Commence par dire ce que tu en penses, et montre que tu as déjà réfléchi par toi-même.
Madame de La Fayette, La Princesse de Clèves - Questions
46 réponses · Page 2 / 3
C'est un peu vaste "quel est l'intérêt de cette oeuvre", Léah a raison, il faudrait d'abord que tu nous donnes tes propres pistes
Salut, pour l'originalité, tu pourrais dire que la Princesse de Clèves est le 1er roman moderne, et le 1er roman historique. Mais je t'en dit pas trop, au cas ou si on passe tous les deux en classe ( et oui, je t'ai reconnu -_- )
La naissance du roman moderne ne commence pas avec Meme de Lafayette, La princesse de Clèves est loin d'être le premier roman moderne. Cette place est attribuée depuis longtemps à Don Quichotte.
On considère que La princesse de Clèves est le premier roman de la littérature française
Dans ce cas-là il faut préciser et pardonnez-moi mais j'ai encore un doute pour le premier roman historique (?) Si c'est vraiment le cas je crois que j'ai besoin de quelques explications parce que ne vois pas quels sont les arguments.
Toute œuvre est originale, n'est-ce pas, même s'il s'agit d'une contre-façon.
Des appréciations des auteurs connus se trouvent ici.
Stendhal le compare à DJ.
N'est-ce pas étrange que la P de C est considérée comme le premier roman modene, quand Zayde l'a précédée de 7 ans et Artamène ou le Grand Cyrus d'une vingtaine d'années?
Des appréciations des auteurs connus se trouvent ici.
Stendhal le compare à DJ.
N'est-ce pas étrange que la P de C est considérée comme le premier roman modene, quand Zayde l'a précédée de 7 ans et Artamène ou le Grand Cyrus d'une vingtaine d'années?
Bonjour à tous. J'ai lu le roman de La Princesse de Clèves pour les cours et je vous avoue que je n'est pas bien réussi à suivre toute l'histoire. Je dois rendre un devoir dont la consigne est :
Expliquer ces 2 phrases à Mr de Nemours :
- " Je sais que c'est par vous qu'il est mort et que c'est à cause de moi. "
- " Que n'ai-je commencé à vous connaitre depuis que je suis libre où pourquoi ne vous ai-je pas connu devant que d'être engagé, pourquoi la destinée nous sépare-t-elle par un obstacle si invincible. "
En vous appuyant sur une analyse des évènements principaux du roman et sur la psychologie de la princesse, de son mari et de monsieur de Nemours.
J'ai déjà expliquer le fait que Mr de Clèves est mort de chagrin en pensant sa femme infidèle et que la princesse se sent coupable de son décès mais je n'arrive pas à lier d'autres évènements importants pour y répondre.
Si vous pouviez m'aider le plus vite possible en exprimant vos idées ça serait super ! Merci d'avance.
Expliquer ces 2 phrases à Mr de Nemours :
- " Je sais que c'est par vous qu'il est mort et que c'est à cause de moi. "
- " Que n'ai-je commencé à vous connaitre depuis que je suis libre où pourquoi ne vous ai-je pas connu devant que d'être engagé, pourquoi la destinée nous sépare-t-elle par un obstacle si invincible. "
En vous appuyant sur une analyse des évènements principaux du roman et sur la psychologie de la princesse, de son mari et de monsieur de Nemours.
J'ai déjà expliquer le fait que Mr de Clèves est mort de chagrin en pensant sa femme infidèle et que la princesse se sent coupable de son décès mais je n'arrive pas à lier d'autres évènements importants pour y répondre.
Si vous pouviez m'aider le plus vite possible en exprimant vos idées ça serait super ! Merci d'avance.
bonjour,
savez-vous pourquoi le roman La Princesse de Clèves est divisé en quatre parties?
savez-vous pourquoi le roman La Princesse de Clèves est divisé en quatre parties?
La division arbitraire du roman en 4 parties est très probablement une décision de l'éditeur du XVIIe siècle et non de l'auteur. Il n'y a donc pas vraiment de sens à en tirer.
Salut à tous,
j'aimerai de l'aide pour ma lecture analytique sur "La princesse de cleves" Madame de Lafayette.
questions :
-Dans quel cadre et dans quelle atmosphere cette rencontre a-t-elle lieu ?
-En quoi cette rencontre s'apparente-t-elle à une scene de théâtre ?
texte :
j'aimerai de l'aide pour ma lecture analytique sur "La princesse de cleves" Madame de Lafayette.
questions :
-Dans quel cadre et dans quelle atmosphere cette rencontre a-t-elle lieu ?
-En quoi cette rencontre s'apparente-t-elle à une scene de théâtre ?
texte :
Elle passa tout le jour des fiançailles chez elle à se parer, pour se trouver le soir au bal et au festin royal qui se faisait au Louvre. Lorsqu'elle arriva, l'on admira sa beauté et sa parure; le bal commença et, comme elle dansait avec M. de Guise, il se fit un assez grand bruit vers la porte de la salle, comme de quelqu'un qui entrait et à qui on faisait place. Mme de Clèves acheva de danser et, pendant qu'elle cherchait des yeux quelqu'un qu'elle avait dessein de prendre, le roi lui cria de prendre celui qui arrivait. Elle se tourna et vit un homme qu'elle crut d'abord ne pouvoir être que M. de Nemours, qui passait par-dessus quelques sièges pour arriver où l'on dansait. Ce prince était fait d'une sorte qu'il était difficile de n'être pas surprise de le voir quand on ne l'avait jamais vu, surtout ce soir-là, où le soin qu'il avait pris de se parer augmentait encore l'air brillant qui était dans sa personne; mais il était difficile aussi de voir Mme de Clèves pour la première fois sans avoir un grand étonnement.
M. de Nemours fut tellement surpris de sa beauté que, lorsqu'il fut proche d'elle, et qu'elle lui fit la révérence, il ne put s'empêcher de donner des marques de son admiration. Quand ils commencèrent à danser, il s'éleva dans la salle un murmure de louanges. Le roi et les reines se souvinrent qu'ils ne s'étaient jamais vus, et trouvèrent quelque chose de singulier de les voir danser ensemble sans se connaître. Ils les appelèrent quand ils eurent fini sans leur donner le loisir de parler à personne et leur demandèrent s'ils n'avaient pas bien envie de savoir qui ils étaient, et s'ils ne s'en doutaient point.
La réponse à la première est très évidente :
Elle passa tout le jour des fiançailles chez elle à se parer, pour se trouver le soir au bal et au festin royal qui se faisait au Louvre. Lorsqu'elle arriva, l'on admira sa beauté et sa parure; le bal commença et, comme elle dansait avec M. de Guise, il se fit un assez grand bruit vers la porte de la salle, comme de quelqu'un qui entrait et à qui on faisait place. Mme de Clèves acheva de danser et, pendant qu'elle cherchait des yeux quelqu'un qu'elle avait dessein de prendre, le roi lui cria de prendre celui qui arrivait
Elle passa tout le jour des fiançailles chez elle à se parer, pour se trouver le soir au bal et au festin royal qui se faisait au Louvre. Lorsqu'elle arriva, l'on admira sa beauté et sa parure; le bal commença et, comme elle dansait avec M. de Guise, il se fit un assez grand bruit vers la porte de la salle, comme de quelqu'un qui entrait et à qui on faisait place. Mme de Clèves acheva de danser et, pendant qu'elle cherchait des yeux quelqu'un qu'elle avait dessein de prendre, le roi lui cria de prendre celui qui arrivait
Bonsoir,
Je suis actuellement en train de lire la Princesse de Clèves (quelle joie!) mais il y a certaines choses que je ne comprends pas.
Je parle après la mort du Duc de Nevers Père.
Si j'ai compris, il y a trois frères:
- Le Duc de Nevers
- Le prince de Clèves
- Le chevalier de Guise
Cependant, pourquoi le second fils porte-t-il un titre plus honorifique que le premier? Et aussi, pourquoi le père ne consentait-il pas au mariage de l'un de ses fils avec Mlle de Chartres?
🙄
(Oui, ce n'est pas bien. Mais je vous aurai surement à l'usure 😀)
Je suis actuellement en train de lire la Princesse de Clèves (quelle joie!) mais il y a certaines choses que je ne comprends pas.
Je parle après la mort du Duc de Nevers Père.
Si j'ai compris, il y a trois frères:
- Le Duc de Nevers
- Le prince de Clèves
- Le chevalier de Guise
Cependant, pourquoi le second fils porte-t-il un titre plus honorifique que le premier? Et aussi, pourquoi le père ne consentait-il pas au mariage de l'un de ses fils avec Mlle de Chartres?
🙄
(Oui, ce n'est pas bien. Mais je vous aurai surement à l'usure 😀)
Bonsoir,
Je ne suis nullement spécialiste des titres nobiliaires, mais il est normal que chaque enfant porte un titre différent car un titre de noblesse est attaché au nom de la circonscription territoriale sur laquelle il s'exerçait (duché, comté, vicomté, baronnie, etc.) et que l'autorité qu'il représente ne saurait être partagée.
Il existe une hiérarchie des titres :
Duc
Marquis
Comte
Vicomte
Baron
Banneret
Seigneur
Chevalier
Le prince de Clèves est un personnage historique. Faut-il en déduire que la principauté de Clèves était hors du domaine royal, mais de petite taille comme actuellement Monaco ou Andorre ? En tout cas, ce prince a un rang inférieur à celui de son frère aîné.
Le Duc de Nevers s'oppose au mariage de son deuxième fils pour des raisons politiques semble-t-il.
Je ne suis nullement spécialiste des titres nobiliaires, mais il est normal que chaque enfant porte un titre différent car un titre de noblesse est attaché au nom de la circonscription territoriale sur laquelle il s'exerçait (duché, comté, vicomté, baronnie, etc.) et que l'autorité qu'il représente ne saurait être partagée.
Il existe une hiérarchie des titres :
Duc
Marquis
Comte
Vicomte
Baron
Banneret
Seigneur
Chevalier
Le prince de Clèves est un personnage historique. Faut-il en déduire que la principauté de Clèves était hors du domaine royal, mais de petite taille comme actuellement Monaco ou Andorre ? En tout cas, ce prince a un rang inférieur à celui de son frère aîné.
Le Duc de Nevers s'oppose au mariage de son deuxième fils pour des raisons politiques semble-t-il.
Clèves est effectivement en Allemagne, non loin de Cologne.
Et c'est à Clèves que bien plus tard, se réfugia Voltaire après avoir quitté sans tambours ni trompettes Potsdam et Frédéric II.
L'histoire des principautés du Saint Empire Romain Germanique est compliquée. Au moment où se déroule La Princesse de Clèves, l'Allemagne n'existait pas - et pas davantage la langue allemande - et on peut supposer que les habitants de Clèves parlaient la langue de la cour de France.
L'histoire des principautés du Saint Empire Romain Germanique est compliquée. Au moment où se déroule La Princesse de Clèves, l'Allemagne n'existait pas - et pas davantage la langue allemande - et on peut supposer que les habitants de Clèves parlaient la langue de la cour de France.
fandixhuit a écrit : Au moment où se déroule La Princesse de Clèves, l'Allemagne n'existait pas - et pas davantage la langue allemandeC'est un raccourci abusif, même si je crois comprendre que tu es prof d'allemand ! Bien sûr que l'Allemagne existait (dans la terminologie française), mais pas avec le sens qu'on lui donne aujourd'hui, et on parlait déjà de langue allemande, même si, à l'évidence la réalité linguistique et politique était plus dispersée qu'aujourd'hui. La même remarque serait d'ailleurs à faire sur l'Italie et l'italien.
J'ai aussi des doutes sur le français à la cour de Clèves sous Henri II. Par exemple, exactement à cette époque, Anne de Clèves, qui a épousé Henri VIII d'Angleterre, ne parlait que l'allemand.
Lamaneur,
Il s'agissait pour moi de situer le texte dans son contexte historique et géographique, avant tout pour les élèves, qui ne connaissent pas forcément la longue histoire de cette myriade de principautés germaniques L'Allemagne n'existait pas en tant que telle (à la différence de la France) et la langue allemande pas davantage, multipliée en d'innombrables dialectes (bien davantage qu'en France). Quand tu fais allusion à Anne de Clèves, je m'interroge sur "l'allemand" qu'elle utilisait…
Au moment où se déroule La Princesse de Clèves, la Prusse - à l'origine de l'unité allemande - n'avait pas encore émergé de ses brumes nordiques et Berlin n'était encore qu'un petit village sur les bords sablonneux de la Spree.
Ceci dit, je te remercie de ton intervention qui me permet de nuancer ma pensée d'une part, et de rectifier ton hypothèse d'autre part : j'ai enseigné la langue de Goethe 30 ans et la langue de Molière 10 ans. Je porte donc une double casquette.
Il s'agissait pour moi de situer le texte dans son contexte historique et géographique, avant tout pour les élèves, qui ne connaissent pas forcément la longue histoire de cette myriade de principautés germaniques L'Allemagne n'existait pas en tant que telle (à la différence de la France) et la langue allemande pas davantage, multipliée en d'innombrables dialectes (bien davantage qu'en France). Quand tu fais allusion à Anne de Clèves, je m'interroge sur "l'allemand" qu'elle utilisait…
Au moment où se déroule La Princesse de Clèves, la Prusse - à l'origine de l'unité allemande - n'avait pas encore émergé de ses brumes nordiques et Berlin n'était encore qu'un petit village sur les bords sablonneux de la Spree.
Ceci dit, je te remercie de ton intervention qui me permet de nuancer ma pensée d'une part, et de rectifier ton hypothèse d'autre part : j'ai enseigné la langue de Goethe 30 ans et la langue de Molière 10 ans. Je porte donc une double casquette.
Bonjour, j'ai une question par rapport au roman La princesse de Clèves.
Peut-on dire que ce roman respecte la règle de la bienséance s'il vous plait?
Peut-on dire que ce roman respecte la règle de la bienséance s'il vous plait?
J'espère que ma réponse va t'aider, ou du moins partiellement. J'ai eu l'occasion d'étudier quelques extraits mais n'ai pas encore pris le temps de le lire intégralement.
Tout le long du roman, l'image de la princesse de Clèves véhicule la vertu, à laquelle elle ne dérogera jamais bien qu'elle soit attirée par un autre que son mari et lui restera fidèle même après sa mort. Donc, jamais Mme de La Fayette ne va montrer un personnage libertin et des obscénités qui seraient à même de choquer le lecteur. Au contraire, elle va permettre de répandre un exemple à suivre à toutes les femmes de l'époque pour les inciter à le suivre. Après vient le problème des effusions d'hémoglobine qui pourraient également choquer, seulement je ne crois pas qu'il y en ait d'impliquées dans le roman.
Selon moi, La princesse de Clèves respecte en effet la règle de bienséance.
Tout le long du roman, l'image de la princesse de Clèves véhicule la vertu, à laquelle elle ne dérogera jamais bien qu'elle soit attirée par un autre que son mari et lui restera fidèle même après sa mort. Donc, jamais Mme de La Fayette ne va montrer un personnage libertin et des obscénités qui seraient à même de choquer le lecteur. Au contraire, elle va permettre de répandre un exemple à suivre à toutes les femmes de l'époque pour les inciter à le suivre. Après vient le problème des effusions d'hémoglobine qui pourraient également choquer, seulement je ne crois pas qu'il y en ait d'impliquées dans le roman.
Selon moi, La princesse de Clèves respecte en effet la règle de bienséance.