Bonjour,
J'ai un commentaire à faire concernant un extrait de "la leçon" d'Eugène Ionesco, j'ai un peu de mal à faire mon plan…
L'extrait :
I. L'absence de communication (dans le sens où ils ne s'écoutent pas)
1. L'absurde
2. L'absence d'un dialogue logique
3. Un cours magistral
II. Hiérarchie progressive (pour cette partie je voulais montrer le changement de comportement des 2 personnages durant l'extrait)
1. Une élève assujetti
2. Un professeur à double personnalité
3. ?
III. ?
Je me suis posé comme problématique : Cet Œuvre est-elle une satire de l'enseignement
Pouvez-vous m'aider à compléter ou à corriger certaines chose ? Même si vous avez quelques petite pistes ça pourrait m'aider
Merci d'avoir pris le temps de lire tout ça et de m'aider si possible
J'ai un commentaire à faire concernant un extrait de "la leçon" d'Eugène Ionesco, j'ai un peu de mal à faire mon plan…
L'extrait :
LE PROFESSEURCe que j'ai fais pour l'instant :
J’attire au passage votre attention sur les consonnes qui changent de nature en liaisons. Les f deviennent en ce cas des v, les d des t, les g des k et vice versa, comme dans les exemples que je vous signale : « trois heures, les enfants, le coq au vin, l’âge nouveau, voici la nuit ».
L’ÉLÈVE
J’ai mal aux dents.
LE PROFESSEUR
Continuons.
L’ÉLÈVE
Oui.
LE PROFESSEUR
Résumons : pour apprendre à prononcer, il faut des années et des années. Grâce à la science, nous pouvons y arriver en quelques minutes. Pour faire donc sortir les mots, les sons et tout ce que vous voudrez, sachez qu’il faut chasser impitoyablement l’air des poumons, ensuite le faire délicatement passer, en les effleurant, sur les cordes vocales qui, soudain, comme des harpes ou des feuillages sous le vent, frémissent, s’agitent, vibrent, vibrent, vibrent ou grasseyent, ou chuintent ou se froissent, ou sifflent, sifflent, mettant tout en mouvement : luette, langue, palais, dents…
L’ÉLÈVE
J’ai mal aux dents.
LE PROFESSEUR
… lèvres… Finalement les mots sortent par le nez, la bouche, les oreilles, les pores, entraînant avec eux tous les organes que nous avons nommés, déracinés, dans un envol puissant, majestueux, qui n’est autre que ce qu’on appelle, improprement, la voix, se modulant en chant ou se transformant en un terrible orage sympho¬nique avec tout un cortège… des gerbes de fleurs des plus variées, d’artifices sonores : labiales, dentales, occlusives, palatales’ et autres, tantôt caressantes, tantôt amères ou violentes.
L’ÉLÈVE
Oui, monsieur, j’ai mal aux dents.
[…]
LE PROFESSEUR
Ça n’a plus d’importance… Ça ne vous regarde pas. Dites : « cou ».
L’ÉLÈVE
« Cou. »
LE PROFESSEUR « … teau »… Regardez.
Il brandit le couteau sous les yeux de l’Élève.
L’ÉLÈVE
« teau »…
LE PROFESSEUR
Encore… Regardez.
L’ÉLÈVE
Ah, non ! Zut alors ! J’en ai assez ! Et puis j’ai mal aux dents, j’ai mal aux pieds, j’ai mal à la tête…
LE PROFESSEUR, saccadé.
« Couteau »… Regardez… « couteau »… Regardez… « couteau »… Regardez…
L’ÉLÈVE
Vous me faites mal aux oreilles, aussi. Vous avez une voix ! Oh, qu’elle est stridente !
LE PROFESSEUR
Dites : « couteau… cou… teau… »
L’ÉLÈVE
Non ! J’ai mal aux oreilles, j’ai mal partout…
LE PROFESSEUR
Je vais te les arracher, moi, tes oreilles, comme ça elles ne te feront plus mal, ma mignonne !
[…]
LE PROFESSEUR, comme le coucou. « Couteau… couteau… »
Ils sont tous les deux debout; lui, brandissant toujours son couteau invisible, presque hors de lui, tourne autour d’elle, en une sorte de danse du scalp, mais il ne faut rien exagérer et les pas de danse du Professeur doivent être à peine es¬quissés; l’Élève, debout, face au public, se dirige, à reculons, en direction de la fenêtre, maladive, langoureuse, envoûtée…
LE PROFESSEUR
Répétez, répétez : « couteau… couteau… cou¬teau… »
L’ÉLÈVE
J’ai mal… ma gorge, « cou… » ah… mes épaules… mes seins… « couteau… »
LE PROFESSEUR
« Couteau… couteau… couteau… »
L’ÉLÈVE
Mes hanches… « couteau… » mes cuisses… « cou… »
LE PROFESSEUR Prononcez bien… « couteau… couteau… »
L’ÉLÈVE
« Couteau… » ma gorge…
LE PROFESSEUR
« Couteau… couteau… »
L’ÉLÈVE
« Couteau… » mes épaules… mes bras, mes seins, mes hanches… « couteau… couteau… »
I. L'absence de communication (dans le sens où ils ne s'écoutent pas)
1. L'absurde
2. L'absence d'un dialogue logique
3. Un cours magistral
II. Hiérarchie progressive (pour cette partie je voulais montrer le changement de comportement des 2 personnages durant l'extrait)
1. Une élève assujetti
2. Un professeur à double personnalité
3. ?
III. ?
Je me suis posé comme problématique : Cet Œuvre est-elle une satire de l'enseignement
Pouvez-vous m'aider à compléter ou à corriger certaines chose ? Même si vous avez quelques petite pistes ça pourrait m'aider
Merci d'avoir pris le temps de lire tout ça et de m'aider si possible



