Est-ce que je ne fais pas une erreur, et pourquoi pas à ?Pourquoi pas "à"? Rien ne l'interdit. Je pense que c'est un peu tiré par les cheveux, à l'image de la façon selon laquelle je l'ai analysé (Quand vous aurez le temps de lire ce magnifique pavé, vous comprendrez peut-être). Mais le cas est complexe: chez Grévisse, on n'y trouve aucune réponse! Alors, bon… On fait comme on peut…
Continuer à / continuer de
72 réponses · Page 2 / 4
Ou comme on veut, alors 🙂
Naturellement, une personne éduquée dirait:
on devrait continuèrà expliquer la chose.
Naturellement, une personne éduquée dirait:
on devrait continuèrà expliquer la chose.
Ou comme on veut, alorsEn effet, aucune des formes ne peut rigoureusement être considérée comme fautive. J'aurais peut-être dû commencer par là… Ce qui ne signifie pas qu'il faille s'interdire de penser soi-même, mais, lorsqu'il s'agit d'un problème ponctuel et purement utile, on peut dire que ça comme ça…
J'éviterais "il continue À expliquer" ; à cause du hiatus qui est assez prohibitif
Bâ a écrit :Je vais laisser "continuer d'expliquer". Il me semble plus correct. Je lirai votre pavé.Est-ce que je ne fais pas une erreur, et pourquoi pas à ?Pourquoi pas "à"? Rien ne l'interdit. Je pense que c'est un peu tiré par les cheveux, à l'image de la façon selon laquelle je l'ai analysé (Quand vous aurez le temps de lire ce magnifique pavé, vous comprendrez peut-être). Mais le cas est complexe: chez Grévisse, on n'y trouve aucune réponse! Alors, bon… On fait comme on peut…
Merci.
Hiatus n. m.Francyne, est-ce que ton dialogue est en forme de poésie?
Rencontre de la voyelle sonore qui termine un mot avec la voyelle sonore qui commence le mot suivant. La doctrine classique interdisait le hiatus en poésie, car il est désagréable à l'oreille.
HIATUS
"Je pose le cahier sur la table. Il continue d'expliquer:"
Je suis intrigué! Comment le cahier peut-il continuer d'expliquer (quoi?)?
"Je pose le cahier sur le tabouret. Madame continue d'expliquer:" 😂
Pas poésie.
Pas poésie.
Re-bonsoir…
En linguistique, un hiatus syntaxique est un refus de mise en incidence directe. De même qu'avec "*le animal" on a un hiatus phonétique qu'on résout par l'élision: "l'animal", de même, avec "*commencer écrire" on a un hiatus syntaxique, que l'on résout avec la préposition: "commencer d'écrire".
JSC, je t'avoue que j'ai du mal à comprendre le sens de certains de tes derniers messages… Pourrais-tu être plus clair, s'il-te-plaît?
En linguistique, un hiatus syntaxique est un refus de mise en incidence directe. De même qu'avec "*le animal" on a un hiatus phonétique qu'on résout par l'élision: "l'animal", de même, avec "*commencer écrire" on a un hiatus syntaxique, que l'on résout avec la préposition: "commencer d'écrire".
JSC, je t'avoue que j'ai du mal à comprendre le sens de certains de tes derniers messages… Pourrais-tu être plus clair, s'il-te-plaît?
Et est-ce que l'on ne pourrait pas écrire: 🙂 "commencer à écrire", plutôt ?
À la place de quoi?
Ah, pardon! Je comprends!
Oui, on pourrait.
Pour les mêmes raisons que pour "continuer", je favoriserais plutôt le "de".
En fait, tout mon raisonnement qui a été mené avec "continuer" aurait pu l'être avec "commencer"…
Ah, pardon! Je comprends!
Oui, on pourrait.
Pour les mêmes raisons que pour "continuer", je favoriserais plutôt le "de".
En fait, tout mon raisonnement qui a été mené avec "continuer" aurait pu l'être avec "commencer"…
Il commence d'écrire une lettre ? Plutôt: il commence à écrire une lettre ?
Dans quel cas: "il commence d'écrire" ?
Dans quel cas: "il commence d'écrire" ?
Bonsoir Francyne,
Message 3 de cette discussion, d'Edy :Muriel
HANSE
On a le choix ; c'est souvent l'oreille qui choisit.
GREVISSE
On a le choix, mais DE est plus fréquent dans la langue écrite, même non littéraire.
Bonsoir Muriel et merci… 🙂
Bâ a écrit :En linguistique,et en français comme il est parlé?
Bâ a écrit :un hiatus syntaxique est un refus de mise en incidence directe. De même qu'avec "*le animal" on a un hiatus phonétique qu'on résout par l'élision: "l'animal", de même, avec "*commencer écrire" on a un hiatus syntaxique,je ne suis pas d'accord! En français chanté on ferait l'élision commencèrécrire, comme j'avais déjà signalé dans un autre exemple.
Bâ a écrit :que l'on résoutque l'on pourrait résoudre
Bâ a écrit :avec la préposition: "commencer d'écrire".Ah bon? En quoi en particulier?
JSC, je t'avoue que j'ai du mal à comprendre le sens de certains de tes derniers messages… Pourrais-tu être plus clair, s'il-te-plaît?
Par exemple: Tu n'es pas d'accord? Sur quoi?
Bâ, je ne peux pas être plus clair!
L'élision élimine le hiatus.
Si hiatus syntactique il y a avait entre le u-a, il n'y aurait pas "il continua".
Petit Robert donne "tu commences à nous ennuyer" (fam.)
L'élision élimine le hiatus.
Si hiatus syntactique il y a avait entre le u-a, il n'y aurait pas "il continua".
Muriel H. a écrit :Bonsoir Francyne,Tu commences de nous ennuyer par exemple?Message 3 de cette discussion, d'Edy :Muriel
HANSE
On a le choix ; c'est souvent l'oreille qui choisit.
GREVISSE
On a le choix, mais DE est plus fréquent dans la langue écrite, même non littéraire.
Petit Robert donne "tu commences à nous ennuyer" (fam.)
n'est-ce pas un peu familier de se permettre de dire: "tu commences à nous ennuyer" ? Alors "à", mieux que "de", pour une double familiarité. 🙂
On parle d'hiatus syntaxique, pas d'hiatus euphonique.
J'ai essayé de décrire ce qu'est un hiatus syntaxique par analogie à l'hiatus euphonique, je t'invite à t'y reporter.
J'ai essayé de décrire ce qu'est un hiatus syntaxique par analogie à l'hiatus euphonique, je t'invite à t'y reporter.
LA FONCTION DE LA PRÉPOSITIONCet exemple, extrait d'un article de Ronald Lowe que j'ai déjà cité, te permettra peut-être de mieux te représenter ce dont il s'agit.
Au plan syntaxique, grammairiens et linguistes s'accordent à dire que le rôle de la préposition consiste généralement à permettre l'établissement d'un rapport de subordination entre deux mots ou deux syntagmes. Ce qui suppose d'emblée, dans les langues qui ont institué la préposition comme partie du discours, l'existence d'un phénomène général suivant lequel il se produirait, au sein même du mécanisme constructeur de la phrase et de ses parties constitutives, des situations où deux éléments mots ou syntagmes appelés à s'associer momentanément seraient, pour des raisons diverses, empêchés de le faire directement, leur mise en rapport exigeant pour s'établir le recours à un autre mot, en l'occurrence une préposition. C'est au même phénomène que serait également imputable par ailleurs l'existence, dans ces mêmes langues, des conjonctions de subordination, le contenu de signification d'une phrase ne pouvant être mis en rapport avec le contenu de signification d'une autre phrase ou avec celui d'un des éléments de celle-ci que par l'intermédiaire d'une conjonction1. Cette fonction générale commune aux prépositions et aux conjonctions de subordination s'observe notamment à travers les énoncés suivants :
1a. Elle doute [de] votre sincérité.
b. Elle doute [que] vous soyez sincère.
2a. Nous en reparlerons [après] la réunion.
b. Nous en reparlerons [quand] la réunion sera terminée.
3a. Prévenez-moi [dès] son retour !
b. Prévenez-moi [dès que] il sera de retour !
Si l'on admet, à l'instar de Guillaume, que la langue est un système prévisionnel, la préposition, tout comme la conjonction de subordination, apparaît alors devoir son existence à divers types d'hiatus syntaxiques2 susceptibles de se produire, dans la construction d'une phrase, entre deux mots ou deux groupes de mots, hiatus que la préposition et la conjonction de subordination auraient pour effet de combler. Cet hiatus, cet intervalle psychique ou diastème comme le désigne Guillaume, la préposition le résout en réalité de deux façons. Elle le résout formellement, d'une part, en rendant effective la mise en rapport envisagée entre deux termes ; elle le résout matériellement, d'autre part, en précisant, par le contenu de signification qui lui est propre, la nature du rapport par elle établi entre les deux termes. Ces deux fonctions apparaissent nettement si l'on compare les deux syntagmes qui suivent :
4a. Un verre [à] vin
b. Un verre [de] vin
Je sens une nuance entre "tu commences DE nous ennuyer" et "tu commences À nous ennuyer"
tu commences DE nous ennuyer : à ce moment même, commence le début de notre ennui
tu commences À nous ennuyer : pas la même nuance temporelle, tu commences, et tu vas continuer
tu commences DE nous ennuyer : à ce moment même, commence le début de notre ennui
tu commences À nous ennuyer : pas la même nuance temporelle, tu commences, et tu vas continuer
tu commences DE nous ennuyer : à ce moment même, commence le début de notre ennuiLéah, arriveriez-vous à décrire plus précisément ce que vous ressentez?
tu commences À nous ennuyer : pas la même nuance temporelle, tu commences, et tu vas continuer
(Peut-être pas… C'est toujours très difficile, et c'est justement le fait de décrire le ressenti qui permet très souvent de réussir…)