Que faire après une licence de sciences humaines puis de lettres modernes ?

La filière littéraire

3 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonsoir à tous,

Je vous écris aujourd'hui dans la perspective d'être éventuellement éclaircie quant à ma poursuite d'études.
Après un bac L mention bien, j'ai effectué sans grande conviction deux premières années (assez inégales) de Lettres Modernes. J'y suis allée en grande passionnée, mais un peu au hasard tout de même au niveau "projet professionnel". Cette absence de projet m'a poussée à aller voir ailleurs pour me rebooster en quelque sorte, pour voir comment ça faisait de faire quelque chose d'autre, j'imagine (après un bac L + 2 ans en Lettres, et sans projet, ma capacité à rester motivée s'essoufflait un peu). Du coup, je suis allée directement en L3 de Sciences humaines mention Etudes Européennes et croyez-moi, la littérature m'a vraiment beaucoup, beaucoup manqué! J'ai quand même obtenu mon diplôme de licence, et suis retournée après cela en Lettres Modernes pour finir ma deuxième licence, ce que je fais depuis le début de l'année. Cette (re)prise de conscience de ma passion a vraiment changé mon regard sur mes études et je suis cette année autour de 16/17 de moyenne.

Bref, vous l'avez compris, mon parcours est plutôt inégal, très bon et médiocre en même temps, et arrivée en fin de licence, je me retrouve complètement perdue…

1) Je souhaitais d'abord continuer sur un Master 1 et 2 de LM --> prépa agreg puis concours --> doctorat, dans le but spécifique d'enseigner en université (le "chercheur" d'"enseignant-chercheur" étant à mes yeux la meilleure partie de l'intitulé 😉 ), mais je suis complètement désespérée par ce que je lis et ce que l'on me dit, ne sortant ni de CPGE, n'étant pas admissible ENS, ayant un parcours inégal, je ne me sens pas "légitime" face à tous les sortants de grandes filières…
Que pensez-vous de cela? Est-il concrètement réaliste d'envisager une poursuite d'études si longue au vu de mon profil? Mon pourcentage d'échec est-il dramatiquement élevé?

2) Dans l'hypothèse ou la dernière question se répondrait à la négative, quelles portes de sorties pour mon master 1? En sachant que je suis ouverte à toutes les hypothèses. Pour préciser, je serais majoritairement un profil studieuse/grosse lectrice/très intéressée par l'étude de manière générale/étudiant déjà beaucoup toute seule en transversal sur littérature-psychanalyse. (je ne sais pas si c'est utile mais je tente, peut-être que ça stimulera votre imagination 🙂 ). Dernier point peut-être utile, je suis une grande voyageuse et je parle un très bon anglais.

Bien sur je ne recherche pas LA réponse miraculeuse (quoique!), mais des pistes, mon cerveau est complètement ramolli par les heures de recherche de masters que je fais chaque jour, donc toutes les propositions seront reçues avec bonheur et reconnaissance!

D'avance, je vous remercie tous infiniment et espère que votre expérience pourra combler l'énorme trou noir chez la mienne!

Chloé
Je souhaitais d'abord continuer sur un Master 1 et 2 de LM --> prépa agreg puis concours --> doctorat, dans le but spécifique d'enseigner en université (le "chercheur" d'"enseignant-chercheur" étant à mes yeux la meilleure partie de l'intitulé ), mais je suis complètement désespérée par ce que je lis et ce que l'on me dit, ne sortant ni de CPGE, n'étant pas admissible ENS, ayant un parcours inégal, je ne me sens pas "légitime" face à tous les sortants de grandes filières…
Que pensez-vous de cela? Est-il concrètement réaliste d'envisager une poursuite d'études si longue au vu de mon profil? Mon pourcentage d'échec est-il dramatiquement élevé?
Peut-être devrais-tu accorder un peu moins d'importance à ce qu'on te dit et un peu plus à ce que tu as envie de faire, toi.
Tu ne te sens pas "légitime", dis-tu, mais tu l'es. Tu peux parfaitement préparer l'agrégation sans être passée par l'ENS.
Tu peux également faire un doctorat.
Sais-tu qu'il est arrivé à certains normaliens d'échouer à l'agrégation ?
Il faudrait te connaître un peu plus pour savoir les chances que tu as de mener ton projet à terme.
Mais d'après ce que tu dis, rien ne permet de répondre par la négative. Il ne faut surtout pas "faire de complexe". C'est la pire des choses.
Tu sais l'agrégation est difficile pour tout le monde, autant pour les étudiants qui ont fait une prépa que pour ceux qui ont suivi un cursus complet à l'université 🙂 . Et face au concours il n'y a de certitudes pour personne - à part probablement pour quelques normaliens très brillants - et tout le monde part avec les mêmes doutes et les mêmes angoisses. On a coutume de dire que la prépa donne de bonnes méthodes et une habitude de travail utiles pour préparer les concours. C'est sûrement vrai, mais si tu tournes à 16 ou 17 de moyenne, tu n'as aucun complexe d'infériorité à faire, tu as probablement acquis tout cela par toi-même à l'université ! Sur ta copie d'agrégation ce ne sera pas écrit "n'a pas fait une prépa" 😉 A ce niveau-là, tout le monde part sur un pied d'égalité ! J'ai quelques amies brillantes qui passent le concours avec moi cette année, sous-admissibles ou admissibles à l'ens, et bien je peux te dire qu'elles n'en mènent pas large !

Tout cela pour te dire que tu n'as pas à te sentir "illégitime". Cependant je ne peux te donner aucune garantie de réussite, car c'est un concours et par définition tout le monde s'expose à l'échec. Et aujourd'hui il est impossible de faire carrière dans le supérieur sans ce concours. Il faut donc, en cas d'échec, avoir un plan B. Pour beaucoup d'entre nous c'est le CAPES, mais je n'ai pas l'impression que tu aies envie de faire carrière dans le secondaire (en plus je crois qu'il va devenir très difficile ces prochaines années d'avoir le CAPES sans passer par le master qui lui est dédié).

En ce qui concerne les alternatives, je ne peux pas trop t'aider car je ne m'y suis jamais intéressé de près, mais je pense que tu peux regarder du côté des masters pro !

Bon courage dans tes recherches 🙂