Entrée à l’ENS sans passer par les classes préparatoires

La filière littéraire

30 réponses · Page 2 / 2

@hugoo, en fait j'avais bien compris; mais toutes tes précautions de langage sur le parcours d'Edouard Louis m'ont un peu amusé, même si je comprends bien qu'en tant que normalien tu ne souhaites pas paraître condescendant.
Pour ce qui est de la confusion entre L2 et LV2, au temps pour moi!
Anne345 a écrit :
HugoO a écrit : Si je peux me permettre, et ce n'est absolument pas pour dévaloriser son parcours ou quoi que ce soit, mais Edouard Louis n'a pas fait de prépa et n'est donc pas rentré sur concours.
Comment fallait-il le comprendre ?
Je ne dis pas qu'il n'aurait pas pu se présenter au concours. Je dis qu'il n'aurait pas pu intégrer. C'est différent, non?
@JB69

JB69 écrit: Tout dépend ce que l'on attend par "rentrer" ; en soi, n'importe qui peut aller assister à des cours (il n'y a absolument aucun contrôle, sauf pour l'accès à la bibliothèque) et donc rentrer dans l'école, peu importe son parcours.


La seule barrière, imposante et invisible, serait donc culturelle.
Et puis il faut connaître à l'avance le programme des cours. Où sont-ils affichés?
https://www.philosophie.ens.fr/-ENSEIGNEMENTS-GENERAUX,60-.html , par exemple.

L'ENS est une petite école, dans le sens où elle accueille peu d'étudiants. Connaître son existence est donc déjà une première condition. Ensuite, il faut savoir que c'est un moulin, ce qui veut dire qu'il faut connaître quelqu'un qui y soit.

Et puis, finalement, il y a une certaine violence à aller suivre des cours dans une école où l'on a été refusé, pour ceux qui ont passé le concours.
Artz a écrit :https://www.philosophie.ens.fr/-ENSEIGNEMENTS-GENERAUX,60-.html , par exemple.

il faut savoir que c'est un moulin, ce qui veut dire qu'il faut connaître quelqu'un qui y soit.
Oui à la différence de la Sorbonne où le contrôle de carte est permanent (sauf au centre Serpente, où on trouve de bons enseignements aussi).

Artz a écrit :Et puis, finalement, il y a une certaine violence à aller suivre des cours dans une école où l'on a été refusé, pour ceux qui ont passé le concours.
Je crois qu'une telle remarque suppose de faire primer la dimension culturelle du concours et de l'institution sur le reste (une épreuve de sélection qui a sa part de hasard ect.). Si l'on veut rentrer à l'ENS parce que l'on estime que c'est le meilleur moyen de satisfaire son désir de connaissance, l'échec au concours ne doit pas empêcher de l'assouvir si cela est techniquement possible. En revanche, si l'objectif était surtout (mais les deux motifs ne s'excluent pas) d'intégrer une élite intellectuelle, de bénéficier d'un certain prestige social, alors, en effet, il y a bien une violence (symbolique ?) à aller y suivre des cours aux côtés de ceux qui ont réussi.

Dans mon cas je passais Lyon et maintenant que je suis à Paris la question ne se pose pas. Néanmoins je n'aurais pas eu honte d'aller y suivre des cours dans la mesure (j'aurais sans doute posé un dossier pour être auditeur cela dit) où je n'avais pas échoué dans ma discipline de spécialité (j'avais eu 20 en tronc commun philo et 16 en spé, une copie non terminée en anglais m'a coûté l'admissibilité). D'où la légitimité des recrutements annexes d'ailleurs (c'est bête de se priver de bons éléments dans une discipline parce qu'ils n'ont satisfait le critère généraliste du concours) même si les admissions en master ou au diplôme n'ont pas non plus vocation à être une voie d'entrée parallèle pour ceux qui n'ont pas réussi le concours.

Enfin, si l'on revient à l'idée de rentrer dans un grand établissement d'enseignement pour se cultiver, il y a de fait une institution qui a précisément vocation à diffuser au grand public (en accès libre) des connaissances pointues et nouvelles dans tous les grands domaines du savoir : le Collège de France.
HugoO a écrit :Je ne dis pas qu'il n'aurait pas pu se présenter au concours. Je dis qu'il n'aurait pas pu intégrer. C'est différent, non?
Nous n'avons donc pas la même logique. Tu considères qu'on ne peut pas réussir le concours si on n'a pas fait de prépa, mais tu n'exprimes pas ton postulat. Qui peut en être sûr ? 🙂
Certes, ce n'est que mon avis! Je serais très heureux que quelqu'un me fasse mentir 🙂
Disons que même s'il est difficile d'établir de manière certaine la nécessité d'avoir fait une prépa pour intégrer, l'habitude nous a convaincu de croire à cette nécessité. Mais après tout, peut-être le soleil ne se lèvera-t-il pas demain !
Arthur a écrit :Pour en finir sur les questions d'âge, le vrai cas exceptionnel est celui des élèves intégrant l'école encore mineurs, car c'est problématique pour leur fonctionnarisation.
Au XIXème siècle, non (à 16 ans) : https://www.pasteur.fr/infosci/archives/ldt0.html 😉
Jb69 a écrit :
Artz a écrit :https://www.philosophie.ens.fr/-ENSEIGNEMENTS-GENERAUX,60-.html , par exemple.

il faut savoir que c'est un moulin, ce qui veut dire qu'il faut connaître quelqu'un qui y soit.
Oui à la différence de la Sorbonne où le contrôle de carte est permanent (sauf au centre Serpente, où on trouve de bons enseignements aussi).
Et sauf à l'UFR de Grec, héhé il n'y a pas de garde à l'entrée 😀