Littérature et névroses

Littérature

11 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour

Je viens de lire Caravane d' Elise Turcotte et j'ai beaucoup aimé le personnage névrosé dans ce récit. Connaissez-vous des auteurs en langue française ou autre dont le sujet de leurs récits traite de névroses ou obsessions ou de formes de folies psychologiques?
Je sais que c'est un sujet un peu vaste mais si vous avez un livre en tête, qui vous a marqué, n'hésitez pas. J'en serais ravie. Il s'agit de littérature personnelle alors je n'ai aucun cadre, aucune limite.

Je vous remercie
Assez spontanément, La Nausée roman de Sartre et La Jalousie de Robbe-Grillet.


Au plaisir.
Je pense au théâtre ou aux romans et nouvelles des 16-17ème siècles : Molière, Cervantés, qui traitent souvent de personnages maniaques, obsédés par qqch, : la maladie (Le Malade Imaginaire), le fait d'être trompé (Le Curieux Impertinent)… à l'époque on expliquait cela par le bouleversement des humeurs: lymphe, sang, bile…

Pour le 19ème, toute la littérature "mal du siècle" : ce n'est peut-être pas névrotique au sens psychanalytique mais on s'en approche quand même des névroses négatives : Les Souffrances du jeune Werther de Goethe, Le Spleen de Paris de Baudelaire…

Pour le 20ème,
Les auteurs et poètes ayant connu les tranchées de la "Der des der" : je pense spontanément à Bernanos dont l'oeuvre est marquée par une névrose d'angoisse et une forte dimension spirituelle
Je me rappelle - assez mal d'ailleurs - d'un roman de Troyat, L'Araigne dans lequel le personnage a un attachement égoïste obsessionnelle envers ses soeurs
Salut,

Si tu as le courage, tu peux bien lire Les Tragiques, qui traite en quelque sorte de la folie humaine (mais il faut s'accrocher), ou encore Sade, qui était lui même assez dérangé mentalement.

Une question cependant: toute littérature n'est-elle pas exploration d'une folie?
(Allé c'était une petite blague… Bonne soirée!)
La Leçon d'Ionesco
La Confession de minuit de Duhamel
L'Huile sur le feu de Bazin
Caligula de Camus
Léviathan de Green
Caligula bien sûr! "Tout cela manque de sang", en voilà un névrosé modèle
Le Horla de Maupassant
On pourrait presque ajouter Kafka, dont l'écriture est quelque part « névrosante » (voir La Colonie pénitentiaire par exemple) 😉
Merci à tous !
À peu près tous les Dostoïevski traitent de personnages névrosés.
Mais les héroïnes des premiers Julien Green, La Religieuse de Diderot, les protagonistes des Faux monnayeurs d'André Gide, le Père Ubu d'Alfred Jarry, Don Quichotte de la Manche de Cervantès ou la Belle du Seigneur d'Albert Cohen - pour ne prendre qu'eux - ne sont-ils pas tous victimes de névrose ?
L'Attrape-coeurs de SALINGER.
Un chef d'oeuvre.
Ah oui, et puis American Psycho B. E. Ellis, naturellement.