Bonnefoy, Les Planches courbes - Thème du regard

Entraide scolaire

11 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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A un mois du bac voici un nouveau sujet de devoir sur les planches courbes d'Yves Bonnefoy: Analysez le thème du regard….
Cela paraît "facile" au premier abord or c'est loin d'être le cas… Plusieures lectures du recueil aidé des cours m'ont permis de constater que la vue semble être l'un des cinq sens le moins utilisé, lorqu'il l'est on s'apercoit très vite que les différentes images ou descriptions sont peu claires… Evidemment je n'ai pas assez d'éléments pour répondre à la question de façon précise, si vous pouviez me donner quelques pistes ce serait vraiment gentil!! Parce que je ne sais plus quoi faire! 😞 Merci d'avance.
Bonsoir,

Il faudrait que tu précises dans quelle(s) partie(e) du recueil.

Muriel
Eh bien en fait, le prof n'a pas donné plus de précision donc je pense que c'est dans tout le bouquin :s
Waouh ya du taf mais Muriel et moi on l'a lu et potassé alors essaie de nous motiver pour t'aider ! beau sujet, as-tu déjà quelques remarques ? pas beaucoup de regard dans ce receuil en effet… Et si tu partais vers une absence de regards et du sens de la vue ? (euh promis je révise dans la journée 😉
Oui comme tu dis, il y a du boulot. Heureusement j'ai jusqu'à mercredi dernier délai pour rendre ce devoir, je suis en pleine recherche de plan mais apparemment tout comme Bonnefoy cela apparait comme une quête sans fin 😞
Après avoir lu et relu cours et livre, de nouvelles portes ce sont ouvertes à moi comme le thème de la présence que le regard permet ou non d'atteindre et donc cela met en évidence une sorte de confrontation entre deux mondes différents (notamment la relation entre le père et l'enfant dans la Maison Natale)…
Grr je ne sais plus quoi faire, en plus il fait un temps de … ( je sais cela n'a aucun rapport mais comme cela influ sur mon humeur, ça agit forcément sur ma motivation!!)
Angèle Paoli sur son site Terres de femmes a fait cette https://terresdefemmes.blogs.com/mon_weblog/yves_bonnefoy_les_planches_courbes/index.html lecture analytique
Va voir, c'est très interessant !
Regarde dans le passage L'encore aveugle ; Dieu est représenté sans regard et il y a cette présence de l'enfant nouveau-né, qui ne voit pas encore
Il écrit
Dieu cherche, lui sans yeux
il n'est de regard que dans ce qui meurt
Dieu, lui le sans nom
Dieu, ce ne soit que l'herbe qui est aveugle aux autres herbes

Que Dieu s'approche d'eux
Nuit et jour, qu'il se glisse dans leurs prunelles

Dieu, sans regard, cherche à voir dans les prunelles des hommes

Et aussi dans Jeter des pierres, le tout début. Repris un peu plus bas "ils regardaient l'horizon"…/… "ils purent se regarder les uns les autres" …/… "toujours nos yeux se levaient du sol dévasté vers d'autres yeux"
Il y a donc des échanges de regard.
Si tu rapproches du précédent tu pourrais relier ainsi, peut-être : Dieu se regarde lui-même dans les échanges de regards


page 77 (si tu as l'édition Poésie/Gallimard)
...je touchais
Ses mains, je regardais ses doigts défaire


Ce fil qui a ses nœuds dans l'invisible
donc visible/invisible ; avec à la fin une autre correspondance audible/inaudible
Écoute, dirait-elle, les mots se taisent
Leur son n'est plus qu'un bruit, et le bruit cesse


Voilà ! à toi d'en trouver d'autres et d'établir des réseaux
Bonjour Mizu_tsuki,

Tu as ce passage p.87, La Maison natale
Je suis couché au plus creux d'une barque,
Le front, les yeux contre ses planches courbes
Où j'écoute cogner le bas du fleuve.
J'imagine que là, déjà, c'est l'estuaire,
Mais je garde mes yeux contre le bois
Qui a l'odeur de goudron et de colle.
Trop vastes les images, trop lumineuses,
Que j'ai accumulées dans mon sommeil,
Pourquoi revoir, dehors,
Les choses dont les mots me parlent, mais sans convaincre,
Je désire plus haute ou moins sombre rive.
Plus loin, page 90 :
Je me souviens, c'était un matin d'été, l'été,
La fenêtre était entrouverte, je m'approchais,
J'apercevais mon père au fond du jardin.
Il était immobile, il regardait
Où, quoi, je ne savais, au dehors de tout,
Voûté comme il l'était déjà mais redressant
Son regard vers l'inaccompli ou l'impossible.
Page 92 :
J'ouvre les yeux, c'est bien la maison natale,
[…]
………….. L'enfant
Du fond du jardin les voit, les regarde,
Et, page 93 :
Qu'avais-je eu, en effet, à recueillir
De l'évasive présence maternelle
Sinon le sentiment de l'exil et des larmes
Qui troublaient ce regard cherchant à voir
Dans les choses d'ici le lieu perdu ?
Je m'arrête à ces quelques extraits.

J'ai l'impression que le "JE" (narrateur) ouvre ou ferme les yeux, alors que l'enfant (le "Je" petit) "regarde".
Cherche dans le recueil, tu verras souvent que ce que l'enfant "regarde" est brouillé, le plus souvent avec de l'eau qui monte…

Exemple, dans Les Planches courbes, page 102 :
« […]
-- Je resterais si volontiers auprès de toi sur la rive !
-- Non, dit le passeur, ce n'est pas possible. Et vois, d'ailleurs ! »
Ce qu'il faut voir, c'est que la barque semble fléchir de plus en plus sous le poids de l'homme et de l'enfant, […] l'eau arrive à hauteur du bord, […]
Ou dans La Maison natale, remarque comme tout est brouillé par l'eau ou la condensation. Repère aussi ce que l'enfant voit dans les miroirs brisés.

Je te souhaite bon courage !!!

Muriel
Si je me souviens bien Muriel ce regard sur la maison de l'enfznce (p 90) fait allusion à un drame intime que le poète nous révèle à demi-mots
J'aurai barré cent fois ces mots… (p 91)
et ce jeu de cartes au cours duquel quelqu'un triche, et ces deux voies qui se séparent et l'une d'elles qui se perd
S'interdit-il de "revoir" cette scène ?
Bonsoir Léah,

J'ai tenté de sélectionner des extraits à peu près compréhensibles… (il y en a d'autres, disant l'horizon qui se dérobe à la vue ; et les pierres, etc.)
Pour le "reste"… dans le cadre scolaire… je m'abstiens. (Avec Les Planches courbes, je marche sur des oeufs…)

On verra comment Mizu_tsuki comprend ce recueil…

Muriel
Oui ! où est notre jeune ami ?