Exemples de personnages de roman ridicules

Entraide scolaire

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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bonjour,
auriez-vous des exemples de personnages de roman qui soient ridicules…?
c'est pour une dissertation (un sujet de bac blanc sur le manuel) ou il faut montrer si le roman peut intéresser ses lecteurs à des personnages ridicules.
J'ai déjà des idées mais presque pas d'exemple par ce que ce qui me vient immédiatement en tête c'est plutôt des pièces de théâtre… alors qu'il faut des exemples de romans !!!
Merci d'avance 😀
Alors voilà, mes idées sont un peu en vrac mais mon éventuel plan serait :
I- Les personnages ridicules nous font rire donc
1) divertir le lecteur, ainsi il s'intéresse plus à l’œuvre
2) ils sont différents, par conséquent il y a plus de diversité dans le roman, et ça change des héros épiques et dont on a l'habitude
II- On pourrait s'y reconnaître par moments
1) le lecteur s'imagine se comporter de la même manière que le personnage dans certaines situations peu communes, et ainsi mieux apprécier le roman
2) ainsi toucher le lecteur (dimension sentimentale)

sinon je pense à un plan dialectique : thèse et antithèse… qu'en pensez-vous?
Tu as lu Candide de Voltaire? Beaucoup de personnages sont tournés en dérision (Notamment Candide et Pangloss qui me viennent en tête)

Dans Madame Bovary de Flaubert, il y a le mari - Charles - qui est assez simplet, et si je me souviens bien, le personnage éponyme est assez souvent tourné au ridicule aussi.

Tu peux éventuellement parler de La ferme des animaux de Orwell, où le caractère tyrannique de certains cochons les rend la scène assez ridicule.

Ce ne sont pas des exemples qui iraient dans ton plan puisque le ridicule semble être essentiellement critique dans ces exemples, mais tu peux l'adapter. 😉

Je ne crois pas avoir d'autres exemples, bon courage des tes recherches. 🙂
Quelques exemples épars:
Les œuvres de Rabelais ( Pantagruel, Gargantua ), où le grossissement, les situations grossières, absurdes, procèdent de la vulgarisation d'un message résolument novateur (émancipation des dogmes médiévaux, ardeur à l'érudition)
Romans de Scarron: situations burlesque et divertissantes
Montesquieu et les Lettres Persanes : ici, la naïveté d'Usbek face à l'Occident, engendrant le ridicule pour les lecteurs occidentaux permet une critique sociale implicite, tandis que les comparaisons à l'Orient font porter un regard acerbe sur la condition féminine
Les Voyages de Gulliver de Swift, qui par l'usage du burlesque (micro/macro-sociétés improbables, situations ridicules et démesurées), alimente une critique sociale sous-jacente
Le personnage de Bardamu chez Céline (Voyage au out de la Nuit)
Les Caves du Vatican, d'André Gide, où "l'acte gratuit" de Lafcadio échappe à la compréhension. Le sordide s'accompagne alors, en filigrane d'un questionnement métaphysique plus large (un acte peut-il être purement gratuit?)
Bien vu pour Gargantua, je n'y avais pas pensé.

Je viens de me souvenir de Fabrice dans La Chartreuse de Parme de Stendhal qui ne comprend pas ce qui se passe lors des scènes de batailles (il se demande pourquoi la terre est brassée et remuée alors qu'il est en fait sous le feu des boulets de canons), est un novice dans l'armée (si je me souviens bien, il est appelé "blanc-bec" par les autres militaires) et ne maîtrise pas la langue française. Pour le coup, il est assez amusant. 😂
Il y aussi beaucoup de personnages qui ne sont pas toujours ridicules, dont le statut par rapport au lecteur est ambigu. Par exemple, Julien Sorel est ridicule (pour le lecteur, mais certainement pas pour Mathilde) lors de la scène de l'épée (Chapitre XVII), dans la deuxième partie du Rouge et du Noir. Mais on ne pourrait pas en dire autant pour le roman tout entier. Ses différents portraits ne le peignent jamais sous des traits ridicules.

Je pense aussi au docteur Cottard dans Un Amour de Swann, qui n'a pas du tout la profondeur de Julien Sorel et fait vraiment écho au "mécanique placé sur du réel" de Bergson. Enfin, toute la maison Verdurin peut entrer dans cette catégorie. Et même si tu n'as pas lu le roman, il te suffit des premières pages pour le voir, puisqu'il s'ouvre sur la description de ce "clan" de snobs.
Bouvard et Pécuchet est un roman français inachevé de Gustave Flaubert, publié en 1881, à titre posthume.
Don Quichotte? 🙂