Bonsoir,
je suis en première année de lettres modernes, et je dois avouer que depuis deux jours je suis bloquée sur cette citation de Daniel Ménager : "La littérature, qui revendique maintenant une dignité égale à celle de la théologie, reste souvent un écho de la vie, d'une vie mouvementée et tragique. Et les écrivains, pour toucher la postérité, veulent écrire, comme Ronsard, d'une plume de fer sur un papier d'acier."
Après avoir identifié les mots clés, je commence à avoir un fil conducteur pour ma dissertation. Mon souci est "d'une plume de fer sur un papier d'acier".
Dans un premier temps, j'ai pensé qu'étant un poète engagé Ronsard voulait ,à travers une métaphore, donner à ses écrits une dimension nouvelle, plus froide et forte, comme le seraient des armes. Et ainsi je peux rapprocher cette idée de mes lectures .
Pouvez-vous me donner vous avis?
Merci
Alors que commencent les " troubles " des guerres de religion qui vont plonger la France dans la guerre civile durant près d'un demi-siècle, Ronsard, poète de cour, décide de militer " d'une plume de fer sur un papier d'acier " en dénonçant les misères de son temps.
L'expression renvoie au métier du soldat. Ronsard veut être utile à son pays. Son art de cour doit servir une noble cause.
Bonjour,
Je vous remercie pour ces informations qui me sont très utiles.
Puis je avoir votre point de vue sur ma problématique?
" La littérature du 16 est-elle un simple miroir de la vie de l'époque ou plutôt un moyen de lutter contre cette dernière"
Est-elle claire?
Je n'ai pas abordé l'aspect théologique qui selon moi dénonce une littérature de déchiffrement
( Dubellay, et les Antiquités de Rome)
Je vous remercie pour votre temps.
Cette problématique ne convient pas. La littérature ne lutte pas contre la vie, mais elle prend position, entend dénoncer les maux comme la morale. Elle veut devenir un fondement comme la théologie.
Il me semble que ce sujet nécessite aussi de citer Agrippa d'Aubigné.
Il me semble donc que je suis hors sujet… J'ai oublié de le dire mais ma réflexion devra porter sur les Antiquités et l' Heptameron
Voici mon plan:
1 Vision de l'auteur sur le monde qui l'entour
a, le lecteur pris à partie
(Nouveau venu de Dubellay)
pluralité des voix dans l'Heptameron
b, désolation, peur de la mort et du changement
2 Poésie du déchiffrement,
a, Mythe et conte
b, épreuves initiatiques
c, relecture des textes fondateurs
3 Littérature comme outil pour faire évoluer
a, abus de l'église
b, lutte féministe
c, enrichir le français
Je dois de toute évidence compléter ma première partie, mais après vos messages je vois que je n'avais pas saisie le sujet. Dois je tout revoir?
Et la problématique " La littérature du 16 se définit-elle simplement comme miroir des travers de son époque?"
Il faut d'abord revenir au sujet.
Première affirmation, la littérature revendique la dignité de la théologie : vrai ou faux ?
Deuxième affirmation : elle se contente de renvoyer un écho d'une réalité mouvementée et tragique. Prend-elle position ? N'a-t-elle pas d'autres sujets ?
Troisième affirmation : l'écrivain qui veut se distinguer et passer à la postérité doit militer.
Je vous remercie.
Vous me conseillez ainsi de faire 3 parties qui soient déjà énoncées dans le sujet?
Mais non, il faudrait déjà commencer par comprendre le sujet avant de se lancer dans un plan qui ne tient pas la route 🙂 Jean-Luc te propose des pistes pour ne pas faire fausse route.
Freeze a déjà répondu.
Il faut d'abord définir une problématique qui concernera la recherche d'une légitimité par les écrivains du XVI[sup]e[/sup] siècle.