Écrire l’éloge funèbre de Louis XIV à la manière de Bossuet

Entraide scolaire

2 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonsoir,
Je doit faire une écriture d'invention dont le sujet est " Ecrire l’éloge funèbre de Louis XIV a la manière de Bossuet"
J'ai donc chercher des renseignement sur Louis XIV puis j'ai essayer de m'inspirer d'un discours funèbre que Bossuet avais fait a Henriette-Anne d'Angleterre (1670).
https://flaubert.univ-rouen.fr/bovary/bovary_6/textes/oraisons.html
Mais très vite, je suis bloqué. Celui-ci emplois un langage très particulier (logique..)
Et même avec le plan d'une éloge funèbre, je bloque..
-1) La déploration
-2) l'éloge du défunt
-3) l’instruction des fidèles
-4) l'actualité
Pour le moment je n'est écrit que sa et j'ai peur de partir sur une mauvaise voie..
"
Le mal s'est déclaré le 10 août avec des douleurs dans la jambe.
Louis XIV avait 77 ans, lorsqu'il mourut, a Versailles au matin du 1er septembre 1715, Après une semaine de lente agonie. Celui-ci meurt de la gangrène après un règne de 72 ans.
Mais la brutalité de sa mort plonge la France dans le chaos alors qu'elle viens juste de signer la paix avec ses puissants voisins..
Biens chers Frères,
Nous célébrons en ce jour la mort de notre seigneur et très puissant souverains louis XIV, roi de France.
Lui, que j'avais pu admirer a Navarre et a la cours de Versailles, assisté a son coucher.
« Je m’en vais, mais l’État demeurera toujours. » disait cet homme.." Je ne sais pas quoi écrire après..
Donc j'ai rassemblé des éléments que je pourrais mettre dans mon sujet mais je n'arrive a les placés.. :
-lui qui a su apporter à la France un immense prestige
-Lui qui malgré les guerres et les crises financières , c'est toujours efforcé d'enrichir et de protéger son royaume.
-Grand monarque absolue
-laisse le souvenir d'une France rayonnante
-stratège militaire
-pouvoir absolu
-Sa grandeur et son rayonnement
Pas de quoi couvrir 90lignes… J'avais l'habitude de partir sur 5 pages et pour le moment je ne suis même pas a 5 lignes… hmm roll
Si quelqu'un peut m'aidé de quelque façon que ce soit… Ca serais vraiment sympathique de votre part.. smile
Merci
Tu dois écrire un éloge funèbre à la manière de Bossuet. (ce mot est masculin)
Ce que tu peux faire de mieux, c'est te reporter au texte qui t'est proposé et l'imiter dans la mesure du possible en l'adaptant au personnage de Louis XIV.


Ô vanité ! ô néant ! ô mortels ignorants de leurs destinées ! L'eût-elle cru, il y a dix mois ? Et vous, messieurs, eussiez-vous pensé, pendant qu'elle versait tant de larmes en ce lieu, qu'elle dût si tôt vous y rassembler pour la pleurer elle-même ?
Je veux dans un seul malheur déplorer toutes les calamités du genre humain, et dans une seule mort faire voir la mort et le néant de toutes les grandeurs humaines. Ce texte, qui convient à tous les états et à tous les événements de notre vie, par une raison particulière devient propre à mon lamentable sujet ; puisque jamais les vanités de la terre n'ont été si clairement découvertes, ni si hautement confondues.
Non, après ce que nous venons de voir, la santé n'est qu'un nom, la vie n'est qu'un songe, la gloire n'est qu'une apparence, les grâces et les plaisirs ne sont qu'un dangereux amusement : tout est vain en nous, excepté le sincère aveu que nous faisons devant Dieu de nos vanités, et le jugement arrêté qui nous fait mépriser tout ce que nous sommes. […]
Considérez, Messieurs, ces grandes puissances que nous regardons de si bas.Pendant que nous tremblons sous leur main, Dieu les frappe pour nous avertir. Leur élévation en est la cause ; et il les épargne si peu, qu'il ne craint pas de les sacrifier à l'instruction du reste des hommes. Chrétiens, ne murmurez pas si Madame a été choisie pour nous donner une telle instruction. Il n'y a rien ici de rude pour elle, puisque, comme vous le verrez dans la suite, Dieu la sauve par le même coup qui nous instruit.
Nous devrions être assez convaincus de notre néant : mais s'il faut des coups de surprise à nos coeurs enchantés de l'amour du monde, clui-ci est assez grand et assez terrible. Ô nuit désastreuse ! ô nuit effroyable, où retentit tout à coup, comme un éclat de tonnerre, cette étonnante nouvelle : Madame se meurt ! Madame est morte ! Qui de nous ne se sentit frappé à ce coup, comme si quelque tragique accident avait désolé sa famille ? Au premier bruit d'un mal si étrange, on accourut à Saint-Cloud de toutes parts ; on trouve tout consterné, excepté le coeur de cette princesse. Partout on entend des cris ; partout on voit la douleur et le désespoir, et l'image de la mort. Le Roi, la Reine, Monsieur, toute la cour, tout le peuple, tout est abattu, tout est désespéré ; et il me semble que je vois l'accomplissement de cette parole du prophète : le roi pleurera, le prince sera désolé, et les mains tomberont au peuple de douleur et d'étonnement.
Mais et les princes et les peuples gémissaient en vain ; en vain Monsieur, en vain le Roi même tenait Madame serrée par de si étroits embrassements. Alors ils pouvaient dire l'un et l'autre, avec saint Ambroise : Stringebam brachia, sed jam amiseram quam tenebam : « je serrais les bras ; mais j'avais déjà perdu ce que je tenais ».
La princesse leur échappait parmi des embrassements si tendres, et la mort plus puissante nous l'enlevait entre ces royales mains. Quoi donc ! elle devait périr si tôt ! Dans la plupart des hommes les changements se font peu à peu, et la mort les prépare ordinairement à son dernier coup. Madame cependant a passé du matin au soir, ainsi que l'herbe des champs. Le matin, elle fleurissait ; avec quelles grâces, vous le savez : le soir, nous la vîmes séchée ; et ces fortes expressions, par lesquelles l'écriture sainte exagère l'inconstance des choses humaines, devaient être pour cette princesse si précises et si littérales ! […]


Extraits de l'Oraison funèbre de Henriette-Anne d'Angleterre, duchesse d'Orléans
prononcée à Saint-Denis le 21 jour d'aoust, 1670 par Messire Jacques-Bénigne Bossuet.

Cette Oraison funèbre se trouve sur le site de la BnF, en mode texte.


Commence par la déploration. Imite l'art oratoire. Utilise l'invocation, les exclamations, les interrogations, fausses ou vraies. Et développe cette partie, comme le fait Bossuet.
Même si Louis XIV était vieux, alors qu'il s'agit dans le texte d'une jeune princesse de vingt six ans, il faut que tu retrouves des accents aussi vigoureux.
Par la suite, évidemment, le rappel des hauts faits du règne du roi Soleil devra tenir une plus grande place que dans l'oraison funèbre d'Henriette d'Angleterre.
Mais conserve le style imagé, les comparaisons, les parallélismes, le recours au style direct.
Et bien entendu, il faut interpeller à plusieurs reprises l'auditoire pour lui rappeler le sort qui l'attend.