Voltaire, Femmes, soyez soumises à vos maris

Entraide scolaire

10 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonsoir, je suis en 1ère L, et je dois rendre un commentaire sur un extrait du texte de Voltaire "femmes soyez soumises à vos maris"

Au niveau de mes pistes de recherches personelles j'ai des idées à placer dans mon intro (essai, Voltaire un écrivain engagé de son siècle, philosophe des Lumières, cet extrait pose la question de l'inégalité homme/femme dans la société du 18ème).
J'ai aussi une idée de plan en deux parties

I) Le portrait de Madame la Maréchale dressé par V.

II) L'argumentation de Madame la M pour transmettre son opinion à L'abbé de Châteauneuf (et par csq au lecteur et l'ho de la soc du 18eme)

Donc voici mes questions :

Mon plan est il correct?

Est ce que je peux parler d'une forme d'ironie dans ce texte?

Dans le sens où, dans une société (celle du ctxt d'écriture) où la femme est considérée comme inferieure à l'homme, et où ses valeurs et "l'exaltation de son âme" (pour citer Flaubert 😀), avec de plus une forme certaine de soumission à l'homme, sont les vertus qui priment

Est ce que Voltaire ne prend pas des riques en laissant une femme prendre la dominiation du dialogue (Questions réthoriques, beaucoup plus de dialogue que l'Abbé etc..) compte tenu du contexte ci dessus ?


Voilà ce sont mes deux seules questions, c'est aussi la première fois que je poste sur ce forum donc j'éspère que ca va m'être utile
Si jamais mon plan n'est pas correct est ce qu'il serait possible de m'aider à en trouver un nouveau qui conviendrait mieux ?

Ps(Il s'agit du dialogue entre Madame la Maréchale et l'abbé de Chateauneuf)
Pps( mes touches permettant de feire des tirets ne fonctionnent plus donc dsl des fautes d'orthographe)
Ppps(Nous n'avons pas étudié l'oeuvre dans son intégralité)
Bonjour,

je connais le texte mais peux-tu en donner les bornes exactes? (première et dernière phrase) ton plan serait peut-être à revoir en fonction.
Un nota bene sur l'intertexte biblique : "Femmes soyez soumises à vos maris" renvoie partiellement à Ephésiens 5, 22. Je dis bien partiellement car la Maréchale n'a lu que la première phrase qui ne peut se comprendre sans la suite et Voltaire sous-entend bien entendu que Saint Paul tient un propos misogyne. Le propos des deux personnages est pipé et il est évident que Voltaire utilise une ironie latente.
Merci de votre reponse

l'extrait commence avec "L'abbé de Châteauneauf la rencontra un jour…" et se finit par "…L'abbé de Cn qui était fort poli, n'eut garde de contredire Madame la M"
L’abbé de Châteauneuf la rencontra un jour toute rouge de colère. « Qu’avez-vous donc, madame ? » lui dit-il.
— J’ai ouvert par hasard, répondit-elle, un livre qui traînait dans mon cabinet ; c’est, je crois, quelque recueil de lettres ; j’y ai vu ces paroles[2] : Femmes, soyez soumises à vos maris ; j’ai jeté le livre.
— Comment, madame ! Savez-vous bien que ce sont les Épîtres de saint Paul ?
— Il ne m’importe de qui elles sont ; l’auteur est très impoli. Jamais Monsieur le maréchal ne m’a écrit dans ce style ; je suis persuadée que votre saint Paul était un homme très difficile à vivre. Était-il marié ?
— Oui, madame.
— Il fallait que sa femme fût une bien bonne créature : si j’avais été la femme d’un pareil homme, je lui aurais fait voir du pays. Soyez soumises à vos maris ! Encore s’il s’était contenté de dire : Soyez douces, complaisantes, attentives, économes, je dirais : Voilà un homme qui sait vivre ; et pourquoi soumises, s’il vous plaît ? Quand j’épousai M. de Grancey, nous nous promîmes d’être fidèles : je n’ai pas trop gardé ma parole, ni lui la sienne ; mais ni lui ni moi ne promîmes d’obéir. Sommes-nous donc des esclaves ? N’est-ce pas assez qu’un homme, après m’avoir épousée, ait le droit de me donner une maladie de neuf mois, qui quelquefois est mortelle ? N’est-ce pas assez que je mette au jour avec de très grandes douleurs un enfant qui pourra me plaider quand il sera majeur ? Ne suffit-il pas que je sois sujette tous les mois à des incommodités très désagréables pour une femme de qualité, et que, pour comble, la suppression d’une de ces douze maladies par an soit capable de me donner la mort sans qu’on vienne me dire encore : Obéissez ?
« Certainement la nature ne l’a pas dit ; elle nous a fait des organes différents de ceux des hommes ; mais en nous rendant nécessaires les uns aux autres, elle n’a pas prétendu que l’union formât un esclavage. Je me souviens bien que Molière a dit[3] :

Du côté de la barbe est la toute-puissance.

Mais voilà une plaisante raison pour que j’aie un maître ! Quoi ! Parce qu’un homme a le menton couvert d’un vilain poil rude, qu’il est obligé de tondre de fort près, et que mon menton est né rasé, il faudra que je lui obéisse très humblement ? Je sais bien qu’en général les hommes ont les muscles plus forts que les nôtres, et qu’ils peuvent donner un coup de poing mieux appliqué : j’ai peur que ce ne soit là l’origine de leur supériorité.
« Ils prétendent avoir aussi la tête mieux organisée, et, en conséquence, ils se vantent d’être plus capables de gouverner ; mais je leur montrerai des reines qui valent bien des rois. On me parlait ces jours passés d’une princesse allemande[4] qui se lève à cinq heures du matin pour travailler à rendre ses sujets heureux, qui dirige toutes les affaires, répond à toutes les lettres, encourage tous les arts, et qui répand autant de bienfaits qu’elle a de lumières. Son courage égale ses connaissances ; aussi n’a-t-elle pas été élevée dans un couvent par des imbéciles qui nous apprennent ce qu’il faut ignorer, et qui nous laissent ignorer ce qu’il faut apprendre. Pour moi, si j’avais un État à gouverner, je me sens capable d’oser suivre ce modèle. »
L’abbé de Châteauneuf, qui était fort poli, n’eut garde de contredire madame la maréchale.
bonjour, je suis en seconde générale et j'ai un commentaire à rédiger et j'ai déjà caractériser le texte et je suis à l’étape de l'introduction, j'ai commencé mais j'ai besoins de vos avis, nous travaillons sur un texte de Voltaire.

"Le texte étudié est un extrait de "femmes, soyez soumises à vos maris" dans Mélanges, Pamphlets et œuvres polémiques de Voltaire, jeune philosophe des Lumières au 17ème siècle. Ces textes sont généralement polémiques comme Candide"
ensuite j’introduis la problématique et le plan.
Voilà merci de votre aide 🙂
C'est au XVIII° siècle pas au XVII° les Lumières*

Je ne me rappelle plus des modalités pour introduire un commentaire de seconde mais je pense qu'il serait judicieux que tu expliques en une phrase ce qui se passe dans le texte. Comme ça, la problématique sera annoncée moins "brutalement". 🙂
Bonjour.

Ce texte date de 1768. Voltaire n'était plus un "jeune philosophe", il avait 74 ans.
Et ce n'est pas un écrivain du XVII[sup]e[/sup] siècle, mais du XVIII[sup]e[/sup] siècle.
En outre, il faudrait que tu donnes la première phrase et la dernière phrase de l'extrait précis que tu dois commenter.
Merci 🙂
En effet je me suis trompé sur la date :/
Pour une aide plus précise, il faudrait peut-être que tu nous donnes la première phrase et la dernière phrase de l'extrait précis que tu dois commenter.

Et pour la méthode du commentaire, tu peux consulter ces fiches méthode :
https://www.etudes-litteraires.com/fiches-methode/
Donne quelques informations sur les Lumières, leurs objectifs (pour qu'on comprenne mieux l'enjeu du texte), présente le thème de ce texte, de quoi il s'agit (un récit ? un dialogue ? un article ? un conte ?). Ta présentation n'est pas terminée.