Oui, mais dans le cas présent, le poème peut être interprété vu l'intention assez claire du poète et les lieux communs qu'il développe.
Celui qui boit, comme a chanté Nicandre,
De l'Aconite, il a l'esprit troublé,
Tout ce qu'il voit lui semble estre doublé,
Et sur ses yeux la nuit se vient espandre.
Effets de l'aconit, poison végétal : troubles physiques.
Celui qui boit de l'amour de Cassandre,
Qui par ses yeux au cœur est écoulé,
Il perd raison, il devient afolé,
Cent fois le jour la Parque le vient prendre.
Effets de l'amour de Cassandre : folie.
Mais la chaut vive, ou la rouille, ou le vin
Ou l'or fondu peuvent bien mettre fin
Au mal cruel que l'Aconite donne :
Mais il existe de nombreux remèdes contre les effets de l'aconit.
La mort sans plus a pouvoir de garir
Le coeur de ceux que Cassandre empoisonne,
Mais bien heureux qui peut ainsi mourir.
Alors que seule la mort peut guérir l'amour de Cassandre, mais c'est une mort bien heureuse.
C'était l'objet de ma réponse 18.
En revanche, la reformulation de l'élève aplatissait le propos. 🙂
Bonjour !
J'ai comme travail une anthologie poétique (à thème) à faire
uniquement sur des poèmes en prose. J'ai choisi comme thème l'ivresse (pas uniquement liée à l'alcool au contraire j'aimerais bien lier mon thème à l'amour ou au parfum féminin comme par exemple "Un hémisphère dans une chevelure" que je ne peux malheureusement pas choisir car déjà étudié en classe… 😞 )
J'écris sur ce forum car après avoir cherché pendant près d'une semaine je n'arrive toujours pas à trouver mon dernier poème ! (il m'en faut 5)
Le thème de l'ivresse est assez fréquent en général mais lorsqu'il s'agit de poème en prose uniquement les choix sont très restreints !
J'avais au préalable pensé à :
"Enivrez-vous" de Baudelaire
Un extrait de "Quatre grandes odes" de Paul Claudel (je l'avais trouvé sur votre site dans la rubrique musique):
"Ah, je suis ivre! ah, je suis livré au dieu! j'entends une voix en moi et la mesure qui s'accélère, le mouvement de la joie,
L'ébranlement de la cohorte Olympique, la marche divinement tempérée!
Que m'importent tous les hommes à présent! Ce n'est pas pour eux que je suis fait, mais pour le
Transport de cette mesure sacrée!
O le cri de la trompette bouchée! ô le coup sourd sur la tonne orgiaque!
Que m'importe aucun d'eux? Ce rythme seul! Qu'ils me suivent ou non? Que m'importe qu'ils m'entendent ou pas?
Voici le dépliement de la grande Aile poétique!
Que me parlez-vous de la musique? laissez-moi seulement mettre mes sandales d'or!
Je n'ai pas besoin de tout cet attirail qu'il lui faut. Je ne demande pas que vous bouchiez les yeux.
Les mots que j'emploie,
Ce sont les mots de tous les jours, et ce ne sont point les mêmes!
Vous ne trouverez point de rimes dans mes vers ni aucun sortilège. Ce sont vos phrases mêmes. Pas aucune de vos phrases que je ne sache reprendre!
Ces fleurs sont vos fleurs et vous dites que vous ne les reconnaissez pas.
Et ces pieds sont vos pieds, mais voici que je marche sur la mer et que je foule les eaux de la mer en triomphe!"
"Matinée d'ivresse" de Rimbaud
"Métempsycose" de Winston Perez (je ne sais pas si on peut le qualifier de poème en prose ou non…)
Pensez vous dans un premier temps que mes poèmes répondent correctement à mon thème et auriez-vous un autre poème (attention en prose !) à rajouter à mon anthologie ? Sinon devrais-je changer mon thème ?
Merci d'avance !! 🙂
Myriam (1ere S)
Ivresse de Max Jacob ? ( Poème en vers ou en prose ou calligramme ?)
Tout aurait-il existé déjà?
Au pied de l'arbre, ce n'était qu'un ivrogne qui remuait au gré du vent. Son portrait est dans toutes les glaces, son esprit au fond de tous les verres. Est-ce une chose qui reste? Il a été ivrogne et soulevé par la curiosité de visages anonymes et sans traits. De dos il ressemblait tellement à celui qui portait autrefois le même costume ! Ses idées et ses dents étaient fausses mais c'était lui qui soutenait l'arbre qui tremblait. Il criait — " je ne suis pas mort le monde est devant moi ". Et il s'en allait en promenade avec Monsieur Ledante. Son odeur obscurcissait le boulevard et faisait fléchir les roseaux qui avaient, déjà, envahi les terrasses.
Pierre Reverdy
Rebonjour,
Wow merci! C'est deux supers poèmes qui m'inspirent pas mal même si j'ai une préférence pour celui de Pierre Reverdy 😉
Auriez vous aussi des poèmes plus centrés sur l'amour ? (je suis une romantique dans l'âme héhé et je rafole les poèmes lyriques alors… ^^)
Merci encore pour tout !
Myriam