LauraMounier a écrit :Non.. merci 🙂
du coup pour mon plan : I. représentation d'action violente heurte la moral
A. susceptible de choqué
B. nuire a la beauté de la pièce
II. représentation d'action violente favorise la moral
A. le tragique moderne
B.le spectateur juge par lui-même
III. (je sais pas encore qu'est ce que je pourrai y mettre)
Ta première partie est bonne, encore qu'il faille la détailler et la consolider. Dans ta première sous-partie, tu n'oublieras pas de donner des exemples ( j'ai en tête
Clitandre, pièce de 1632 dans laquelle l'héroïne meurt par poison il me semble … au lieu de mourir par épée, etc. ) . Dans ta seconde sous-partie, insister ( si tu t'en sens capable - car l'idée n'est pas simple … ) sur le fait que la beauté de la pièce, pour les classiques, est couplée au bien moral à cette époque. Autrement dit, tout ce qui est bon moralement est beau. Dès lors, représenter des actions non morales entraîne une dévalorisation de la beauté de la pièce. Enfin, faire une dernière sous-partie ( le '' C '' ) sur les règles instaurées par les classiques ne me semble pas de trop, en expliquant les bienséances, le principe de vraisemblance, etc.
Ton antithèse, en revanche, ne convient pas. D'une part, l'idée n'est pas de dire que '' c'est la violence qui favorise la morale '', et la première sous-partie n'a rien à voir …
Jehan l'a très bien expliqué : la pièce n'est pas morale si elle prétend enseigner de force quelque chose au spectateur, mais elle l'est si elle permet au spectateur de développer sa propre faculté de jugement. Il convient tout d'abord de faire un point sur ce qu'on appelle '' morale '' : le premier sens, c'est celui d'un contenu qu'on inculque '' de force '' - par des institutions, comme l'école, comme le théâtre. Le second sens, c'est un philosophe français qui en donne le sens : c'est former le spectateur en sujet moral, comme étant capable de juger seul des actions qu'il doit mener. Dès lors, le contenu n'est pas inculqué de force au spectateur. C'est cette seconde définition de la morale qu'il faudra défendre.
Ta seconde partie doit montrer que '' cacher certaines actions au théâtre '' n'est pas non plus '' souhaitable.
Elle peut s'articuler autour de deux idées : La première, c'est que le metteur en scène, en cachant certaines actions, n'est pas moral ( au second sens que nous avons précisé ) : son but est en effet à ce moment de délivrer un contenu bien précis : la morale court le risque de virer à l'idéologie. La seconde idée est de montrer que , du coup, le spectateur est condamné à être passif, et qu'il ne peut pas se former en sujet moral.
Ta troisième partie doit ainsi défendre qu'il faut élargir le champ de représentations au théâtre, de manière à laisser le spectateur se former comme sujet moral …