Stendhal, Le Rouge et le Noir, I, 17 - Pendant que Mme de Rênal était en proie…

Entraide scolaire

8 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour, je suis en seconde et je dois faire un plan détaillé de commentaire composé sur ce texte :
Pendant que Mme de Rênal était en proie à ce qu’a de plus cruel la passion terrible dans laquelle le hasard l’avait engagée, Julien poursuivait son chemin gaiement au milieu des plus beaux aspects que puissent présenter les scènes de montagnes. Il fallait traverser la grande chaîne au nord de Vergy. Le sentier qu’il suivait, s’élevant peu à peu parmi de grands bois de hêtres, forme des zigzags infinis sur la pente de la haute montagne qui dessine au nord la vallée du Doubs. Bientôt les regards du voyageur, passant par-dessus les coteaux moins élevés qui contiennent le cours du Doubs vers le midi, s’étendirent jusqu’aux plaines fertiles de la Bourgogne et du Beaujolais. Quelque insensible que l’âme de ce jeune ambitieux fût à ce genre de beauté, il ne pouvait s’empêcher de s’arrêter de temps à autre, pour regarder un spectacle si vaste et si imposant.

Enfin il atteignit le sommet de la grande montagne, près duquel il fallait passer pour arriver, par cette route de traverse, à la vallée solitaire qu’habitait Fouqué, le jeune marchand de bois son ami. Julien n’était point pressé de le voir, lui ni aucun autre être humain. Caché comme un oiseau de proie, au milieu des roches nues qui couronnent la grande montagne, il pouvait apercevoir de bien loin tout homme qui se serait approché de lui. Il découvrit une petite grotte au milieu de la pente presque verticale d’un des rochers. Il prit sa course, et bientôt fut établi dans cette retraite. Ici, dit-il avec des yeux brillants de joie, les hommes ne sauraient me faire de mal. Il eut l’idée de se livrer au plaisir d’écrire ses pensées, partout ailleurs si dangereux pour lui. Une pierre carrée lui servait de pupitre. Sa plume volait : il ne voyait rien de ce qui l’entourait. Il remarqua enfin que le soleil se couchait derrière les montagnes éloignées du Beaujolais.

Pourquoi ne passerais-je pas la nuit ici ? se dit-il, j’ai du pain, et je suis libre ! au son de ce grand mot son âme s’exalta, son hypocrisie faisait qu’il n’était pas libre même chez Fouqué. La tête appuyée sur les deux mains, Julien resta dans cette grotte plus heureux qu’il ne l’avait été de la vie, agité par ses rêveries et par son bonheur de liberté. Sans y songer il vit s’éteindre, l’un après l’autre, tous les rayons du crépuscule. Au milieu de cette obscurité immense, son âme s’égarait dans la contemplation de ce qu’il s’imaginait rencontrer un jour à Paris. C’était d’abord une femme bien plus belle et d’un génie bien plus élevé que tout ce qu’il avait pu voir en province. Il aimait avec passion, il était aimé. S’il se séparait d’elle pour quelques instants, c’était pour aller se couvrir de gloire, et mériter d’en être encore plus aimé.

Même en lui supposant l’imagination de Julien, […] Le jeune paysan ne voyait rien entre lui et les actions les plus héroïques, que le manque d’occasion.

Mais une nuit profonde avait remplacé le jour, et il avait encore deux lieues à faire pour descendre au hameau habité par Fouqué. Avant de quitter la petite grotte, Julien alluma du feu et brûla avec soin tout ce qu’il avait écrit.
Et le seul plan que j'ai trouvé est :
I)La supériorité de Julien
a)L'ascension du personnage
*champs lexical de la hauteur.
*utilisation de l'oiseau de proie : l'aigle, qui peut symbolisé cette ascension au dessus des hommes.
b)Pas d'idées de titre
*symbole napoléonien : "oiseau de proie" qu'est l'aigle, le symbole du règne de Napoléon.
*Intouchable ( sa pensée et lui même).

II)Pas d'idées à partir d'ici

J'aimerais savoir comment complété ce plan, ou comment le corriger s'il vous plait.
I. Une nature romantique

Le décor
La nature comme un spectacle
La symbolique de la grotte

II. Quelques aspects du héros romantique

L'isolement
L'insatisfaction
L'imagination
L'expression du JE

III. Quelques caractéristiques de l'anti- héros
…/…
Merci de la réponse je vais m'en inspirer pour corriger mon plan.
C'était juste une suggestion. A toi d'aviser … 🙂
J'ai beaucoup utilisé ton plan (merci) et je l'ai quelque peu modifié, est il convenable

I) Une nature romantique
a) Un décor romantique
b) La nature comme un spectacle
c) La grotte : un symbole

II) Les aspects d'un héros romantique
a) L'expression du Moi romantique dans ses solitudes
b) L'expression de l'insatisfaction
c) L'imagination débordante du héros
Tu peux élargir sur un héros qui n'est pas héroïque … 🙂

Bonjour !Je suis une élève en premier , bientôt je passe mon bac de français , et ma prof est absente dès le début de l’année ,Dans la liste d’oral j’ai un extrait du rouge et noir qu’il faut commenter , voici le texte : Enfin il atteignit le sommet de la grande montagne, près duquel il fallait passer pourarriver, par cette route de traverse, à la vallée solitaire qu’habitait Fouqué, le jeune marchand debois son ami. Julien n’était point pressé de le voir, lui ni aucun autre être humain. Caché commeun oiseau de proie, au milieu des roches nues qui couronnent la grande montagne, il pouvaitapercevoir de bien loin tout homme qui se serait approché de lui. Il découvrit une petite grotte aumilieu de la pente presque verticale d’un des rochers. Il prit sa course, et bientôt fut établi danscette retraite. Ici, dit-il avec des yeux brillants de joie, les hommes ne sauraient me faire de mal.Il eut l’idée de se livrer au plaisir d’écrire ses pensées, partout ailleurs si dangereux pour lui. Unepierre carrée lui servait de pupitre. Sa plume volait : il ne voyait rien de ce qui l’entourait. Ilremarqua enfin que le soleil se couchait derrière les montagnes éloignées du Beaujolais.Pourquoi ne passerais-je pas la nuit ici ? se dit-il ; j’ai du pain, et je suis libre ! Au son de cegrand mot son âme s’exalta, son hypocrisie faisait qu’il n’était pas libre même chez Fouqué. Latête appuyée sur les deux mains, Julien resta dans cette grotte plus heureux qu’il ne l’avait étéde la vie, agité par ses rêveries et par son bonheur de liberté. Sans y songer il vit s’éteindre, l’unaprès l’autre, tous les rayons du crépuscule. Au milieu de cette obscurité immense, son âmes’égarait dans la contemplation de ce qu’il s’imaginait rencontrer un jour à Paris. C’était d’abordune femme bien plus belle et d’un génie bien plus élevé que tout ce qu’il avait pu voir enprovince. Il aimait avec passion, il était aimé. S’il se séparait d’elle pour quelques instants, c’étaitpour aller se couvrir de gloire et mériter d’en être encore plus aimé. et voici mon commentaire : Henry Beyle publie Le rouge et le Noir en 1830 sous le pseudonyme de Stendhal . Ce roman est sous-titré Chronique de 1830 . C’est un roman marqué par les deux esthétiques principales du 19e siècle : le romantisme et le réalisme .Ce texte est un extrait du chapitre 12 du Rouge et Noir appelé "un voyage " . Il raconte le voyage de Julien Sorel qui obtient trois jours de congé , donc il quitte Vergy et Mme de Rênal pour rejoindre son ami Fouquet. En chemin , Julien s’arrête dans une grotte dans les montagnes de jura où il profite d’un momoent de solitude . Comment Julien a fait de la solitude sa force ? L’étude de texte portera dans un premier temps sur la libérté , ensuite sur la solitude et enfin , sur la Rêverie.Le héros de Stendhal s’élève comme le montre la phrase " le sommet de la montagne" à la l.1 , c’est le début de son moment de solitude au milieu de la nature ,Julien Sorel est un personnage solitaire, et c’est cette solitude volontaire et orgueilleuse qui le place au-dessus de la petitesse des personnages qui l’entourent d’où la notion d’élévation . Ensuite les lignes 2 et 3 viennent confirmer que Julien apprécie cette solitude. la phrase "n’était point pressé de le voir, lui ni aucun autre être humain.” à la l.3 , et "vallé solitaire " à la l.2 montrent que la nature lui offre les conditions de la solitude et l’utilisation du mot solitaire est en contraste avec Forquet ( son ami) , donc on se demande si cette solitude n’est pas en lien avec sa libérté finalement ? à la ligne 4 ,  la métaphore avec un oiseau qui vole “Caché comme un oiseau de proie” montre l’importance de l’idée de la liberté et qui s’échappe loin des hommes plus que le symbole d’un oiseau prédateur. Donc on observe ici à la fois la fragilité de Julien et son aspiration au bonheur loin des humains, comme le montre la L(5) “loin de tout homme qui serait approché de lui” .On constate qu’il y a un lien qui s’est établie entre la solitude et la liberté .Par la suite , à la ligne 6 , Julien "établit une retraite” donc un refuge dans une “grotte” : il s’agit d’un lieu souvent sombre mais aussi protecteur . Donc il s’isole à l’abri qui lui offre la protection , mais aussi qui lui permet d’être libre comme le montre la ligne 7 “les hommes ne sauraient me faire de mal” , il y a encore un lien avec la solitude et l’idée d’être libre .De même , à la ligne 7-8 , la phrase " il eut l’idée de se livrer au plaisir d’écrire ses pensées ” montre que la solitude lui permet d’être libre et surtout libre de “ ses pensées”. Il est délivré de la nécessité de cacher ses pensées , car les opinions politiques la société qui l’entoure, n’auraient en effet pas pardonné l’admiration que Julien Sorel voue toujours à l’empereur Napoléon .Dans la continuité du texte, la ligne 8 nous fait comprendre que ses rêveries peuvent en effet avoir des conséquences dramatiques pour sa vie comme par exemple son rêve du retour de Napoléon Bonaparte , "partout ailleurs si dangereux pour lui” .Ensuite de la ligne 9 à 10 , Julien passe un moment hors du temps et oublie la notion du temps. Perdu dans ses rêveries,il se libère du monde , Julien s’y livre au plaisir de la rêverie , de la liberté et de la solitude  . Il ne s’agit pas de rêverie lyrique et romantique “ordinaire” ici, mais une rêverie épique.Comme le personnage du tableau de Caspar Friedrich, Julien regarde l’horizon dans une attitude de défi.Dans le deuxième paragraphe , le Discours direct “ je suis libre” sonne comme un cri de joie, d’ivresse, de victoire. “Pourquoi ne passerais-je pas la nuit ici ? se dit-il ; j’ai du pain, et je suis libre ! ” l.11 -12 , donc Julien pense que la solitude lui apporte la liberté  .le champs lexical du bonheur est omniprésent "joie" , "plaisir ", "bonheur" , "passion" , ce champs lexical souligne un moment de joie intense , ainsi les lignes 13-14 viennent confiremer cet état "Julien resta dans cette grotte plus heureux qu’il ne l’avait été de la vie” , donc Julien est heureux: “agité par ses rêveries et par son bonheur de liberté.”Par la suite , on découvre qu’il n’est pas intéressé par “le crépuscule”, comme peuvent l’être les héros romantiques des peintres de l’époque ou les personnages de Lamartine ou de Chateaubriand, mais par l’ ’obscurité immense ’ qui convient à ses rêveries. La nuit devient une grotte à ciel ouvert qui lui permet de s’abandonner dans une “contemplation” de son destin: destin tout d’abord incarné dans l’image d’une femme, celle qu’il s’imagine rencontrer un jour à Paris. Julien rêve d’une femme qui lui fera oublier Mme de Rênal,cette femme amoureuse qu’il vient à peine de séduire. “Il aimait avec passion, il était aimé. S’il se séparait d’elle pour quelques instants, c’était pour aller se couvrir de gloire et mériter d’en être encore plus aimé.” Cette rêverie manifeste aussi et surtout son désir ardent de s’élever dans la société. Elle laisse entrevoir un autre “voyage” romanesque, celui au cours duquel Julien rencontrera Mathilde. Ici le narrateur joue autant avec le destin de son héros qu’avec ses lecteurs. La solitude dont Julien jouit lui permet de s’accorder un moment de liberté et de rêverie et d’exprimer toute son ambition. Le discours indirect libre renforce l’impression que Julien est perdu dans ses rêve de jeune ambitieux .Nous pouvons donc en conclure que les “rêveries” de Julien sont en quelque sorte prémonitoires, elles annoncent de nouveaux désirs, de nouvelle passions et de nouvelles ambitions. Dans cette solitude il oublie ses origines modestes et les obstacles qui pourraient se dresser devant ses rêves. Ce qui fait de lui un héros romantique. Il utilise ce qui pourrait être une souffrance la ‘solitude’ comme un moyen de s’échapper du chemin dur et escarpé de la réussite sociale. Elle lui apporte la liberté qui, elle, lui permet de rêver. Donc les trois thématiques vues tout le long de la lecture sont complémentaires. Mais la réelle particularité de ce texte est que Julien garde l’imagination caractéristique des héros romantiques qui rêvent d’assouvir leur ambition de grandeur tout en piétinant la sensibilité et l’émotion qui caractérisent les héros amoureuxpouvez vous me corriger svp !merci à l’avance

Tu demandes une correction. Sur ce forum, on aide, mais on ne corrige pas des devoirs entiers.

J’ai tout de même lu ton texte.

Je relève une première maladresse dans la phrase qui peut-être annonce ton plan :

L’étude de texte portera dans un premier temps sur la libérté , ensuite sur la solitude et enfin , sur la Rêverie.

Il me semble que ce texte nous présente un certain personnage, dans un certain décor, et que c’est avant tout la façon dont le personnage nous est présenté que l’on va étudier. Réduire l’étude à des thématiques abstraites est maladroit

Mais par la suite, je lis des remarques intéressantes, qui s’attachent bien au héros.

Attention à l’orthographe de champ lexical.

Il faudrait parler du point de vue de l’auteur sur son héros, qui ne vit qu’à travers son regard.