1) Qui raconte cette scène ??

2) A travers quels regards le lecteur découvre t-il l'alambic ??



3) Quels changements percevez-vous à partir de la ligne 8 ? Observez les temps verbaux et les pronoms.

4) La description répond-elle au même objectifs au début et à la fin du paragraphe ?

Alors voici mes réponses :

1 ) Cette scène est raconter par un narrateur extérieur, car le récit est à la 3 ème personne. Le point de vue est omniscient car le narrateur sait tous, " elle eut la curiosité ", " s'inquiétant de l'heure", le narrateur peut tout voir et raconter, il connaît leurs pensée notamment, " la curiosité " et " l'inquiétude " de Gervaise. Pourriez-vous m' aider à développer plus ma réponses, à trouver plus d'arguments dans le textes et ou à corriger ma réponse.

2) L'alambic, est découvert à travers premièrement le regard de Gervaise : Gervaise ressent d'abord un sentiment de curiosité ( l2 ) devant l'alambic, dont son futur maris Coupeau lui explique le fonctionnement. La forme de la machine la surprend car elle la qualifia " d'étrange " ( l4 ), elle est également surprise par ses récipients et l'enroulement " sans fin " ( l 5 ) de ses tuyaux. On peut supposer que Gervaise, n'a jamais vue une machine de ce genre car elle semble très curieuse. PUis deuxièmement, l'appareil est découvert à travers le regard de coupeau, il est venu prendre la place du regard de Gervaise : " le zingeur [..] lui expliqua " .

Coupeau semble fasciné par la machine car il voit que l'heure tourne " s'inquiétant de l'heure ", il s'attarde sur la machine, heureux de pouvoir faire découvrir cette machine à gervaise. Pourriez-vous m'aider à étopher mes réponses, a trouver plus d'arguments dans le textes et a les justifier d'avantage.



3) A partir de la ligne 8, Emile Zola, change le passé simple " leva ", " sortirent ", " eut ", " lui expliqua " pour de l'imparfait, " gardait ", " s'échappait ", " c'était ", car la ligne 8, Zola décrit l'alambic qui est à ce moment, un personnage, car Emile zola utilise un pronom possessif pour qualifier les récipients de l'alambic, " ses " . Pourriez-vous m'aider à étopher mes réponses, a trouver plus d'arguments dans le textes et a les justifier d'avantage.

4 ) Pour la quatrième question je dois m'aider des fonction de la description : une fonction informative, qui sert à instruire le lecteur

une fonction référentielle qui sert à crée un effet de réel

une fonction narrative qui contribue à l'action, notamment en l'annonçant

une fonction symbolique qui exprime ( par un lieu, un objet, un trait physique ou morale d'un personnage dans le cadre de son portrait ) une idée ou une valeur

une fonction esthétique qui permet à l'auteur de mettre en valeur ses talents littéraires

Pourriez-vous m'aider à répondre à la question 4 a l'aide des différentes description donné ci dessus, et en n’argumentant avec le texte.
Regarde ce que j'ai répondu plus haut pour la question 4.
Tu devrais pouvoir argumenter sur un passage progressif de la
fonction informative, qui sert à instruire le lecteur
et de la fonction référentielle qui sert à crée un effet de réel
à
une fonction narrative qui contribue à l'action, notamment en l'annonçant (l'alcoolisation destructrice des ouvriers)
une fonction symbolique qui exprime ( par un lieu, un objet, un trait physique ou morale d'un personnage dans le cadre de son portrait ) une idée ou une valeur (l'alcool compensateur, celui qui rend esclave, qui empêche la révolte prolétarienne)
une fonction esthétique qui permet à l'auteur de mettre en valeur ses talents littéraires (la personnification, les forces du mal dans un univers positiviste)