Idées de métiers dans la filière littéraire

La filière littéraire

14 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour,

Je ne suis qu'en seconde, mais je sais que je voudrais travailler dans le littéraire.
Je ne connais que quelques métiers dans cette filière: journaliste, éditeur, professeur, métiers utilisant les langues…
Connaîtriez-vous d'autres métiers?

J'écris depuis toute petite, et n'ai jamais songé à m'arrêter, mais il s'agit d'une passion, et faire de sa passion son métier… Peut gâcher la passion. Là est ma hantise: l'écriture sous la contrainte, ne pourrait-elle pas entraîner des romans bâclés? Ainsi, en ce qui concerne le journalisme, je reste sceptique.
Les métiers de l'édition me paraissent honorables, mais j'ai, là encore, peur de ne plus savoir écrire correctement, à force de corriger les manuscrits, de considérer mes propres écrits comme incompréhensibles…
Quant à l'enseignement, il a, comme chaque métier, ses avantages et ses inconvénients.
Ainsi, tous les métiers littéraires m'attirent, mais je leur trouve toujours un défaut, souvent lié à ma passion pour l'écriture.

Je sais qu'il est encore bien tôt pour se livrer à ces considérations, mais je préfère m'y prendre à l'avance, de peur de me retrouver dans l'impasse en cas de décision trop tardive.

Je vous remercie par avance pour vos réponses 🙂
A part libraire, traducteur, interprète, documentaliste, sans compter les emplois dans le domaine de la communication ou du théâtre et de la culture, je crois que tu as fait à peu près le tour de la question.
Si tu as une vocation d'écrivain, tu peux aussi écrire.
Une vocation ne suffit pas à se nourrir, j'en ai peur.
Who knows?
Tout est possible.
Assurément, il n'est pas évident de vivre de sa plume et il faut assurer ses arrières.
Mais ne freinons pas une passion. 🙂
Je suis d'accord avec Gabiana ! Je me reconnais dans ce que tu dis la petite écrivaine. Moi aussi, j'écris depuis toute petite. J'ai fait une Licence de Lettres en attendant de trouver une idée précise de ce que je voulais faire plus tard…j'ai tenté un Master pro de Traduction mais il s'est avéré que ce n'est pas vraiment ma voie. J'envisage plusieurs possibilités pour l'avenir: journalisme, relecture dans les maisons d'édition, donner des cours….mais je n'ai jamais cesser d'écrire. On peut toujours écrire (et espérer être éditer) sans vivre de nos plumes. 🙂
Simplement, ce forum est ici pour conseiller et je trouve que ce n'est pas un bon conseil que celui qui laisse entendre qu'on peut vivre de sa plume ainsi. Je me demande combien d'écrivains vivent uniquement de leur plume en France, mais je suis prêt à parier qu'ils tiennent sur les deux mains.

Evidemment, elle doit continuer à écrire si elle aime ça. Et peut-être même pourra-t-elle se faire éditer, etc. Mais se faire éditer ne veut pas dire qu'on peut en vivre.

Donc je persiste à penser que ce n'est pas un conseil approprié et qu'il vaut mieux souligner -ce qu'elle avait elle-même mis en avant, pour d'autres raisons d'ailleurs- les autres possibilités.
Artz,
Excuse-moi, mais on a l'impression que tu retiens seulement ce que tu veux des messages que tu lis.
Assurément, il n'est pas évident de vivre de sa plume et il faut assurer ses arrières.
Voilà pour ma part ce que j'ai écrit, et mes premiers conseils ont été, outre le journalisme et l'enseignement, les métiers de la documentation, de communication et de la culture.
Nul n'est dupe.
Voici qui peut remettre les pendules à l'heure.
"Très peu d'écrivains vivent de leur plume, mais ils en vivent très bien". C'est ce qu'indique l'éditeur Gilles Cohen-Solal dans ce dossier publié par Le Monde. Pour vivre de son métier, on considère, en effet, qu'un écrivain doit pouvoir vendre plus de 30 000 exemplaires de ses livres, et cela régulièrement. Cet article est illustré par un schéma décrivant la répartition du prix de vente d'un livre entre les différents acteurs de la filière : Etat, imprimeur, auteur, diffuseur et distributeur, éditeur et libraire. Une présentation des aides publiques et privées accordées aux écrivains (bourses, prix littéraires, résidences d'écrivains, ateliers d'écriture) complète le dossier.
Source : Article signé Alain Beuve-Méry - Le Monde - 07/09/2010
J'ai l'impression qu'en fait vous dites tous les deux à peu près la même chose, sauf que Artz est juste un peu plus prudent.
Je rejoins l'opinion de Scipione: vous partagez tous deux la même opinion (fort juste, d'ailleurs!), c'est simplement la manière de la présenter qui diffère.
Je citerais Roméo et Juliette, un vers scandé il y a peu et qui me semble approprié: "A notre âge on devrait pouvoir trouver la paix." Pardonnez-moi si ce vers vous semble insolent… J'ai l'impression d'une dispute entre deux sages… (réflexion puérile mais sincère)

Je vous remercie, en tout cas, pour vos réponses aimables et enrichissantes.
Je sais bien que rares sont ceux qui vivent de leur plume… Hélas! Quand donc reviendra-t-on aux livres au détriment des jeux vidéos? Cette vision semble utopique, et c'est fondamentalement triste…

En tout cas, c'est pour cela que je reste prudente, lorsque j'avance que j'aimerais être écrivaine… C'est bien plus un rêve qu'un futur métier (j'en cherche donc d'autres). Mais les rêves sont essentiels aux bonheur d'un être humain, du moins est-ce là mon opinion…

Je suis nouvelle sur ce forum, et il est incroyablement rassurant de voir que je ne suis pas seule à m'extasier sur la beauté de l'écriture et de la littérature.

Y-aurait-il quelqu'un susceptible de témoigner au sujet d'un métier littéraire?
La petite écrivaine,
Il existe un métier peu souvent évoqué sur ce forum, mais qui pourtant requiert des compétences littéraires (mais pas uniquement, et pas systématiquement) et, en tout cas, s’adresse à des personnes qui ont un goût pour l'écriture. On n'y écrit pas pour soi, mais "pour les autres", c’est-à-dire que l’on prête sa plume, comme dans la chanson.
Et lorsque l’on écrit pour les autres, on y met aussi de soi-même, de son style…, car l'écriture, même pour les autres, est toujours subjective (mais c’est un autre sujet, et je pense que des étudiants en lettres du forum sauraient mieux l’expliquer que moi).
Ce métier est celui d’écrivain public… Il existe une licence pro à Paris-3 (donc niveau L3). Ceci étant, je ne le conseillerai pas à un « jeune », car il est assez peu rémunérateur (ce qui n’est pas normal !), mais il peut être pratiqué en complément d’un autre job. A la différence de l'écrivain (édité, non sans difficultés, et pour des droits d'auteur minimes), l'écrivain public est rémunéré sous forme de prestation.
Je suis écrivain public (dont tu comprendras que je ne suis pas une étudiante), et je travaille principalement sur des réécritures de manuscrits, des rédactions de livres (ce que l’on appelle « nègre »), ou des récits de vie pour des particuliers. Donc, j’écris ! (je ne fais pas de courriers administratifs)

Voilà, c'était une autre piste… Bonne continuation pour ta recherche…
J'ai l'impression d'une dispute entre deux sages…
Ce n'est qu'une impression, jeune fille !
La dispute n'est pas mon fait. Je suis seulement attachée au sens des mots, et crains souvent d'être mal interprétée.
Pour ce qui est de la sagesse, je suis loin pour ma part de l'avoir atteinte, malgré mon âge respectable et je ferais plutôt miens ces mots adressés à Angelo par sa mère dans Le hussard sur le toit :

"Et maintenant, parlons de choses sérieuses. J'ai peur que tu ne fasses pas de folies. Cela n'empêche ni la gravité, ni la mélancolie, ni la solitude : ces trois gourmandises de ton caractère. Tu peux être grave et fou, qui empêche ? Tu peux être tout ce que tu veux et fou en surplus, mais il faut être fou, mon enfant. Regarde autour de toi le monde sans cesse grandissant de gens qui se prennent au sérieux."

Cela étant, le message d'Esperluette qui est aussi le témoignage d'une expérience vécue est fort intéressant, et te donnera peut-être des idées.

Bonne continuation !
Un grand merci à Esperluette pour son précieux témoignage. Quel dommage que la quasi-totalité des métiers que je considère comme passionnants ne soient que peu rémunérateurs! Enfin, qu'à cela ne tienne, on peut toujours avoir plusieurs métiers, comme vous l'avez souligné. Et, sachant que je vais certainement devoir exercer le même métier durant des décennies (même si je sais qu'il existe des reconversions professionnelles), autant le choisir parce qu'il me plait, et la fiche de paie passe au second plan.

Au fait, qu'est-ce qu'un "nègre"? J'avais vaguement entendu parler des récits de vie écrits pour des particuliers, mais à part cela je n'avais jamais entendu parler du métier d'écrivain public.

Je renouvelle donc mes remerciements à Esperluette, et aussi à Gabiana (la citation est fort juste et très belle…)
Au sens littéral du terme, c'est un ecrivain qui au service du public. Dans la pratique ca donne quoi? Et bien, l'écrivain public prête sa plume aux personnes qui ne peuvent, ne savent ou n'ont pas l'envie d'écrire.
Aujourd'hui, il connaît une renaissance en tant que service à la personne. Apportant son aide aux personnes âgées, étrangères, illettrées, au cours d'un entretien personnalisé, il rédige des courriers administratifs… le plus souvent. Mais aussi, il sert d'aiguilleur du service administratif au sens large du terme. Attention, il ne se substitue aux fonctions d'avocat, médiateur et autres.
De plus, on commence également à les rencontrer au sein des entreprises pour de la rédaction ou correction de contenu. Cette demande est engendrée par le niveau décroissant de l'emploi du français et de son utilisation.
Néanmoins, l'écrivain public ne se limite pas (déjà immense étant donné l'envergure du nombre de services différents) à une fonction sociale. Il peut à la demande de particuliers rédiger leur biographie ou de simples épisodes de leur vie.
Par ailleurs et pour finir, un écrivain public peut être employé par un éditeur ou autre afin de lui commander une prestation (texte simple, roman, commentaires, "remplissage" de beaux livres).
Pour répondre à ta question, un nègre est un peu le dernier cas explicité ici, à la différence que c'est le commanditaire qui signe le travail à la place du nègre.
Voilà pour l'explication dupourkoidukomen sur l'écrivain public. En espérant que cela aura éclairé ta lanterne.
Pour répondre à ce sujet relancé, j'aimerais ajouter quelques voies ouvertes aux littéraires qui n'ont pas été citées:
-la pub
-la com
-la gestion des ressources humaines
-le management
-l'événementiel culturel

La liste n'est pas exhaustive.