Fonction et classe grammaticale

Langue française

590 réponses · Page 24 / 30

merci pour l'aide salut
qui pourrai m'expliquer qu'est ce que des procédés de style?
svp
C'est un parasynonyme pour « figures de style » (la métaphore, l'anagramme, la périphrase, l'oxymore…).
Voir la liste et la définition des figures de style ici.
salut,

quel figure de style est utilisée dans la phrase suivante:
"Le bonhomme devint rouge, puis violâtre, puis noir."

svp
Bonjour Sasa,

C'est une gradation en forme de rythme ternaire.
Peut on dire qu'elle est d'intensité croissante dans ce cas ?
"monsieur, vous choisissez l'instant où le malheur s'abat sur une famille."
dans cette phrase pouvez vous me dire quel est la nature et la fonction du groupe de mot souligné s'il vous plait.
Bonjour.

Si c'est pour un devoir, il aurait été mieux que tu proposes d'abord ta réponse.
Pour t'aider, je te dirai que le groupe souligné est une proposition…
Comme tu connais sûrement la nature grammaticale de , cela devrait t'aider à trouver la nature de la proposition qu'il introduit, ainsi que sa fonction.
Que proposes-tu ?
la nature: proposition subordonnée relative
fonction : complément circonstanciel de temps alors qu'en pensez vous de mes choix?
Bonne réponse pour la nature.

Pour la fonction, il y a bien sûr une nuance circonstancielle.
Mais il ne s'agit pas d'un véritable complément circonstanciel.
La fonction de cette relative : complément du nom antécédent "instant", à nuance circonstancielle de temps.
Bonjour Misterheal,

La gradation est toujours d'intensité croissante, sinon on parlerait de correction :
La gradation ou renchérissement. Ex: "Oui, messieurs, un lourdaud, un animal, un âne." (La Fontaine).
La correction (procédé inverse). Ex: "Vous n'accordez qu'un jour, une heure, un moment."
Ah merci pour…la correction (ok, elle était facile). Une prof remplaçante l'an dernier nous avait parlé de gradation d'intensité croissante ou décroissante, mais je n'ai jamais cru qu'elle savait vraiment ce qu'elle disait. Maintenant au moins je peux être sûr =)
C'est l'humour qui nous sauvera du pédantisme. L'esprit bien à propos est toujours un signe de bonne santé.
Oui, on devrait toujours rire des choses =)
D'ailleurs rire est bon pour la santé, pourquoi s'en priver ? =D
Je ne suis pas persuadé, Jean-Luc. Bien des ouvrages évoquent la gradation comme pouvant tout aussi bien être ascendante que descendante (dont Mounin), sans faire cas de la "correction". La distinction serait-elle obsolète ?
Bonsoir Ceres,

Je ne sais si la dénomination est obsolète.
Dans le doute, j'en reviens à mes classiques
[Littré] GRADATION [gra-da-sion ; en vers, de quatre syllabes] s. f.
1° Passage successif d'un état à un autre. ? Sans aucune de ces gradations insensibles qui amènent les saisons, VOLT., Charles XII, 1 ? Cette gradation d'êtres qui s'élèvent depuis le plus léger atome jusqu'à l'être suprême, cette échelle de l'infini frappe d'admiration, VOLT., Dict. phil. Chaîne des êtres. ? Celui-là [Mars] fait son tour en deux ans, Jupiter son voisin en douze, Saturne en trente, et encore Saturne, le plus éloigné de tous, n'est pas si gros que Jupiter ; où est la gradation prétendue ?, VOLT., ib. ? Nous voyons partout des gradations entre les êtres ; mais l'ordre de ces gradations ne nous est encore connu que très imparfaitement, BONNET, Contempl. nat. III, 26
2° Particulièrement, accroissement progressif. La gradation de la lumière est sensible depuis la pointe du jour jusqu'au lever du soleil. ? Ils se prirent de paroles, et, après quelque gradation d'injures, Charpentier reprocha à l'abbé Tallemant qu'il était fils d'un marchand banqueroutier de la Rochelle, FURETIÈRE, Factums, t. I, p. 197
3° Terme de rhétorique. Figure par laquelle on accumule plusieurs termes ou plusieurs idées qui enchérissent l'une sur l'autre. ? Il fallait dire [dans l'ode de Boileau sur la prise de Namur] : Je vois nos cohortes s'ouvrir un large chemin à travers les débris des rochers, au milieu des armes brisées et sur des morts entassés ; alors il y aurait eu de la gradation, de la vérité et une image terrible, VOLT., Dict. phil. Enthousiasme.
Avis du TLF :
GRADATION RHÉT. Succession de plusieurs mots de force croissante ou décroissante dont le dernier est souvent hyperbolique.
Avis du petit Robert :
GRADATION RHÉT. Figure qui consiste à disposer plusieurs mots ou expressions selon une progression de sens croissante ou décroissante.
Avis du GRADUS , dictionnaire des procédés littéraires de B.Dupriez.
GRADATION Présenter une suite d'idées ou de sentiments dans un ordre tel que celui qui suit dise toujours un peu plus ou un peu moins que celui qui précède.
Syn. - Pour une gradation ascendante : climax, progression, boule de neige. Pour une gradation descendante : anticlimax, contregradation, dégression.
Jehan a écrit :Bonne réponse pour la nature.

Pour la fonction, il y a bien sûr une nuance circonstancielle.
Mais il ne s'agit pas d'un véritable complément circonstanciel.
La fonction de cette relative : complément du nom antécédent "instant", à nuance circonstancielle de temps.
Il s'agit d'une proposition subordonnée relative adjective, certes. Mais n'est-elle pas plutôt épithète du SN « l'instant » ?
Bonjour et bienvenue.

Dire que la relative est "plutôt épithète" que "complément de nom" n'apporte aucune nuance supplémentaire, puisque de toute façon, l'épithète ou le complément du nom ont le même rôle : préciser le sens du nom qu'ils complètent. Le terme d'épithète est normalement réservé aux adjectifs et aux participes (un ciel bleu, un ciel dégagé) parfois à des noms sans déterminant (une tarte maison).

Et un complément de nom, qu'il soit groupe prépositionnel ou subordonnée relative, peut être remplacé par un adjectif épithète.

un appartement où il fait bon vivre (subordonnée complément du nom)
un appartement confortable (adjectif épithète du nom)

les conseils de mon père (groupe prépositionnel complément du nom)
les conseils paternels (adjectif épithète du nom)
Si on suit ce raisonnement (« de toute façon, l'épithète ou le complément du nom ont le même rôle : préciser le sens du nom qu'ils complètent »), on se contente de parler d'« expansion du SN » et on ne va pas plus loin.

Ce qui me pose problème dans le fait d'attribuer à une subordonnée relative adjective la fonction de complément du nom, c'est qu'elle n'est pas un équivalent du nom. Or, la fonction complément du nom est bien une fonction nominale.