Bonjour à tous, j'ai un commentaire composé pour un devoir type bac à faire sur ce texte et j'ai beaucoup de mal à trouver des axes de lecture pourriez vous m'aider s'il vous plait.
Premièrement j'ai pensé parler de la thèse contre la peine de mort défendu mais je ne trouve pas de problématique pouvant inclure une deuxième partie différente.
Le texte :
Premièrement j'ai pensé parler de la thèse contre la peine de mort défendu mais je ne trouve pas de problématique pouvant inclure une deuxième partie différente.
Le texte :
Ah ! Messieurs, je n'ai pas la prétention de démêler à fond; mais savez-vous quelle est notre objection principale contre la peine de mort ? Savez-vous quelle devrait être, pour tous les républicains, pour tous les hommes, l'objection principale contre la peine de mort? C'est qu'elle détourne précisément les assemblées, c'est qu'elle détourne les nations de la recherche des responsabilités sociales dans le crime.
Ah ! c'est chose facile, c'est procédé commode : un crime se commet, on fait monter un homme sur l'échafaud, une tête tombe; la question est réglée, le problème est résolu. Nous, nous disons qu'il est simplement posé; nous disons que notre devoir est d'abattre la guillotine et de regarder au-delà les responsabilités sociales.
Nous disons, messieurs, qu'il est très commode et qu'il serait criminel de concentrer, sur la seule tête des coupables, toute la responsabilité. Nous en avons notre part, tous les hommes en ont leur part, la nation tout entière en a sa part. […]
On nous dit : "La peine de mort! elle est nécessaire, elle est exemplaire ; si on la supprime, les crimes vont se multiplier. "
Messieurs, j'ai d'abord le droit de dire à la commission que c'est à elle de faire la preuve. Vous reconnaissez, vous-mêmes, que la peine de mort est atroce, qu'elle est une forme de la barbarie, que vous voudriez la rejeter, que vous demanderiez au pays de la rejeter, si elle n'était pas strictement indispensable à la sécurité des hommes.
C'est à vous, messieurs, de faire la preuve, par des faits décisifs, qu'elle est, en effet, indispensable.
Or, qu'est-ce que je remarque ? Ah ! si vous la maintenez, si vous la développez, il y aura demain une certitude, la certitude que des têtes humaines tomberont; mais il y aura cette certitude aussi que, parmi ces têtes qui tomberont, il y aura des têtes d'innocents…"



