Salut,
Actuellement en première L, je dois rendre un sujet d'invention sur : Quelles sont les limites de la poésie ?
J'ai trouvé pas mal d'arguments sur les poésies engagées, sur le fait que grand nombre de poètes expriment leurs idées sans forcément les appliquer. Peut etre sont elles une forme de propagande par les poètes corrompus? Y a t il un risque d'influence sur les lecteurs? De plus, la poésie est un texte long.. ( contrainte ou non ? ). Pour finir, toutes les poésies ne s'adaptent pas à tous les moments, contrairement au roman, par exemple, qui, etant souvent une histoire fictive, crée son propre cadre permet aux lecteur de s'y croire à n'importe quel moment dans n'importe quel contexte.
Vos idées sont les bienvenues, j'avoue que je sèche un peu là.. :/
Bonjour.
Ton sujet n'est pas "les limites de la poésie engagée", mais les limites de la poésie en général, quel que soit le genre de poésie.
La poésie est un texte long ? Pas forcément.
Il existe des poésies très brèves.
Un roman ou une nouvelle sont en général bien plus longs que la plupart des poésies.
Et qu'est-ce qui empêche une poésie de faire en sorte que le lecteur "s'y croie" ?
Je ne vois pas pourquoi tu l'opposes à la fiction romanesque.
Rien n'est jamais fictif dans la poésie ?
Bonjour. Beau sujet déjà bien traité.
-Qui va définir dans l'histoire, des règles poétiques ?
-Pourquoi faudrait-il que la poésie ait des limites ?
-Limites stylistiques : à une époque donnée, un texte satisfait aux critères académiques de l'art poétique, critères hérités des Anciens, différents selon les temps, les cultures, ex. des poètes de la Pléiade (et parmi eux les innovations vont fleurir), XVIIe s.et plus tard Rimbaud, Apollinaire.. poètes contemporains, le Haïku japonais… constat de la pluralité de règles poétiques.
-Limites que se donne le poète : le sonnet ? quel beau cadre contraignant pour mieux s'en évader (comment ? A quelles fins ?..).(déjà Ronsard, Du Bellay, ..Baudelaire… Voir du côté du genre -sonnet-.
-Le poète doit-il satisfaire aux lois du genre ? A quelles fins politiques (chanter les rois ? Les puissants ? Plaire. (Rôle et condition du poète.). Satisfaire aux lois d'un ordre établi et de conventions très codifiées à travers l'écriture poétique, mais aussi de l'esthétique en général (cf au XVIIe siècle). A travers l'histoire, de quelle liberté jouit le poète (et l'artiste en général -à ce propos le sort des peintres, musiciens reste intéressant à étudier, transformés en domestiques par les princes-pendant longtemps, ..Molière.. Michel-Ange..Mozart..quelle indépendance pour créer..).
-Et pourquoi s'en tenir à la forme poétique stricto sensu. Voir du côté de la prose poétique dans le roman (ex chez Rousseau," Les Confessions", Livre 1 , ou " Les Rêveries …" ou chez Balzac, Flaubert.. Et l'écriture qui cherche à s'évader du carcan des règles stylistiques.
-Faire éclater les règles poétiques. De tout temps. De manière spectaculaire et récurrente les écrivains ont cherché à outrepasser ces codes, Hugo.. Verlaine..les Romantiques, surréalistes, le futurisme italien.. en parallèle avec les autres formes artistiques..
…Tout est permis. La liberté créatrice : tout dire selon toutes les formes.
Donner des limites à la poésie, à l'art en général, ne conduit-il pas à imposer des critères de goût, de beauté, ouvrant la voie aux totalitarismes (tel auteur ne valorise pas mon systême de valeurs, n'exalte pas la force, le travail, la collectivité, la patrie… bon pour le bûcher.. la censure..)…
…quelques idées complémentaires…
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