Peut-on ne pas valider la khâgne ?
10 réponses
Bonsoir,
Je suis actuellement en khâgne. Je suis d'une nature déjà très angoissée, et il se trouve que je suis tombée sur des professeurs (pas tous bien sûr!) qui aiment particulièrement entretenir cette peur, croyant nous faire avancer ainsi. N'étant pas dans une classe très motivée par l'ENS (sauf les khûbes), les professeurs doivent trouver un autre moyen de pression. Et leur préféré c'est "non seulement vous n'aurez pas l'ENS mais en plus certain d'entre vous n'aurons pas leurs équivalences !!". Et on nous répète cela encore et encore, du style "votre classe est la pire qu'on ait eu…"
J'ai deux questions. La première est : je suis dans la première moitié de ma classe. Les profs me menacent car j'ai deux moyennes à environs 5. Mais j'ai 13,8 de moyenne dans ma spé, et une moyenne générale de 9 et quelques. Je pense être remontée dans l'une des deux matières pour le second semestre mais ce dernier n'est pas fini…
La seconde question c'est : si on n'obtient pas ses équivalences, peut-on quand même considérer que l'on a pas échoué et peut-on l'inscrire sur le CV, ou est-ce que l'absence d'équivalence entraine de facto une négation administrative de cette année de khâgne ?
J'ai essayé d'interroger les profs mais ils semblent vouloir nous maintenir dans le flou…
Ces questions me paralysent et m'empêchent de continuer sereinement cette dernière ligne droite.
Merci d'avance 🙂
Salut Yohr!
Aaaah la pression en khâgne <3
Alors oui, c'est possible de ne pas avoir ses équivalences en fin de khâgne si tu as une moyenne beaucoup trop basse, c'est arrivé à une amie l'an dernier. Du coup tu n'as pas tes 60 ETCS (ils peuvent t'en donner que 30 par exemple, wtf mais bon). Si tu n'as pas assez bossé et que ça se voit, ça peut arriver. Mais mais mais, c'est arrivé à un autre ami d'avoir des moyennes scandaleuses dans certaines matières (parce qu'il ne travaillait pas 😜) mais de roxxer du poney dans sa spé, d'autres matières et ainsi relever sa moyenne générale. Dans ces cas là, il vaut mieux avoir l'appui de son prof de spé en fin d'année pour qu'il appuie la validation de tes équivalences lors du conseil de classe .. 😜
Concernant le CV: les recruteurs ne vont pas voir le nombre de tes ETCS, mais ton parcours. Tu n'as pas fait une année dans le vide, donc la khâgne ça se marque sur un CV. C'est pas comme si tu disais que tu avais ta licence par exemple, alors qu'il te manque tes 60 crédits pour la valider, là c'est autre chose.
Keep cool pour le concours et bon courage 😉
Merci ! Un message chaleureux, voila ce dont j'avais besoin !!
Ce qui est frustrant c'est que j'avais un très bon classement l'année dernière. Mais cette année, l'angoisse me paralyse et m’empêche d'avancer, c'est loin d'être juste du "bon stress", j'ai carrément chuté.
Du coup j'appréhende les concours blancs.
Une autre question, j'aimerais me réorienter l'année prochaine en psycho. Puis-je valider mes 60 ECTS en spé lettres même si je n'y vais pas l'année prochaine ? (afin d'aller en L3 Lettres si jamais la psycho ne me plait finalement pas)
Merci en tout cas !!! 🙂
Mh tu stress par rapport à tes résultats et l'année prochaine ou c'est le stress général de la khâgne?
Parce que justement si tu gères tes concours blancs, en améliorant ou en maintenant tes notes, ça peut porter ses fruits sur les résultats finaux 🙂 (je parle pas du concours, c'est un autre niveau 😂 )
Oulaaah pour les ECTS je ne sais pas ce qu'il en est de ton université, mais c'est souvent assez épique à gérer 😜
Tu peux bien sûr valider tes ECTS en lettres si c'est ta spé même si tu changes de parcours par la suite, puisqu'il faut bien valider quelque chose 🙂 je suppose que ça fonctionne sans problème pou rebasculer ensuite depuis la psycho puisque tu auras suivi des cours en rapport avec la licence lettres.. Demandes à ta fac ( 😂 😂 😂 pardon.)
En général les professeurs ne laissent pas passer en khâgne les étudiants dont le travail n'est ni assez solide ni assez régulier : autant j'ai vu une étudiante avoir des démêlées pour obtenir ses crédits en fin d'hypokhâgne (et elle n'avait vraiment pas bossé sérieusement) autant en khâgne jamais vu pour ma part.
Les profs de prépa ont l'habitude de faire peur, ils pensent que cela "booste" les étudiants mais pour certain ça peut avoir l'effet inverse : le découragement. Aussi n'écoute pas trop et persévère, ta moyenne générale et tes notes de spé valent leurs équivalences! Et si tu décroches une sous-admissibilité, tu pourras faire un pied de nez à tes profs 🙂
Merci 🙂
C'est vrai que mi-février n'est pas une période facile en khâgne, et ce n'est pas du côté des profs qu'on peut trouver du réconfort !
Aller faut tenir jusqu'au bout :/
Avez-vous pu constater les effets positifs de la prépa dans la suite de vos études ?
Allez courage c'est bientôt fini 🙂
Gros effet positif de la khâgne, c'est la culture littéraire que ça t'apporte. Même si beaucoup ont déjà lu les indispensables avant même l'hypokhâgne, tu approfondis non seulement les auteurs, mais aussi la réflexion autour d'eux ( en fait surtout en histoire, le théâtre, tout ça). Et le deuxième point justement: avec les khôlles, ça devient plus facile de plonger dans des bouquins spécialisés que l'on aurait pas forcément ouvert avant, par manque de connaissances ou par préjugé 🙂
(et n'oublions pas l'aptitude au fichage, la khâgne apporte un bonus +30 à "vélocité du plume" et +50 en "sélectionner les infos importantes, pratique pour les exercices de synthèse, les révisions etc)
Soyons honnêtes, khâgne sur un CV quand tu cherches un stage ou un job étudiant dans le domaine littéraire (je pense à la rédaction par exemple) ça peut aider puisque tu n'as pas besoin de prouver ta maitrise de la syntaxe et de l'orthographe (enfin normalement 😜 )
Il y a aussi des effets négatifs quand tu sors du système prépa-école pour basculer vers la fac mais c'est une autre histoire..
C'est dingue, quand je fais des recherches sur le net (oui par procrastination….) pour tenter de me rassurer, j'ai l'impression que les khâgneux ne visant pas l'ENS sont nuls, n'ont pas d'avenir…
Je dois dire que que je suis en plein concours blanc et je ne bosse presque pas, je n'ai plus de motivation, je me dis que le minimum suffira, je veux juste finir l'année pour ne pas avoir fait tout ça pour rien.
Suis-je la seule ? Je n'ai pas nécessairement envie d'être un puits de sciences, j'aspire seulement à penser par moi-même et à faire preuve de qualités humaines et de recul.
Je pense que la prépa infantilise et qu'une fois en fac, je pourrais faire mes propres expériences et enfin me motiver. J'imagine que le système ne convient pas à tout le monde, et je pense qu'on peut trèèèès bien réussir en fac. Bref c'est comme si les élèves de prépa perpétuaient la tradition des profs !! : cet idéal d'érudition qu'ils présentent comme la clé de la réussite d'une vie.
J'en ai marre d'être culpabilisée et de ne pouvoir prendre aucun recul vu que la prépa envahit chaque parties de la vie de ses élèves. En attendant, je me traîne et je déteste ça, mais la prépa a pompé toute mon énergie.
C'est assez courant comme impression. Personnellement, j'ai eu celle inverse : j'étais dynamique en prépa et je me suis enlisé pendant les années de fac -parce qu'il n'y a plus d'émulation, parce que j'étais fatigué, parce que, parce que-. Cela dit, je pense que ça tenait aux séquelles de la prépa tout autant qu'à la fac elle-même… Je suppose aussi que cela varie selon les personnes et les caractères.
Cela dit, il y a un avenir sans l'ENS. L'ENS simplifie la vie -pour tout un tas de raisons-, mais n'est ni nécessaire, ni suffisante.
Je pense donc qu'il faut dédramatiser la situation, éviter la culpabilité, et se mettre au travail sans que cela ne devienne une souffrance de tous les instants. 🙂
C'est normal de ressentir cela en effet, parce qu'il y a une telle exigence intellectuelle que, dans le vase clos de la prépa, ne pas être à la hauteur des attentes des profs ou du niveau de certaines tête de classe prend une dimension exagérée. Je l'ai ressenti aussi, surtout en hypokhâgne, face à la qualité de réflexion dont certains étaient capable.
Le truc à te dire c'est qu'il n'y a pas que l'ENS dans la vie 😉 (sinon, pourquoi tous les concours de la BEL ? 😉), et qu’atterrir à la fac n'est pas une honte absolue (contrairement à ce que pensent certains profs), heureusement pour ceux qui y sont! Si tu as un autre projet d'étude, un but, un métier en ligne de mire, ça peut t'aider à faire passer ces derniers mois de prépa plus sereinement, car bûcher sans objectif en effet c'est démoralisant et absurde. Profites au maximum de ce que tu peux (et veux 😉) apprendre, sans te prendre la tête sur l'ENS ou tes résultats. Tu as bientôt fini l'année, il s'agit juste de prendre ton mal en patience encore quelques semaines^^ Projettes-toi dans l'après-prépa, dans des activités autres, le temps te paraîtra moins long.
"Bref c'est comme si les élèves de prépa perpétuaient la tradition des profs !! : cet idéal d'érudition qu'ils présentent comme la clé de la réussite d'une vie."
c'est un très bel idéal, mais comme tu dis, extrêmement élitiste. N'empêche que le gars qui sait Kant sur le bout des doigts peut quand même se retrouver à bosser à la chaîne ou au Macdo pour se payer ses études ou quoi que ce soit d'autre ou finir au chômage. (sans vouloir être pessimiste 😜)