Doit-on montrer la violence au théâtre ?

Entraide scolaire

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour à tous et à toutes 🙂

J'ai besoin d'aide car je dois faire une argumentation sur la question "Doit-on montrer la violence au théâtre? " .

J'ai comme document deux textes figurant dans le manuel 'écume des lettres' de seconde ( page 210 si vous l'avez) Le premier est -EXAMEN D'HORACE de Pierre Corneille- et l'autre est -PRÉFACE DE BÉRÉNICE de Jean racine.

Il faut se mettre dans la peau de deux spectateurs: l'un va défendre le fait de montrer de la violence dans le théâtre, alors que l'autre dit le contraire. Je pense que les grandes lignes de ce texte argumentatif sont basées sur les règles de bien séance, mais j'ai du mal à attribuer des bons arguments à chaque individu du dialogue. Je sais que dans Bérénice, la mort n'a pas lieu, donc il n'y a pas de violence majeure. C'est le contraire dans Horace.

Alors que d'habitude je suis plutôt bonne dans ce type de rédactions, maintenant je suis un peu perdue! J'aimerais énormément qu'on m'aide, s'il vous plaît!

Merci beaucoup de votre aide!


-PRÉFACE DE BÉRÉNICE de Jean racine.

Ce n’est point une nécessité qu’il y ait du sang et des morts dans une tragédie : il suffit que l’action en soit grande, que les acteurs en soient héroïques, que les passions y soient excitées, et que tout s’y ressente de cette tristesse majestueuse qui fait tout le plaisir de la tragédie.
Je crus que je pourrais rencontrer toutes ces parties dans mon sujet. Mais ce qui m’en plut davantage, c’est que je le trouvai extrêmement simple. Il y avait longtemps que je voulais essayer si je pourrais faire une tragédie avec cette simplicité d’action qui a été si fort du goût des anciens. Car c’est un des premiers préceptes qu’ils nous ont laissés. « Que ce que vous ferez, dit Horace, soit toujours simple et ne soit qu’un


-EXAMEN D'HORACE de Pierre Corneille-

D'ailleurs, si c'est une règle de ne le point ensanglanter, elle n'est pas du temps d'Aristote qui nous apprend que, pour émouvoir puissamment, il faut de grands déplaisirs, des blessures et des morts en spectacle. Horace ne veut pas que nous y hasardions les événements trop dénaturés, comme de Médée qui tue ses enfants; mais je ne vois pas qu'il n fasse une règle générale pour toutes sortes de morts, ni que l'emportement d'un homme passionné pour sa patrie, contre une sœur qui la maudit en sa présence avec des imprécations horribles, soit de même nature que la cruauté de cette mère.
La bienséance n'interdit pas la violence sur scène. Elle interdit sa représentation mais non son évocation, d'où la fonction du récit. En outre Racine recourt explicitement à la violence des passions.
Dans le théâtre classique, la violence est verbale et non physique.
Enfin tu peux remarquer que la représentation directe de la violence au théâtre est souvent ridicule car, simulée, elle manque de crédibilité.
J'ai du mal à trouver des arguments relevants car ce que Jean Racine indique dans l'extrait semble contradictoire par rapport aux différentes œuvres qu'il a réalise. En effet, le suicide de Phèdre, et la folie d'Andromaque sont des vrais exemples de la représentation de la violence sur la scène. Donc je suis confondue, et donc j'ai du mal à trouver des arguments…. :/ :/ :/ :/