Mauriac, Le Baiser au lépreux - Incipit

Entraide scolaire

12 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour,

Je suis en train de travailler sur l'incipit du "Baiser au lépreux" de François Mauriac. Je dois trouver un plan afin de rédiger un commentaire.

Cependant je ne trouve pas les grands axes, j'ai simplement remarqué qu'il s'agissait d'un incipit in medias res, mais cela ne peut pas constituer une seule partie. J'ai l'impression que les personnage principal souffre de sa laideur, mais je ne vois pas comment inclure cette idée dans les axes.

Lien vers le texte :d) https://archive.org/stream/lebaiseraulpreux00maur/lebaiseraulpreux00maur_djvu.txt (de "Jean Péloueyre" à "vacances")

J'aurais besoin d'un peu d'aide afin de trouver les deux grands axes..

D'avance merci ! 🙂
Conseil maintes et maintes fois répété en ces lieux : ne cherchez pas d'emblée vos axes, commencez par l'analyse du texte.
Faites toutes les remarques possibles et ensuite regroupez-les : ce regroupement vous donnera vos axes.
Bonjour tout le monde je suis en première ES
J'aurai besoin d'aide sur la rédaction d'un commentaire de texte . J'ai commencé par identifier les différents procédés d'écriture et par analyser le texte en le lisant plusieurs fois. J'ai besoin d'aide '' s'il vous plait ??; la seule problématique que j'ai trouvé c'est " comment le lecteur s'identifie au personnage principal ?"
Le texte c'est l'incipit de François Mauriac >>> Le Baiser au LÉPREUX .. je vais vous mettre le texte en dessous
François Mauriac, Le Baiser au lépreux (1922).

[Il s'agit du début du roman. Le décor est celui d'un petit village des Landes écrasé par la chaleur estivale. Jean Péloueyre souffre de sa laideur, qui l'isole des autres et dont il est douloureusement complexé, jusqu'à l'obsession torturante.]

Jean Péloueyre, étendu sur son lit, ouvrit les yeux. Les cigales autour de la maison crépitaient. Comme un liquide métal, la lumière coulait à travers les persiennes. Jean Péloueyre, la bouche amère, se leva. Il était si petit que la glace du trumeau1 refléta sa pauvre mine, ses joues creuses, un nez long, au bout pointu, rouge et comme usé, pareil à ces sucres d’orge qu’amincissent, en les suçant, de patients petits garçons. Les cheveux ras s’avançaient en angle aigu sur son front déjà ridé : une grimace découvrit ses gencives, des dents mauvaises. Bien que jamais il ne se fût tant haï, il s’adressa à lui-même de pitoyables paroles : « Sors, promène-toi, pauvre Jean Péloueyre ! » et il caressait de la main une mâchoire mal rasée. Mais comment sortir sans éveiller son père ? Entre une heure et quatre heures, M. Jérôme Péloueyre exigeait un silence solennel : ce temps sacré de son repos l’aidait à ne pas mourir de nocturnes insomnies. Sa sieste engourdissait la maison : pas une porte ne devait se fermer ni s’ouvrir, pas une parole ni un éternuement troubler le prodigieux silence à quoi, après dix ans de supplications et de plaintes, il avait dressé Jean, les domestiques, les passants eux-mêmes accoutumés, sous ses fenêtres, à baisser la voix. Les carrioles évitaient, par un détour, de rouler devant sa porte. En dépit de cette complicité autour de son sommeil, à peine éveillé, M, Jérôme en accusait un choc d’assiettes, un aboi, une toux. Etait-il persuadé qu’un absolu silence lui eût assuré un repos sans fin relié à la mort comme à l’Océan un fleuve ? Toujours mal réveillé et grelottant même durant la canicule, il s’asseyait avec un livre près du feu de la cuisine. Son crâne chauve reflétait la flamme. Cadette vaquait à ses sauces sans prêter au maître plus d’attention qu’aux jambons des solives2. Lui, au contraire, observait la vieille paysanne, admirant que, née sous Louis-Philippe, des révolutions, des guerres, de tant d’histoire, elle n’eût rien connu, hors le cochon qu’elle nourrissait et dont la mort, à chaque Noël, humectait de chiches3 larmes ses yeux chassieux4.
En dépit de la sieste paternelle, la fournaise extérieure attira Jean Péloueyre; d’abord elle l’assurait d’une solitude : au long de la mince ligne d’ombre des maisons, il glisserait sans qu’aucun rire fusât des seuils où les filles cousent. Sa fuite misérable suscitait la moquerie des femmes ; mais elles dorment encore environ la deuxième heure après midi, suantes et geignantes à cause des mouches. Il ouvrit, sans qu’elle grinçât, la porte huilée, traversa le vestibule où les placards déversent leur odeur de confitures et de moisissure, la cuisine ses relents de graisse. Ses espadrilles, on eût dit qu’elles ajoutaient au silence. Il décrocha sous une tête de sanglier son calibre connu de toutes les pies5 du canton : Jean Péloueyre était un ennemi juré des pies.
Pour préparer ton travail, pose les questions habituelles pour analyser l'incipit d'un roman :
QUI ?
Où ? Quand ?
Quoi ? et les interrogations du lecteur.

Tu verras ainsi les dominantes privilégiées par l'auteur.
Merci Floreale ! Moi pour l'instant j'ai dit que : - le lecteur découvre le personnage a travers un portrait plus ou moins précis, on a un portrait physique détaillé de Jean peloueyre a travers son reflet dans un miroir qui lui revoie une image cruelle de son apparence soulignée sans aucune complaisance du narrateur omniscient qui relaie la conscience du personnage
Le portrait du personnage va bien au-delà du physique ingrat.

Repère comment le personnage est désigné.
Observe son comportement, la tyrannie qu'il exerce
(M. Jérôme Péloueyre exigeait …)
florealefloreale >> Chaque fôis qu'il est evoqué a la 3 e personne) on le décrit de manière péjorative suivi d'action
J'ai aussi remarqué qu'il a y a BCP d'interrogation de comparaison. Et des discours directs… :/
C'est une analyse, crayon en main, qu'il faut mener pour lister le lexique, les tournures de phrases, le type de discours, les figures de style … Une fois le repérage fait, tu verras des dominantes et tu t'interrogeras sur l'effet produit sur le lecteur dans cet incipit.
Rebonjour floreale

Quel problématique pouvez-vous me conseiller ?
J'ai pensé a: comment le personnage principal est t il introduit dans ce texte mais c'est trop simple
Il faudrait que tu trouves toi-même le problème posé par cet incipit et si la problématique est pertinente, les axes du développement qui y répondent viendront facilement.

Personnellement, je m'interrogerais en tant que lecteur sur mon ressenti.

Un incipit entre répulsion et attraction.

I. Un personnage antipathique

II. Une atmosphère étouffante

III. Un lecteur dubitatif
floreale a écrit :
Un incipit entre répulsion et attraction.
je n'ai pas compris ce titre ?
J'ai essayé de noter toutes les choses que j'ai remarqué : -le peronnage est presente dans ses relations avec les autres>>>on comprends que jean peloueyre est sous la tutelle d'un pere autoritaire et acariâtre
-l'évocation de quelques détails du mobilier suffisent à définir le cadre réaliste d'une maison bourgeoise
- le fait majeur évoqué est la solitude de Jean et le fait d'être mal à l'aise dans l'existence
Cela attire d'emblée la compassion du lecteur
bonsoir tout le monde
je suis en première ES
En fait,je dois faire une écriture d'invention basé sur l'incipit de François Mauriac "Le Baiser au Lépreux" 😞 :/ :/
s'il vous plait pouvez vous me guider 😐 :/
globalement je sais clairement ce que je dois dire dans la lettre mais j'ai besoin d'aide sur la partie ou je dois introduire le moment ou le père , Jérôme découvre le journal intime de jean Peloueyre
voici le sujet
"Sujet : A son réveil, Monsieur Jérôme, le père de Jean Péloueyre, se rend dans la chambre de son fils et découvre le journal que Jean tient depuis son enfance. Un passage retient son attention : Jean, être exclu par sa laideur, raconte et analyse un épisode douloureux de sa vie. Vous rédigerez cet extrait de journal et ferez part des réactions du père à cette lecture (minimum 70 lignes).
N.B. : vous ne signerez pas cette lettre. "