Compter les syllabes dans un poème

Entraide scolaire

151 réponses · Page 5 / 8

Bonjour, j'écris une tirade dans laquelle il faut des alexandrins et des rimes plates….
Je voudrais savoir combien y a t il de syllabes dans le mot depuis ?
2 (de et puis) ou 3 (de, pu et is= diérèse)
Mon vers est le suivant: "je cherche mon amant depuis plusieurs jours"
Merci
Bonjour,

En lisant cet article: https://jocab.over-blog.com/pages/Dierese_et_synerese_les_diphtongues-3241024.html
Il semblerait qu'une diérèse soit possible pour "depuis".

cf. le tableau
Ok merci
Illiade, tu as mal interprété le tableau : ui compte pour une seule syllabe dans presque tous les mots. Voir également ici : https://www.etudes-litteraires.com/versification/vers#syllabes
Et "depuis" ne fait pas partie des quelques exceptions signalées.
Pas de diérèse possible, donc. Il faudra tourner le vers autrement !

Je cherche mon amant depuis plusieurs longs jours…
Mince, heureusement que vous avez relu! Merci. Je voulais aider moi aussi un peu…Il va falloir que j'attende encore, mais je persévère 🙂
Dans le mot ''plusieurs'' il y combien de syllabes? Svp
Comme on le prononce : plu-sieurs… 2 syllabes.

Et merci de ne pas disperser tes demandes relatives à ton poème.
Poste ici !
Bonjour, je voulais savoir si cette phrase est correcte: " Ne vous sentez trahi par nos différences" ?
Plutôt "Ne vous sentez pas trahi par nos différences"…
C'est toujours pour ton poème en alexandrins ?
Si tu ne mets pas pas, il manquera une syllabe.
Si tu le mets, le compte sera bon, mais la césure va tomber au milieu d'un mot (tra//hi) ce qui est peu élégant.
Oui c'est toujours pour mon poème…
Est ce qu'on compte la dernière syllabe d'un mot qui se situe en fin de vers svp?
On compte les syllabes prononcées...
Donc, une syllabe finale sans autre voyelle qu'un e muet ne compte pas.
Les autres syllabes finales comptent.

Consulte ce lien pour plus de détails.

https://www.etudes-litteraires.com/versification/vers

Et il serait mieux que tu proposes ton poème une fois terminé, plutôt que de le proposer vers par vers.
Je le posterai quand je l'aurai fini
Et poste-le dans la présente discussion, merci.
Bonjour, j'écris un poème avec des alexandrins, pourriez vous essayer de changer ce vers en alexandrin, ce vers doit se terminer avec la syllabe "ment"
" mais il vous reste une femme qui vous aime fortement"
Merci
Supprime le "mais" ou le premier "vous".
Anne345 a écrit :Supprime le "mais" ou le premier "vous".
Cela n'ira pas, à moins d'élider les e intérieurs, comme en chanson.
Les syllabes en e caduc à l'intérieur du vers, avant consonne, comptent comme syllabes, le e n'étant alors pas élidé.
Il resterait tout de même 14 syllabes. Et ça fait beaucoup pour un alexandrin :

Mais/ il/ res/te u/ne/ fem/me/ qui / vous / ai/me / for/te / ment.
Mais reste la femme vous aimant fortement ?
Jehan a écrit : Les syllabes en e à l'intérieur du vers, avant consonne, comptent comme syllabes.
Même avant la césure ?
Le e caduc non élidé est banni à la césure, de toute manière.
La césure doit suivre une syllabe tonique.


Mais reste la femme // vous aimant fortement n'est donc pas une bonne solution.
…la femme vous reste, qui vous aime ardemment…: cette fois, le compte y est.
Le compte des syllabes de FanDixhuit était également bon…
Ce n'est pas le problème.
Seulement, la césure, là non plus, ne devrait pas tomber après une syllabe à e caduc non élidé (le e final de reste), mais après une syllabe tonique, comme dit plus haut.


La femme vous reste, // qui vous aim(e) ardemment

Une femme vous rest(e) // et vous aim(e) ardemment
serait en revanche correct, le e caduc de "reste" étant élidé.
C'est une césure lyrique, délaissée au XVIe siècle puis réintroduite par la poésie moderne :
Elle est d'autant plus nette que les impératifs poétiques la rendent nécessaire contre les us mêmes de la phonétique.
Michèle Aquien, La versification.

(Bon, d'accord, je l'ai fait sans préméditation : c'est une erreur subjective, mais ce n'en est pas une objectivement.)
Certes… Ainsi ce vers d'Apollinaire :
Les mains des amantes// d’antan jonchent ton sol
Mais dans la diction effective de ce vers, les véritables pauses ne sont pas à l'hémistiche, non marqué en fait :
Les mains /des amantes d’antan / jonchent ton sol ,
Vu la place des coupes, la syllabe prononcée "te" est à peine appuyée et "passe" très bien.

En revanche, la virgule à l'hémistiche dans :
La femme vous reste, // qui vous aime ardemment
oblige à rendre pleinement tonique la syllabe "te".
Et cela donne un vers beaucoup moins harmonieux que le vers d'Apollinaire.
La femme vous resteu…
Cela crée une attente par la suspension du sens :
La femme vous reste… (à Paris, on ne prononce pas resteu, mais resteeeeeeeeee), et cette femme, hé bien cette femme :
qui vous aime ardemment.

Michelle Aquien cite ces deux vers de Philippe Jacottet :
Ne crois pas qu'elle aille//s'endormir sous les branches
ou reprendre souffle//pendant que tu écris.