Bonjour à tous !
pourriez vous me dire si mes axes sont bons s'il vous plaît 🙂
Merci d'avance 🙂
I) le personnage de Lachy
a.femme fière
b; femme intelligente
II) la vision des spectateurs par Lachy
a. dévalorisation et blame des spectateurs
b. fresque de la population
III) qu'est ce que le théâtre?
a. illusion du réel
b. un échappatoire à la vie quotidienne
Voici le texte :
pourriez vous me dire si mes axes sont bons s'il vous plaît 🙂
Merci d'avance 🙂
I) le personnage de Lachy
a.femme fière
b; femme intelligente
II) la vision des spectateurs par Lachy
a. dévalorisation et blame des spectateurs
b. fresque de la population
III) qu'est ce que le théâtre?
a. illusion du réel
b. un échappatoire à la vie quotidienne
Voici le texte :
L'Echange de Claudel
LECHY ELBERNON. — Moi je connais le monde. J'ai été partout. Je suis actrice, vous savez. Je joue sur le théâtre.
Le théâtre. Vous ne savez pas ce que c'est ?
MARTHE.
LECHY ELBERNON. — Non.
— Il y a la scène et la salle.
Tout étant clos, les gens viennent là le soir, et ils sont assis par rangées les uns derrière les autres, regardant.
MARTHE.
LECHY ELBERNON. — Quoi ? Qu'est-ce qu'ils regardent, puisque tout est fermé ?
— Ils regardent le rideau de la scène,
Et ce qu'il y a derrière quand il est levé.
Et il arrive quelque chose sur la scène comme si c'était vrai.
MARTHE.
LECHY ELBERNON.
THOMAS .
LECHY ELBERNON. — Mais puisque ce n'est pas vrai ! C'est comme les rêves que l'on fait quand on dort.
— C'est ainsi qu'ils viennent au théâtre la nuit.
— Elle a raison. Et quand ce serait vrai encore, qu'est-ce que cela me fait ?
— Je les regarde, et la salle n'est rien que de la chair vivante et habillée.
Et ils garnissent les murs comme des mouches, jusqu'au plafond.
Et je vois des centaines de visages blancs.
L'homme s'ennuie, et l'ignorance lui est attachée depuis sa naissance.
Et ne sachant de rien comment cela commence ou finit, c'est pour cela qu'il va au théâtre.
Et il se regarde lui-même, les mains posées sur les genoux.
Et il pleure et il rit, et il n'a point envie de s'en aller.
Et je les regarde aussi, et je sais qu'il y a là le caissier qui sait que demain
On vérifiera ses livres, et la mère adultère dont l'enfant vient de tomber malade,
Et celui qui vient de voler pour la première fois, et celui qui n'a rien fait de tout le jour.
Et ils regardent et écoutent comme s'ils dormaient.
MARTHE. — L'œil est fait pour voir et l'oreille
Pour entendre la vérité.
LECHY ELBERNON. — Qu'est-ce que la vérité ? Est-ce qu'elle n'a pas dix-sept enveloppes comme les oignons ?
Qui voit les choses comme elles sont ? L'œil certes voit, l'oreille entend.
Mais l'esprit tout seul connaît. Et c'est pourquoi l'homme veut voir des yeux et connaître des oreilles
Ce qu'il porte dans son esprit, — l'en ayant fait sortir.
Et c'est ainsi que je me montre sur la scène.
MARTHE.
LECHY ELBERNON. — Est-ce que vous n'êtes point honteuse ?
— Je n'ai point honte ! mais je me montre, et je suis toute à tous.



