MademoiselleL a écrit :Bonjour,
Vous ne trouverez pas cette expression dans le dictionnaire, mais c'est une façon de dire "laisser quelqu'un parler tout seul" soit à un "interlocuteur silencieux".
Il y a des tournures que prennent les écrivains qui ne sont pas forcément inscrites dans les dictionnaires.
Salutations,
MademoiselleL.
Quel(s) écrivain(s) ?
Si on fait une recherche avec "laisser dans un monologue" en utilisant différentes formes du verbe laisser, on trouve très peu cette expression et surtout on ne tombe que sur des forums où le niveau de langue, et parfois d'orthographe, laisse quelque peu à désirer, sauf le notre bien sûr 🙂
Mais je n'ai vu trouvé aucun écrivain, aucun journaliste, aucune personne dont on peut supposer qu'elle écrive correctement.
Etrange, non ?
On trouvera éventuellement : "Je vous laisse à votre monologue".
Merci pour ces informations !
Anne345 a écrit :Mais je n'ai vu trouvé aucun écrivain, aucun journaliste, aucune personne dont on peut supposer qu'elle écrive correctement.
Il est difficile d'affirmer que Molière, Diderot, Balzac, Hugo, Stendhal, Flaubert, Proust, Daudet, Musset, Gide, Martin du Gard, Giono, Alain, Camus, Green, Claudel, Montherlant, Colette ou Zola n'écrivaient pas "correctement" quand-même, non ? Qu'ils aient commis quelques coquilles ne les empêchent pas d'être les véritables témoins de notre langue, sinon qui d'autre ?
Quant à Gracq, il me semble que ceux qui ont tenté de trouver une quelconque faute cherchent encore. 🙂
Ne te méprends pas, ce n'est pas ce qu'Anne345 a voulu dire, au contraire. 😉
Elle a voulu dire qu'en cherchant des occurrences de "laisser dans un monologue", elle n'a trouvé, parmi ceux qui ont employé cette expression, aucune personne supposée écrire un français correct (écrivain ou journaliste reconnu) .
Ce qui justement suscite quelques doutes quant à la qualité de cette expression.
Il faut aussi considérer que la grammaire et l'orthographe françaises ont passablement évolué au fil des siècles. Ce qui est actuellement considéré comme une faute ne l'était pas nécessairement hier et ne le sera pas forcément demain.
Par exemple, on écrivait "ome" au Moyen Âge, faisant penser à son homologue italien "uomo". Peut-on considérer qu'il s'agissait vraiment d'une faute, alors que cette orthographe est plus française que "homme", censé rappeler le "homo" latin ? Elle avait par ailleurs l'avantage d'indiquer clairement que la prononciation doit s'effectuer en liaison dans "les omes".
Jusqu'au 18[sup]e[/sup] siècle, il était aussi fréquent chez les écrivains de laisser le participe passé toujours invariable avec le verbe Avoir, l'accorder toujours avec le sujet pour le verbe Être, comme en espagnol actuellement. Était-ce vraiment une faute, alors que plusieurs linguistes ont proposé et proposent ces bases pour les accords du participe passé, toujours très débattus entre les grammairiens ?
Prenons un exemple extrême, celui du turc. Jusqu'au début du 20[sup]e[/sup] siècle, il était correct de l'écrire en arabe, mais incorrect en latin. Maintenant, c'est l'inverse !
Vous pouvez donc constater que la notion de "faute" est vraiment très relative ! Il ne faut pas trop sacraliser l'orthographe et la grammaire actuelles du français, simple étape dans une très longue évolution historique. Une langue parlée n'est jamais figée. La langue française continuera donc son évolution, avec des conséquences inévitables sur les normes officielles. Nous devons déjà transcrire Rabelais dans l'orthographe actuelle pour le lire. Cela ne signifie pas que son orthographe était fautive ! 🙄
Disons que la correction ou l'incorrection de "laisser dans un monologue" ne relève pas vraiment de l'orthographe, ni même de la grammaire, mais du simple vocabulaire. Mais c'est vrai que là aussi, cela peut évoluer.
Jehan a écrit :Ne te méprends pas, ce n'est pas ce qu'Anne345 a voulu dire, au contraire. 😉
Elle a voulu dire qu'en cherchant des occurrences de "laisser dans un monologue", elle n'a trouvé, parmi ceux qui ont employé cette expression, aucune personne supposée écrire un français correct (écrivain ou journaliste reconnu) .
Ce qui justement suscite quelques doutes quant à la qualité de cette expression.
Ah, pardon, j'avais mal compris. :/
Désolé, Anne. 😞
Je me disais aussi… 🙂